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Brooklyn Boy

Le dimanche 10 octobre 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Comédie des Champs-Elysées - 15, avenue Montaigne 75008 Paris - Métro Alma Marceau
Dates : du 17 septembre 2004 au 30 avril 2005
Horaires : du Mardi au Samedi à 20h30, le Dimanche à 15h30. Matinée le Samedi à 16h30.
Tarifs : de 42 ? à 16?
Informations supplémentaires : 01 53 23 99 19

Comédie dramatique de Donald Margulies
Adaptation et mise en scène de Michel Fagadau
Scénographie et costumes de Florica Malureanu

Avec Stéphane Freiss, Serge Kribus, Stéphanie Fagadau, Aissa Maiga, Stéphane Roux-Weiss, Smadi Wolfman et Maurice Chevit.

Après le triomphe parisien de Dîner entre amis (avec Catherine Frot), la dernière pièce du dramaturge américain Donald Margulies, Brooklyn Boy, nous offre l’originalité d’être créée à Paris avant même d’arriver à New York (la création à Broadway étant prévue en janvier 2005).

Dans Brooklyn Boy, Eric, écrivain issu de Brooklyn, après plusieurs modestes essais, vient de réaliser un « best-seller » sur son enfance dans ce quartier populaire de New York : ses amis d’école, ses racines juives qu’il tente d’ignorer, le poids de son éducation… Le succès du livre est retentissant et bientôt, les répercusssions inévitables se produisent : frustration ou jalousie inavouées des proches, tentations d’Hollywood et remise en question personnelle…

Margulies, juif américain né à Brooklyn, dramaturge à succès mais aussi scénariste pour Hollywood, sait certainement de quoi il parle lorsqu’il évoque l’univers de cet homme partagé entre son désir de reconnaissance et la difficulté d’assumer le succès, son déni des racines juives dans lesquelles il a grandi et son attachement non assumé à ce folklore… En six scènes, Margulies évoque les différents dilemmes de cet homme qui à travers ses rencontres forcées (son père mourant, une productrice hollywoodienne) ou fortuites (un ami d’enfance, une fan séduite) va peu à peu retrouver une sérénité intérieure.

L’ensemble est plaisant et les dialogues ne manquent pas de justesse. On n’évite cependant pas quelques clichés (la scène à Hollywood est drôle et efficace mais attendue) et quelques longueurs. Il aurait sans doute été plus fort de moins tourner autour du pot (le succès, ses conséquences) pour plus se concentrer sur le coeur de la pièce (le dialogue père-fils, le désir de laisser quelque chose derrière soi après sa mort). Brooklyn Boy distille néanmoins un charme certain, teinté de nostalgie et de génrosité.

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