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Canada – Un jour, un jour (Critique)

Le jeudi 6 juillet 2017 à 15 h 42 min | Par | Rubrique : Canada, Critique

Lieu : Casino de Montréal - 1, ave du Casino, Montréal (Québec) H3C 4W7
Dates : Les 5, 6, 12, 13, 19, 20, 26 et 27 juillet 2017 et les 2, 3, 9, 10, 16, 17, 23 et 24 août 2017
Horaires : 13h30
Tarifs : À partir de 30,00 $ TTC
Informations supplémentaires : 75 minutes sans entracte - Accès réservé aux personnes de 18 ans et plus - Billets : 1 -855 -790-1245

Nanette Workman et David Latulippe dans la revue musicale Un jour, un jour © Daniel Daignault

Metteur en scène : Richard Massicotte

Distribution :
Nanette Workman, Treecy McNeil, David Latulippe, Marianne Mathieu, Don Campbell.

En 67, c’était l’année de l’Expo. En 2017, nous célébrons le 50e anniversaire de cet événement déterminant dans l’histoire de Montréal et du Québec. L’Expo 67 a permis au Québec de s’ouvrir sur le monde. Montréal a alors convié la planète à une fête sans précédent, qui aura duré six mois.

Des pavillons de tous les pays ont été construits sur l’île Sainte-Hélène et sur une île sortie de notre tête : l’île Notre-Dame.

Notre avis :
« Un jour, un jour », c’est le titre de la chanson officielle de l’Expo universelle de 1967. C’est aussi le nom de la nouvelle revue du Cabaret du Casino de Montréal ! Cette revue musicale célèbre en 50 chansons – toutes de 1967 – le 50e anniversaire de l’événement international qui s’est tenu à Montréal du 28 avril au 29 octobre 1967.

Naturellement, la revue débute avec l’hymne « Un jour, un jour » interprété en choeur par les cinq chanteurs de la troupe, les cinq musiciens et les quatre danseurs qui prennent possession de la scène durant les 75 minutes du spectacle. Le spectacle se scinde en différents segments : les succès français, les Beatles, les succès québécois, les « hits » américains et britanniques, la « pop music » et enfin la « soul music ».

Comme souvent dans le cas d’une revue musicale, la scène est dépourvue de décor mais profite d’un bel éclairage et de nombreuses projections : pochettes de 33 tours, images « psychédéliques » et photos de l’Exposition. Bien entendu, ces références plaisent au public nostalgique, majoritairement issu du 3e âge. De fait, cette revue est présentée en journée. On saluera par ailleurs le magnifique travail réalisé sur les costumes des danseurs et des chanteuses, variant à chaque épisode du spectacle.

La présence éphémère de la grande Nanette Workman sur la scène est très appréciée du public et chacune de ses apparitions est une fête ! Elle nous offre notamment l’un de ses succès de 1967, « Petit Homme », en duo avec David Latulippe, une interprétation costaude de « Chain of Fools » et « Fleurs d’amour et d’amitié », un succès de Johnny Hallyday, dont elle avait été la choriste en 1971 !

On retrouve David Latulippe, artiste au talent immense. Son aisance et sa voix fluide se prêtent allègrement à ce genre de revue. Il peut passer d’une ballade de Claude François – « Comme d’habitude » – à du rock sur « Ruby Tuesday » des Rolling Stones, en passant par « Soul Man » en duo avec Don Campbell. Son acolyte Don est, quant à lui, en pleine possession de ses moyens lors des numéros de soul justement. En effet, sa voix se prête à merveille aux titres tels que « Sweet Soul Music » ou « I Was Made To Love Her » de Steevie Wonder. Même chose pour la jeune Treecy McNeil, qui a une voix faite pour la pop, comme le prouvent ses interprétations des succès de Lulu « To Sir With Love », ou de Nancy Sinatra , »Something Stupid ». Une vraie révélation d’Un jour, un jour est l’incomparable Marianne Mathieu qui offre au public des interprétations sublimes de « La dernière valse », « C’est ma chanson » sans oublier « Pata Pata ». Mais la cerise sur le sundae arrive à la fin lorsqu’elle donne de la voix sur les succès d’Aretha Franklin, « Respect » et « You Make me Feel Like A Natural Woman ».

Si vous avez la fibre nostalgique ou une envie folle de découvrir ce que vos parents écoutaient à cette époque, ne manquez pas Un jour, un jour qui vous fera passer un agréable moment. De plus, Le Cabaret du Casino est situé sur le site-même où avait eu lieu l’Expo 67, soit le pavillon du Québec adjacent au pavillon de la France (Le Casino) !

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