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Carmen – Carmen est enfant de Bizet

Le vendredi 4 février 2000 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Bizet ©DR

Bizet ©DR

Opéra en quatre actes de Georges Bizet (musique) sur un livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy d’après la nouvelle de Prosper Mérimée.

Création le 3 mars 1875, à l’Opéra-Comique.

Principaux airs
Habanera : « L’amour est un oiseau rebelle » – Séguedille : « Près des remparts de Séville » – Chanson : « Les tringles des sistres tintaient » – Couplet : « Votre toast » – « La fleur que tu m’avais jetée »…

Synopsis
A Séville au début du siècle dernier, la jeune paysanne Micaëla recherche son amoureux, le brigadier Don José. Pendant la relève de la garde, un groupe de femmes sort de la fabrique de cigares. L’une d’elles, Carmen, tente d’attirer l’attention de Don José qui joue en vain les indifférents. Peu après, la belle gitane est arrêtée après une altercation et on la confie à Don José. Ensorcelé, il la laisse s’échapper ce qui lui vaut deux mois de prison.

A sa sortie, il essaie de rejoindre Carmen qui tourne désormais autour du matador Escamillo. Il la retrouve dans une taverne où son supérieur le surprend. Don José le désarme et n’a plus d’autre choix que de fuir dans les montagnes avec Carmen.

Au fur et à mesure des semaines, la belle gitane supporte de moins en moins la jalousie maladive de son amant. Arrive Escamillo. Un combat s’engage entre les deux prétendants mais il est interrompu. Micaëla vient prévenir Don José que sa mère est mourante. Ils repartent tous les deux.

Carmen est désormais aux côtés du matador. Don José arrive et la supplie de lui revenir. Mais la bohémienne ne lui montre plus que du mépris et le rejette. Alors que la foule acclame Escamillo, Don José, désespéré, se jette sur Carmen et la poignarde.

Le thème
Ce récit passionné est un hymne à l’amour et à la liberté… deux caractéristiques du personnage principal. Bohémienne qui revendique haut et fort son goût pour la liberté et l’amour sans contrainte, Carmen est le symbole parfait de la femme fatale, indomptable et envoûtante. Elle appartient sans conteste à ces héroïnes subversives qui mènent leur vie comme elles l’entendent, par-delà les conventions sociales et morales.

L’histoire derrière l’histoire
En prenant pour héroïne la belle bohémienne du récit de Prosper Mérimée (1845), Meilhac et Halévy, co-auteurs des plus grands succès d’Offenbach, risquaient, sans aucun doute, de heurter un public « puritain ». Même avec l’introduction de personnages secondaires comme la douce Micaëla pour adoucir le personnage de Carmen, les censeurs jugent l’oeuvre indécente.
L’air d’Escamillo « Toréador, prends garde » est devenu si célèbre que ce mot est entré improprement dans la langue. En fait, le terme correct est matador ou torero mais grâce à Carmen, tout le monde comprend désormais le sens de « toréador » !
Georges Bizet n’aura finalement jamais connu le succès : il meurt en 1875, au soir de la trente et unième représentation sans se douter que, plus d’un siècle plus tard, Carmen est non seulement l’oeuvre la plus populaire du répertoire français mais aussi l’opéra le plus joué au monde !

Version de référence

Parmi des dizaines d’enregistrements, on pourra conseiller par exemple l’excellente version dirigée par Claudio Abbado avec Teresa Berganza et Placido Domingo (Deutsche Grammophon)

Carmen, c’est aussi l’une des plus grandes réussites du film d’opéra : on peut donc tout à fait légitimement la découvrir en vidéo, dans la version de Francesco Rosi (1984) avec Julia Migenes, Placido Domingo et Ruggero Raimondi.

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