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Cathy Sabroux et Jacky Azencott – « Diva », trois semaines de moments forts

Le mardi 1 juillet 2008 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Diva, du 16 mai au 8 juin 2008 ©DR

Diva, du 16 mai au 8 juin 2008 ©DR

Quelques semaines après la clôture de « Diva », dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?
Cathy Sabroux et Jacky Azencott : Epuisés mais très heureux car cette première édition – un vrai pari – a été une réussite. Pas question de souffler. Le travail qui reste à faire avec l’équipe pour « Diva » est tout aussi important : films, photos, presse, écrits, contacts, partenariats, site… Il faut maintenant ordonner, structurer tout ça et préparer la saison qui vient. C’est un été musical et studieux puisque nous serons en Avignon avec « Musiques en Festivals » à la Mirande. Mais nous vous réservons une belle surprise au début de l’automne avec une grande fête pour le bilan de « Diva »…

Pouvez-vous d’ores et déjà dresser un premier bilan pour cette première édition ?
Très positif : 28 spectacles ont été proposés au Théâtre de l’Epée de Bois, dans deux salles différentes… dont les trois quarts ont fait salle comble… Malgré un mois de mai peu ensoleillé et la géographie parisienne qui fait paraître la Cartoucherie très lointaine à certains (n’est-ce pas Yvonne ?), plus de 5 000 spectateurs en ont trouvé le chemin : un beau chiffre qui a dépassé nos pronostics. C’est un signe extrêmement fort que les artistes de « Diva » aient pu mobiliser autant de passionnés et de curieux. Au delà du succès public, beaucoup ont fait part du plaisir pris à la qualité particulière de chaque soirée, à la proximité entre artistes et public, aux rencontres détendues avec d’autres professionnels, à parler ensemble, dans une atmosphère de fête… De nombreux artistes ont découvert le Théâtre de l’Epée de Bois, qui y a trouvé une partie de sa programmation de 2009.
Et surtout, « Diva » a été une vraie respiration, a offert une disponibilité réelle aux idées et à l’envie de partage. Dans un contexte où la compétition et la pression sont constantes, c’est extrêmement précieux. La presse aussi a commencé à envisager le théâtre musical comme un genre à part entière, quelques articles en ont témoigné, notamment dans Télérama, Le Parisien ou Le Nouvel Observateur. Ce n’est qu’un début mais il est très prometteur…

Pour vous, quels ont été les moments forts de cet événement ?
La préparation de « Diva » a été passionnante et difficile : nous avons eu de gros enjeux techniques à surmonter compte tenu de la configuration, que seuls des gens d’expérience, ayant l’habitude de s’adapter aux différents espaces, pouvaient résoudre. Sans une excellente équipe technique, c’était impossible. C’est un très beau lieu, mais l’adapter à des spectacles exigeants techniquement a été une vraie gageure.

Difficile de sélectionner particulièrement un événement : chaque spectacle a été un moment très fort, bien évidemment pour les nombreuses créations (près de la moitié) mais aussi pour les autres, des moments exceptionnels. Entre les cartes blanches et cabarets qui ont apporté un superbe appel d’air et d’énergie avec des artistes invités formidables, des spectacles bientôt cultes qui ont été de purs moments de jubilation dans un cadre qui semblait fait pour eux, la reprise de « Créatures », magique, les découvertes qui ont trouvé chacune écho, rencontre, discussion et perspectives concrètes, « Diva », ça a été trois semaines de moments forts !

Pensez-vous d’ores et déjà à une deuxième édition ? Si oui, songez-vous à des évolutions ?
Oui. Nous travaillons maintenant au contenu et au développement de « Diva » qui n’est pas seulement un événement ponctuel mais un projet au long cours consacré aux nouvelles écritures du théâtre musical. Et comme, en plus, nous avons toujours pensé que c’est le fond qui crée la forme et non l’inverse – c’est un thème de philo, ça non ? – nous allons donner notre premier rendez-vous à l’automne ! Une dizaine de projets sont déjà en réflexion : des propositions très excitantes qui demanderont beaucoup de souffle et d’élan : nous serons ravis de les accompagner. Certains seront de toute évidence des grands spectacles musicaux de 2010, année pour laquelle nous prenons déjà date évidemment.

On a pu découvrir, au sein de « Diva », des oeuvres en devenir. Envisagez-vous un suivi de ces spectacles ?
Comme pour Créatures, Dietrich Hôtel ou Comme de bien entendu, dans les années Sous-Sol, nous sommes fiers d’avoir été les passeurs attentifs et affectueux de ces oeuvres en devenir. Cabaret Terezin sera en 2009 au Théâtre de l’Epée de Bois, Les Voyages de Fabienne Guyon sont en préparation d’album, Chienne n’a pas fini de faire aboyer tout Paris, Damia ce soir se peaufine et s’arrondit, Arbatz de A à Z va s’épeler en Avignon cet été… sans parler des cartes blanches qui ont semé quelques graines, deux ou trois spectacles qui ont trouvé forme et maturité. Nous suivrons tous ces parcours avec amitié et serons heureux, lorsque leur succès arrivera, d’y avoir un peu participé.

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