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Chantons dans le placard (Critique)

Le mardi 2 février 2016 à 18 h 09 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre le Brady- 39 boulevard de Strasbourg- 75010 Paris.
Dates : Du 02 février au 12 avril 2016
Horaires : Tous les mardis à 20h.
Tarifs : 22 €.

chantons-dans-le-placardUne comédie de Michel Heim.
Mise en scène de Jean-Pierre Rouvellat & Hélène Hamon.
Avec Michel Heim, Alvaro Lombard & Vincent Escure.

Un jeune chanteur monte à Paris passer une audition pour jouer dans une mystérieuse comédie musicale. Il doit présenter une chanson « gay »: mais comment la choisir ? Il va prendre conseil auprès d’un artiste renommé pour sa gouaille et sa culture interlope. Ce maître, accompagné par son pianiste, se lance avec brio dans un tour d’horizon sans complaisance du répertoire de la chanson gay.

Notre avis (écrit en 2011) :

Malgré quelques clichés façon Cage aux Folles, la relative minceur de l’intrigue et la tournure du moins pédagogique sinon répétitive que prend parfois l’énumération des différentes chansons, l’ambiance détendue et l’absence de prétention de la soirée séduisent sans ambages un public sorti de son placard et résolument venu pour s’amuser.

Ce tour d’horizon englobe tout à la fois des succès désuets à textes ambigus ou truffés de contrepèteries, du répertoire engagé et militant, des délires interlopes, des mélopées troublantes, des chansons interprétées/composées par des hétéros qui prennent parti pour la cause homo – qualifiées de « homo-humanitaires » – et même… des tubes pour lesbiennes !

De Suzy Solidor à Mecano (donc on ne dépasse par les années 80, et c’est tant mieux !), en passant par les incontournables Barbara (L’Absinthe), Régine (La Grande Zoa), Juliette Gréco (Les Pingouins), Charles Trénet (L’Abbé à l’Harmonium), Charles Aznavour (Comme ils disent)… ou encore des extraits de Starmania ou des Pédalos, le maître (Michel Heim) enseigne, sous l’œil et les doigts complices de son accompagnateur (Alvaro Lombard), au jeune provincial déjà un peu branché (Vincent Escure) les différences et les subtilités d’un répertoire polymorphe.

Et tandis qu’ils s’amusent à entonner couplets et refrains en solo, à deux ou à trois, le public fredonne de bon cœur les mélodies les plus connues, redécouvre le sens de textes plus profonds qu’ils n’ont l’air et se réjouit de (ré)entendre de vraies pépites de Dalida (Depuis qu’il vient chez nous) ou d’Anne Sylvestre (Xavier), moins célèbres mais ô combien émouvantes. Ajouté à cela des dialogues de transition qui regorgent de bons mots, ce panorama de la chanson « gay » est une vraie bouffée de pétulance !

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