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Cleopâtre, la dernière reine d’Egypte

Le vendredi 13 février 2009 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Palais des Sports de Paris - Porte de Versailles, 75015 Paris (M° Porte de Versailles)
Dates : du 29 janvier au 19 avril 2009
Horaires : Du mardi au vendredi à 20h30. Le samedi à 15h30 et 21h. Le dimanche à 16h.
Tarifs : 63 euros.

Mise en scène et chorégraphie de Kamel Ouali.
Paroles de Lionel Florence et Patrice Guirao
Compositions de  Benoit Poher et Fabien Dubos (Kyo), Souad Massi, Laure Milan, Vegastar, Davide Esposito, Yvan Cassar.
Avec : Sofia Essaïdi, Christopher Stills, Mehdi Kerkouche, Dominique Magloire, Florian Etienne, Mickael Trodoux…

Après Autant en emporte le vent et Le Roi Soleil, Kamel Ouali signe avec Cléopâtre, la dernière reine d’Egypte sa troisième mise en scène. Cette fois-ci, il est entièrement à l’origine du projet et en a dirigé toutes les phases. Il a donc eu les mains libres pour faire le spectacle qu’il voulait et ça se voit ! C’est un véritable florilège des figures imposées de la « Kamel touch » où tout est fait pour le seul et unique plaisir des yeux : décors imposants et plutôt réussis, costumes brillants et colorés (dorés pour les Egyptiens et rouges pour les Romains) et des lumières dignes d’un show télé. Et puis, comme dans ses précédents spectacles, il y a des danseurs (trapézistes?) qui virevoltent dans les airs, des tableaux oniriques pas toujours compréhensibles, une scène de bataille. Deux autres points communs avec Le Roi Soleil : un personnage excentrique monté sur ressorts qui sautille dans tous les sens ( Christophe Maé (frère du Roi) laisse sa place à Mehdi Kerkouche (Ptolémée)) et un final aquatique (après la fontaine c’est maintenant un pédiluve géant dans lequel s’ébrouent des danseurs).

La première partie est plutôt plaisante à regarder, rythmée, offrant de beaux tableaux à l’esthétique réussie et des chorégraphies d?ensemble efficaces. En revanche, avec son enchaînement de chansons molles et une action quasi au point mort, la deuxième partie nous plonge dans un ennui profond, et ce, malgré un ou deux jolis tableaux intéressants comme les deux marionnettes géantes articulées (hommage au Roi Lion ?). Si on arrive à suivre l’histoire, c’est uniquement grâce aux dialogues plutôt bien écrits car les chansons sont vraiment le point faible de Cléopâtre. On avait déjà l’habitude que les textes des chansons de ce genre de spectacle soient inaudibles et sans rapport direct avec l’histoire, mais au moins quelques unes proposaient une musique efficace, une mélodie accrocheuse qu’on retenait facilement. Là ce n’est même pas le cas, à part un ou deux morceaux dans la première partie, l’impression d’entendre toujours la même chanson domine.

Si vocalement les interprètes se montrent à la hauteur, ils sont globalement beaucoup moins convaincants dans les scènes de comédie. Certes, ce sont avant tout des chanteurs mais on aurait apprécié qu’ils soient un peu plus crédibles dans l’incarnation de leurs personnages. Heureusement, l’exception vient de Sofia Essaidi qui joue une Cléopâtre sensuelle, combative, passionnée. Avec une présence scénique indéniable, elle porte le spectacle. On la savait déjà bonne danseuse et chanteuse, elle se révèle également être une comédienne fort honorable. Voilà un bon point à mettre au crédit de Kamel Ouali qui l’a tout de suite imaginée dans ce rôle.

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