Recherchez

Company – Le mariage en question

Le samedi 1 juin 2002 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

Le mariage en question ©DR

Le mariage en question ©DR

Musique et lyrics : Stephen Sondheim
Livret : George Furth

Création
A Broadway le 26 avril 1970 au Alvin Theatre, à l’affiche pour 706 représentations.

A Londres le 8 janvier 1972 au Her Majesty’s Theatre pour 344 représentations.

Mise en scène : Harold Prince
Chorégraphie : Michael Bennett
Production : Harold Prince
Avec : Dean Jones, Elaine Stritch,, Barbara Barrie, John Cunningham, Charles Kimbrough, Donna McKechnie, Charles Braswell, Susan Browning, Steve Elmore, Beth Howland, Pamela Myers, Merle Louise.

Principales chansons
Company ; The little things you do together ; Sorry-Grateful ; You could drive a person crazy ; Have I got a girl for you ; Someone is waiting ; Another hundred people ; Getting married today ; Side by side/What would I do without you ; Poor baby ; Tick Tock ; Barcelona ; The ladies who lunch ; Being alive ; Finale.

Synopsis
Alors qu’il rentre chez lui, Robert, ou Bobby, est accueilli par ses meilleurs amis : cinq couples réunis pour fêter ses 35 ans et lui rappeler qu’il ferait bien de trouver l’âme soeur. En effet, ils se désespèrent de le voir toujours célibataire, de refuser de s’engager dans une liaison sérieuse. Eternel adolescent, séduisant, brillant, charmeur, Bobby est une énigme pour eux ! Parmi les couples, l’un va se marier, d’autres vivent maritalement depuis plus ou moins longtemps, certains divorcent, mais restent complices. Un point commun : tous lui font l’article. Pourtant tous connaissent des problèmes plus ou moins importants, qui finissent par faire douter jusqu’au spectateur de la légitimité du mariage. Au final, Robert conviendra qu’il vaut mieux partager sa vie avec quelqu’un, quitte à vivre avec la mauvaise personne, plutôt que seul.

Le thème
Avec Company, le monde de la comédie musicale connaît un tournant. En effet, loin des histoires simples, c’est plus à un concept que Sondheim s’attaque. Un fil conducteur remplace la traditionnelle construction dramatique. Le livret est basé sur cinq pièces en un acte de George Furth (avec qui Sondheim collaborera de nouveau pour Merrily we roll along). Le public est certes dérouté, mais se laisse séduire par le talent de cet auteur qui s’impose définitivement, et durablement. Intellectuel, exigeant, Stephen Sondheim ne cherche pas à révolutionner un genre, mais à explorer des territoires vierges qui le captivent. Le mariage, au centre de notre société moderne, devient un thème idéal pour l’auteur qui décide d’en explorer les moindres recoins. Bobby hésite, refuse de s’engager, mais dans le même temps il envie un peu ses amis. Son insatisfaction constante mêlée à son désir de rester un éternel adolescent, tout cela concourt à le cloîtrer dans une solitude terrible. Mais cette solitude, les couples mariés ne la connaissent-ils pas également ? Les rapports humains intéressent Sondheim par leur complexité, à chacun de tirer sa propre leçon de Company.

L’histoire derrière l’histoire
Première collaboration entre deux génies de Broadway : Sondheim et Harold Prince, Company marqua un tournant dans l’histoire de la comédie musicale par la critique sociale de l’oeuvre qui se reflète dans une mise en scène particulièrement riche et innovante. Le show remporta plusieurs Tony Awards : meilleur musical, livret, paroles et musique, mise en scène.

Le rôle de Robert était à l’origine prévu pour… Anthony Perkins.

Dans cette oeuvre se trouvent plusieurs chansons phares de Sondheim. L’une d’elle : « Side by Side », a même donné son nom à un spectacle autour du compositeur. Quant à « The ladies who lunch », elle reste indissociable d’Elaine Stritch, qui l’interprète à la perfection. Vous avez dit showstopper…

Dans la distribution londonienne de 1996 (lauréate de trois Lawrence Olivier Awards et le Critics Circle Award), le rôle de Bobby échut pour la première fois à un noir : Adrian Lester. C’est la première fois qu’un acteur de couleur interprète le premier rôle d’une oeuvre de Sondheim. Sam Mendes, le metteur en scène, situe l’action… dans la tête de Bobby. Une chanson est ajoutée : « Marry me a little ».

Versions de référence
Production originale de Broadway (1970) sur disque Columbia (CK 3550)

Production Londres (1996) sur disque RCA Victor (09026-68589-2)

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : ,

Laisser un commentaire