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Corteo par le Cirque Du Soleil (Critique)

Le mardi 8 novembre 2011 à 22 h 25 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Sous le Grand Chapiteau - - Cirque en chantier - Ile Seguin - - 92100 Boulogne Billancourt - Métro : Ligne 9, Ligne 10
Dates : Du 04 Novembre au 08 Janvier.
Horaires : Du mardi au samedi à 20h. Les vendredis et samedis à 16h. Les dimanches à 15h00 et à 19h00.
Tarifs : De 34 à 375 € (tarifs enfants, étudiants et personnes âgées disponibles).
Informations supplémentaires : http://www.cirquedusoleil.com/fr/shows/corteo/tickets/paris

Un spectacle créé et dirigé par Daniele Finzi Pasca.
Directeur de la création : Line Tremblay.
Chef d’orchestre : Roger Hewett.
Directeurs musicaux et compositeurs : Philippe Leduc et Maria Bonzanigo.
Décors : Jean Rabasse.
Costumes : Dominique Lemieux.

Le clown Mauro décide d’organiser ses propres funérailles. Entouré de ses amis et sous la bienveillance des anges qui l’accompagnent pour un dernier cortège (« corteo » en italien), il se remémore tous les moments importants de sa vie.

Notre avis :
Après quatre années d’absence, le célèbre Cirque du Soleil nous revient dans la capitale pour y présenter Corteo, un hommage sensible et poétique au cirque traditionnel.
Clowns en tous genres, liliputiens, géant et autres saltimbanques; toute l’imagerie est là dans des numéros particulièrement jouissifs et poétiques.
L’envie de virevolter sur les imposants chandeliers nous tenaille lorsque Mauro se remémore ses amours passés ou encore celle de faire du trampoline entre deux lits lorsqu’il se souvient de son enfance.
Si la dramaturgie de Saltimbanco ou d’Alegria (les précédents spectacles à avoir été présentés sous chapiteau en France) pouvait parfois nous échapper, ici il n’en est rien et la théâtralité est peut-être ici plus affirmée encore.
Moins baroque et fantastique que  les spectacles conçus à l’époque par Franco Dragone, Daniele Finzi Pasca (lui-même clown, fondateur du Teatro Sunil et l’un des artisans des origines du Cirque Eloize) propose une esthétique plutôt fellinienne et une démarche plutôt introspective (le clown blanc traversant l’espace sur un fil de fer, à l’envers en est un parfait exemple).
Dès l’entrée dans le Grand Chapiteau blanc, le spectateur est d’ailleurs saisi par la somptueuse scénographie de Jean Rabasse. Imposante et majestueuse, elle donne l’impression d’un gigantesque castelet (théâtre de marionnettes) à l’intérieur duquel s’anime toute une série de pantins qui se désarticulent au gré des contorsions et autres voltiges (les numéros « Paradis » et « Tournik » en tête).  Mention spéciale également aux costumes de Dominique Lemieux (fidèle collaboratrice du Cirque du Soleil depuis ses débuts).
Mais soyons plus sobre.
Si le final donne toutefois la sensation d’être un peu précipité (sans doute parce qu’on en redemande !), on assiste à une soirée d’une rare qualité, où il suffit juste de se laisser guider par ses émotions.
On rit, on pleure, on tremble aussi parfois pour ces artistes. Comme dans la vie.

Découvrez la bande-annonce du spectacle :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=TzlaIaXtLjM[/youtube]

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