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Critique : La Ronde

Le jeudi 21 janvier 2010 à 11 h 29 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : Théâtre de Poche Montparnasse - 75 bd du Montparnasse, Paris 6e
Dates : Depuis le 11 décembre 2009
Horaires : Du mardi au samedi à 21h + samedi à 18h + dimanche à 15h
Tarifs : Places à 36, 28 et 22 euros - Jeunes à 10 euros

La RondeMise en scène : Marion Bierry (assistée de Denis Lemaitre)
Auteur : Arthur Schnitzler
Avec Vincent Heden, Alexandre Martin, Sandrine Molaro, Serge Noel, Marie Reache, Aline Salajan, Eric Verdin

La Ronde de l’amour suivant son titre original allemand est un amour de ronde. Il s’agit d’une suite de tableaux évoquant les secrets d’alcôve dans la Vienne impériale juste avant la première guerre mondiale. Le soldat et la fille légère, le jeune aristocrate et la femme de chambre, le poète et l’actrice… tous se succèdent et s’entremêlent dans des destins croisés dévoilant les fantasmes et les angoisses de la sexualité dans un monde conservateur en train de s’écrouler.

La mise en scène, rythmée et hautement symbolique, fait des miracles avec peu d’éléments de décor et des costumes somptueux dont les acteurs prennent plaisir à se défaire pour se retrouver complètement nus. Il faut citer ces panneaux amovibles qui ne cessent de participer à la ronde, faisant apparaitre les personnages de ci, de là, sur un lit à la verticale, dans de beaux draps, voire en plusieurs endroits à la fois, provoquant l’hilarité des spectateurs. Il faut dire que malgré le sérieux du sujet traité et la rigueur de l’époque observée, les textes sont pleins d’ironie,  subtile d’abord puis virant à la farce outrée à la fin du spectacle, comme si les barrières de l’interdit sautaient enfin.

Reste à saluer toute la troupe pour leur admirable performance. Les saynètes, relativement longues avec des personnages qui tournent autour du pot avant de s’embraser, pourraient aisément lasser le spectateur si leur attention n’était pas maintenue par un jeu parfait dans la diction et l’expression corporelle. On citera simplement Vincent Heden et Serge Noël pour leurs performances musicales  – attention, le spectacle n’est pas une comédie musicale, seuls quelques airs sans prétention en allemand ajoutent à l’atmosphère viennoise – mais il n’y a vraiment aucune fausse note dans cet ensemble rondement mené !

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