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Critique Londres : Sweet Charity

Le mercredi 13 janvier 2010 à 11 h 32 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : Menier Chocolate Factory 53 Southwark Street London SE1 1RU
Dates : Jusqu'au 7 Mars 2010
Horaires : Du Mardi au Samedi à 20h, matinées le Samedi et Dimanche à 15h30
Tarifs : Tarif unique 29,50 GBP

sweet-charity_0Le Menier, charmant théâtre off-West End, offre régulièrement des productions particulièrement dignes d’intérêt. On a pu y retrouver notamment A Little Night Music, Sunday in the Park with George, ou La Cage aux Folles, avec le succès que l’on connaît et son imminent transfert à Broadway. Depuis Novembre, c’est désormais Sweet Charity qui anime les soirées de ce petit coin de London Bridge.

New York, les années soixante. Charity Hope est entraîneuse dans le club Fandango, mais ne désespère pas de trouver l’homme de sa vie. Après plusieurs mésaventures et rencontres improbables, elle finit par se lier avec Oscar Lindquist, un comptable plutôt timide et assez fleur bleue.

Malgré la taille limitée du plateau, les décors sont nombreux et très bien pensés. En quelques secondes on passe de Central Park, aux loges des entraîneuses du club, à la piste de danse avec une grande fluidité. La chorégraphie, recréée par Stephen Mear (Hello Dolly !, La Petite Sirène, Anything Goes) est très inspirée de la version originale de Bob Fosse. Costumes, perruques, orchestre, tout est digne du West End. D’ailleurs, le show étant désormais complet jusqu’à la fin de la saison (le 7 Mars), il semblerait que le transfert ne soit plus qu’une formalité à officialiser.

Tamzin Outhwaite, connue outre-Manche pour son rôle dans le sitcom populaire EastEnders entre 1998 et 2002, prouve ici qu’elle est une artiste complète. Elle incarne une Charity vivante, naïve mais déterminée, et ne flanche ni sur la danse, ni sur le chant. Elle met toute son énergie dans le rôle et donne sans compter. Mark Umbers quant à lui a la tache difficile d’interpréter tous les hommes de Charity (Charlie, Vittorio, et Oscar) et passe de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante. Issu principalement du théâtre et du cinéma (The Glass Menagerie, Che de Soderbergh), il est une très jolie découverte de cette saison musicale. L’ensemble se révèle très convaincant sur les tableaux dansés comme « Big Spender » et le très drôle « Rythm of Life », parodiant Hair avant l’heure.

Le seul petit bémol concernera la salle : il faut le savoir, les bancs (avec dossier, tout de même) sont assez inconfortables et à presque 30 GBP la place on est en droit d’espérer mieux.

Guettez le transfert dans le West End, cette production est une bouffée d’air frais dans la grisaille Londonienne.

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2 commentaires
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  1. Si seulement je pouvais y aller…

    Sympathique Menier Chocolate Factory, lieu de toutes les rencontres 😉

  2. Pour 30 £ faut pas demander des fauteuils Louis XVI non plus. Je trouve personnellement que la très grande qualité de cette version (aussi bien scéniquement que musicalement) vaut bien plus que 30£. Certaines productions font payer bien plus cher pour des résultats aussi (Legally Blond) bien moins (La mélodie du bonheur au Chatelet) convainquant.

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