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D.I.S.C.O. part enflammer la France

Le dimanche 26 janvier 2014 à 23 h 48 min | Par | Rubrique : Rencontre

Vincent Heden dans DISCO (c) Lionel Gasperini

Vincent Heden dans DISCO (c) Lionel Gasperini

Comment expliquez-vous le succès de D.I.S.C.O. ?
Je crois que cela tient principalement à l’énergie qui se dégage du spectacle. Il offre une vraie bouffée d’oxygène aux spectateurs. D.I.S.C.O. les fait rire, les fait bouger, les fait rêver et parvient à leur faire oublier le quotidien. On remplit là pleinement notre mission d’artistes et de défenseurs du spectacle vivant. Par ailleurs, les années 70 sont une période très appréciée. Il y a une nostalgie de cette époque-là, à la fois un peu sulfureuse et enivrante, une sorte de décadence joyeuse et érotique, pleine d’ivresse et de bouleversements…

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez su que vous alliez jouer Estelle ?
La première fois que Stéphane Jarny a évoqué ce rôle, j’ai d’abord beaucoup ri ! Je ne m’y attendais absolument pas et je lui ai demandé un peu de réflexion. Je ne raffole pas spécialement de voir sur scène des travestis, j’ai parfois l’impression qu’ils prennent surtout un plaisir personnel, c’est particulier ! Mais je connais bien Stéphane alors, après en avoir beaucoup parlé avec lui et les auteurs, Agnès Boury et Stéphane Laporte, j’ai accepté. Je ne voulais notamment pas que le personnage soit vulgaire ou grinçant. Au final, avec Estelle, nous rendons un vrai hommage à la femme. Ce n’est ni malsain, ni ridicule.

Comment définir Estelle ?
Elle est à la fois surprenante et insaisissable. Rebondissant tel un chat, elle s’adapte à chaque situation. Je dirai presque qu’elle veut goûter à tout. C’est une épicurienne, délicieuse et mystérieuse. A l’image de cette période, elle fascine.

Qui vous a inspiré pour ce rôle ?
Contrairement à ce que j’ai pu lire, ce n’est pas tant Denise Fabre qui m’a inspiré que des personnalités comme Inès de la Fressange, Fanny Ardant ou la présentatrice Denise Glaser. Dans sa silhouette, Estelle se rapproche de leur classe, de leur finesse et de leur intelligence. Car Estelle n’est pas une potiche. Elle a un vrai second degré, une vraie distance sur la vie. Elle est parfaitement consciente de l’évolution du monde et de la société. Le tout avec élégance et une vraie bonne humeur.

Voilà pour l’esprit, restait à devenir physiquement Estelle…
Je me suis laissé pousser les ongles et les cheveux. Et tous les soirs, c’est une heure de maquillage et de coiffure, avant d’enfiler mon tailleur ou ma robe, réalisés spécialement. Alors, je deviens Estelle : glamour, naturelle, élégante, sans qu’il y ait besoin d’exagérer, d’être dans la caricature ou de recourir à des accessoires superflus. Exactement comme nous l’avions imaginée avec les auteurs. Leur texte est d’ailleurs sur-mesure. Il est fin et juste, achevant de rendre attachant – bien que troublant – ce personnage.
Tout l’automne, je me suis préparé avec ma fidèle coach vocale Yaël Benzaguen. Nous avions décidé de ne pas trop me transformer vocalement, car aller vers les aigüs ne convenait pas et Yaël puis Nathalie Dupuy, coach vocale du spectacle, m’ont surtout aidé à apporter une légère touche de sensualité à ma voix.
Plus encore que d’habitude, ce rôle a représenté pour moi un vrai investissement. Et plus encore que d’habitude, il y avait là un vrai pari, un certain risque même. Le retour a été formidable. Tous les publics de tous les milieux ont accroché. Avec ce personnage, Stéphane m’a offert un cadeau merveilleux. Et la troupe est formidable : le succès de D.I.S.C.O. est le résultat d’un travail intense, celui de toutes les équipes, depuis l’écriture jusqu’à l’investissement à fond de tous les artistes.

D.I.S.C.O. part maintenant en tournée dans toute la France. Quel est votre état d’esprit à quelques jours du départ ?
Toute la troupe est évidemment très excitée à l’idée de sillonner le pays. Après 90 représentations aux Folies Bergère, nous allons jouer jusqu’en avril plus d’une trentaine de dates. C’est un autre public que l’on va rencontrer, loin de Paris. Il y a toujours une ambiance particulière en fonction de chaque ville. Certaines veulent faire la fête, d’autres veulent découvrir une histoire, d’autres veulent se laisser embarquer. Le spectacle se teint d’une couleur différente tous les soirs.
Et puis viendra l’heure des nouveaux projets. Mais il est trop tôt pour en parler et puis le charme de notre métier, c’est que l’on ne sait jamais vraiment ce qui va se concrétiser…

DISCO, la tournée :

1er février à Amiens – Zenith

22 février à Nantes – Zénith

13 mars à Bordeaux – Patinoire Meriadeck

15 mars à Toulouse – Zenith

4 avril à Strasbourg – Zenith

11 et 12 avril à Lyon – Halle Tony Garnier

Retrouvez toutes les dates de la tournée sur http://www.disco-lespectacle.fr/

Notre avis sur le spectacle: http://www.regardencoulisse.com/d-i-s-c-o/

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Un commentaire
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  1. Un excellent show ( vu en décembre )
    et une véritable performance de vincent Helden ( que je connaissais que sur SLC )
    Ce n’est pas parodie.
    Pour se changer les idées et passer une excellente soirée.
    C’est le show qu’il faut absolument voir

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