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David Ban – Greasé par la scène

Le jeudi 1 janvier 2009 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

David Ban dans Grease ©DR

David Ban dans Grease ©DR

Quel a été votre parcours depuis votre dernière rencontre avec Regard en Coulisse ?
A l’époque, fin 2005, j’étais dans la troupe de Sol en cirque. J’y suis resté de façon discontinue pendant près de 3 ans. Après le Bataclan, il y a eu 3 tournées qui m’ont donné l’occasion de découvrir tous les plus beaux Zéniths et théâtres de France. Cela a été une belle aventure. Parallèlement, j’ai continué ma carrière d’écriture et de composition avec un groupe de musiciens qui porte aujourd’hui mon nom. J’ai eu le temps de sortir un album, autoproduit, dont le genre est ce que j’appelle le rock à dominante festive. C’est plein d’énergie et destiné à « mettre le feu » dans les concerts et les soirées. Grâce à mon site perso et les sites communautaires sur Internet, des gens du monde entier me découvrent et me contactent, ce qui me rend plutôt optimiste pour la suite.

Vous passez aussi régulièrement des castings pour les comédies musicales…
Oui, j’ai participé à la dernière vague d’auditions pour Cléopâtre, Mozart et enfin Grease, où j’ai décroché le rôle de Kenickie, sans doute le plus beau de ma carrière. Pourtant, au départ, ce n’était pas gagné quand j’ai vu arriver tous les autres prétendants avec leurs cheveux tout gominés et leurs bananes… Moi, je suis chauve, donc dans les lignes, c’était un peu « cherchez l’erreur ». Mais je pense que mon expérience de rockeur professionnel m’a bien servi. Et sur scène, grâce à ma perruque blonde, je ne dénote plus du tout !

Quels sont les défis du rôle ?
Kenickie est le personnage typique du dur au coeur tendre qui ne supporte pas la caricature pour être crédible, voire digne d’intérêt pour le spectateur. J’aime les facettes multiples du rôle, tour à tour gros bouffon, chef de bande et grand sentimental. Je me suis nourri de ma personnalité pour camper le personnage : c’est moi, sur les scènes des festivals de rock, mais multiplié par dix ! Je me suis aussi trouvé une certaine ressemblance physique avec le Kenickie du film. Autant dire que je suis en osmose profonde avec le rôle.

Vous êtes-vous beaucoup inspiré du film ?
Je l’avais vu avant le casting bien entendu. Mais je ne l’ai revu qu’une fois que les choses étaient posées, pour être certain de créer le personnage qui me convienne, pas une pâle copie d’un Kenickie qui me serait étranger. Je me suis vraiment interrogé sur sa psychologie et ses relations avec les autres. Je suis très fier du résultat obtenu, lié à quelques techniques acquises en cours de théâtre et surtout à beaucoup d’instinct. Mais au fond, le film reste la référence pour les spectateurs donc s’en écarter ne doit pas être un but en soi. Pour les artistes, les acteurs du film sont aussi des modèles… et des idoles ! John Travolta était de passage à Paris pour le tournage du dernier film de Besson et nous avons eu l’occasion de le rencontrer. Tout le monde voulait être sur la photo souvenir !

Quels sont vos projets ?
Dans le court terme, Grease est prolongé au Théâtre Comedia jusqu’à la fin janvier 2009. Le détail d’une tournée dans la foulée devrait être prochainement annoncé. Je suis heureux de poursuivre ce spectacle avec une troupe aussi soudée que talentueuse, dans une ambiance incroyable chaque soir. Le public est extrêmement réceptif et réactif à notre travail. Les gens rient beaucoup, tapent dans les mains et se dandinent debout au rappel. Depuis ces derniers mois, j’ai rencontré pas mal de monde dans le milieu du théâtre et de la télé. J’espère bien décrocher de nouveaux rôles car l’expérience incroyable de Grease me donne vraiment envie de persévérer comme comédien.

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