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David Serero

Le mardi 6 mars 2012 à 9 h 33 min | Par | Rubrique : Rencontre

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David Serero (CR) Dominique Desrue

En tant que chanteur lyrique, quelle est votre relation avec la comédie musicale ?
Avant de devenir chanteur d’opéra, j’ai découvert la magie des comédies musicales alors que je vivais à New York. J’ai eu la chance d’étudier sur place le style et la technique « Broadway ». Par la suite, je me suis spécialisé un peu plus en opéra au Théâtre Mariinsky de Saint-Petersbourg en Russie durant deux ans. J’ai enchaîné les grands rôles dans les maisons d’opéra, mais très vite, grâce au succès de mes concerts – près de 500 représentations en quatre ans ! –  j’ai pu revenir vers Broadway. Parallèlement, j’ai fait mes débuts comme producteur d’opéras, de festivals et saisons théâtrales, de mon propre label… et de comédies musicales américaines.

Pouvez-vous nous parler de votre prochain spectacle, L’Homme de la Mancha ?
« The Impossible Dream » a toujours été le leitmotiv de ma perpétuelle quête à réaliser mes rêves. Jacques Brel, dans la version française « La Quête », a rendu son adaptation si personnelle que le public pense parfois que c’est lui qui l’a composée. Mon but était de reprendre la version originelle américaine de Man of La Mancha par Dale Wasserman. C’est pourquoi j’ai souhaité que les numéros musicaux soient interprétés dans la langue d’origine mais que le livret soit joué en français.  J’ai aussi choisi un metteur en scène américain de renommée internationale, James Marvel, avec lequel j’avais jadis collaboré autour de plusieurs opéras. J’ai souhaité une distribution éclectique associant chanteurs d’opéra, d’opérette et de comédie musicale. Lors de la dernière production de L’Homme de La Mancha à Paris au Théâtre Marigny en 1988, c’est Jean Piat (Don Quichotte) et Jeane Manson (Dulcinea) qui étaient les vedettes de cette production. J’ai contacté Jeane Manson afin de lui proposer de reprendre un rôle qui vivait toujours en elle et il a suffit d’une étincelle pour que cette grande vedette aux 30 millions d’albums vendus accepte. Pour ma part, je jouerai un Don Quichotte rajeuni… mais l’on est jamais trop jeune pour chercher à réaliser son rêve, sa quête de beauté et de bonté.

Pourquoi avoir écrit une nouvelle adaptation ?
C’est à la demande des auteurs qui voulaient que je modernise cette œuvre.  Ils cherchaient depuis plusieurs années une personne familière d’oeuvres classiques et de Broadway et qui sache le mettre à la portée du public de 2012. Ils ont vu mes concerts et m’ont contacté. J’ai donc écrit une adaptation resserrée conservant le lyrisme et la poésie de Don Quichotte.

Quelles sont vos ambitions pour la scène parisienne ?
Mes prochaines productions seront The Beggar’s Holiday, un musical de Dale Wasserman et Duke Ellington. C’est une première mondiale que je produirai en novembre 2012 à L’Espace Pierre Cardin. En 2013, ce sera Funny Girl, une première à Paris, puis South Pacific et aussi Le Violon sur le Toit dans quelques villes de France. Je produis des versions hybrides mêlant un livret en français et des lyrics en version originale. Je souhaite importer les grands classiques des comédies musicales de Broadway lors d’une série « Broadway à Paris » et conserver autant que possible la couleur d’origine des oeuvres. Mon but est de faire connaitre les classiques de cette culture exceptionnelle souvent inconnue par le public français. C’est aussi pour cette raison que j’ai créé le Festival du Film Musical de Paris qui prendra place du 16 au 19 Juin 2012 au Cinéma Club de l’Etoile avec les versions cinéma de Funny Girl, South Pacific, An American in Paris.

Accéder à la fiche spectacle de L’Homme de la Mancha au Théâtre des Variétés le 26 mars 2012

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