Recherchez

Diva 2009 : L’Hôtel des Roches Noires

Le samedi 6 juin 2009 à 9 h 34 min | Par | Rubrique : Zoom

Stéphane Corbin (c) Mathias Bord

Stéphane Corbin (c) Mathias Bord

Quelle est l’histoire de L’Hôtel des Roches Noires ?
Des fantômes hantent les murs d’un ancien hôtel : L’hôtel des Roches Noires. Ils ne sont évidemment pas là par hasard ! Ils ont tous une histoire, une attache, un souvenir, un parfum qui les relient à l’hôtel. Et de courants d’air en éclats de rire, ils jouent pour passer le temps…
Leur voeu le plus cher serait la réouverture de l’hôtel pour qu’enfin, des clients reviennent et qu’ils puissent de nouveau entendre et être témoins de ce dont ils raffolent : des histoires d’amour. Arrive un homme. Un vivant avec un coeur qui bat, qui non seulement les voit, n’a pas peur d’eux, mais tient bien moins à la vie que les fantômes. C’est un « entre-deux », un homme entre la vie et la mort. Il vient d’avoir un accident sur la route, non loin de l’hôtel, mais il s’en fout! Lui non plus n ‘est pas là par hasard. Soudain, les battements du coeur de l’homme deviennent irréguliers, il est en train de « partir ». Alors les fantômes vont vivre ensemble une véritable course contre la montre, faire tout leur possible pour que cet homme ait envie de continuer à respirer. Pour qu’il reparte de l’autre côté, celui des vivants, et qu’il rouvre l’hôtel pour faire revenir les histoires d’amour. Ils vont tout tenter pour lui rappeler les bons souvenirs de la vie et même essayer de respirer comme avant pour l’aider à tenir. Mais pour eux qui ne sont plus dans le temps, cette expérience va occasionner bien des surprises et des découvertes.

Comment en définiriez-vous le style musical ? Et comment définiriez-vous l’écriture de Françoise Cadol ?
Je viens de la chanson avant tout. Mais la comédie musicale m’attire depuis longtemps et après plusieurs expériences comme accompagnateur ou comme co-compositeur, j’avais le désir de franchir le pas en m’affranchissant un peu des conventions du genre. Musicalement, on voyage dans beaucoup d’univers, mais il y a une patte commune à ces musiques, que l’on retrouve également dans l’écriture de Françoise : la poésie. Quand on est partis sur ce projet tous les deux, on s’est demandés comment faire une comédie musicale qui ne serait ni trop quotidienne, ni grandiloquente. Pas de message, mais un propos… Nos deux univers se sont parfaitement retrouvés dans cette forme, avec un langage commun entre ses mots et ma musique. Françoise est avant tout un auteur de théâtre et L’hôtel des Roches Noires était un saut dans le vide pour nous deux, c’est notre première comédie musicale.

Parlez-nous de votre distribution.
Chaque comédien était une évidence. Nous voulions absolument être entourés de chanteurs véritablement comédiens. Nous connaissions respectivement, Françoise et moi, très bien Emmanuel Curtil, Olivier Ruidavet et Rachel Pignot avec lesquels nous avions déjà travaillé dans différents projets. J’ai contacté Ariane Pirie et Alex Bonstein, pour lesquels  j’ai une grande admiration et ils m’ont fait le plaisir d’accepter. Et pour la lecture, Carole Massana nous fait l’amitié de se joindre à nous pour assurer les didascalies.

A quel stade de la production en êtes-vous ?
Nous en sommes vraiment au tout début. Nous avons toute l’équipe créatrice, autour du metteur en scène Christophe Luthringer et plusieurs débuts de pistes pour monter le spectacle dans les meilleures conditions. Nous sommes bien sûr à la recherche de partenaires pour nous aider à monter ce projet. DIVA est une très belle occasion de réunir public et professionnels autour de cette lecture.

L’Hôtel des Roches Noires se jouera le samedi 13 juin à 18 h 30 au Petit St Martin. Entrée gratuite, mais réservation indispensable.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : , , , , , , , ,

Un commentaire
Laisser un commentaire »

  1. Je suis encore sous le charme de cette lecture (le 10/09/10). Le texte est beau comme peuvent être belles les choses simples, mais essentielles. J’ai été particulièrement sensible à la relation entre un lieu – l’hôtel – et les fantômes qui le hantent. Il y a une nostalgie et une mélancolie très présentes mais aussi un champ d’imagination immense dans le regard que l’on peut porter sur certains espaces oubliés, en déshérence, promis à la démolition. Pour moi, les pierres ne sont jamais muettes. Votre pièce m’a rappelé ma visite à la Villa Cavroix de Mallet-Stevens à Croix (59), ou bien celle que j’avais pu faire des installations industrielles de l’île Seguin désaffectée, ou plus récemment les usines de Flexicourt dans l’Oise. J’ai un regard particulier chaque été sur la Villa du Baron de l’Espée à Ilbarritz. Un hôtel abandonnée est sans doute un lieu qui porte encore d’avantage d’émotions qu’une usine. Il s’agit d’un lieuxde vie, parfois provisoire, ou dérisoire ou d’habitudes. Mais les espaces me paraissent chargée d’encore plus d’humanité.
    Merci et bonne chance pour la suite de votre création.

Laisser un commentaire