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DIVA : créations et cartes blanches – La parole aux artistes

Le jeudi 1 mai 2008 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Zoom

Cabaret Terezin ©DR

Cabaret Terezin ©DR

Créations
Isabelle Georges présentera Cabaret Terezin les 18 et 19 mai.

« Il y a un an, Maury Yeston me présente un compositeur russe, Sergeï Dresnin, en mal d’adaptateur français, je lui parle tout de suite de Boris Bergman. La rencontre a lieu, Sergeï évoque sa comédie musicale Catherine la Grande ainsi qu’un projet cher à son coeur, Chansons et satyres de Theresienstadt… Theresienstadt?
Oui, le camp de concentration et de transit pour les juifs acheminés vers Auschwitz, où écrivains, peintres, scientifiques, universitaires et musiciens avaient pour mission journalière de divertir les Nazis… La fameuse visite de la Croix Rouge orchestrée de main de maître par les Nazis pour démentir les rumeurs d’extermination aux yeux de la communauté internationale… Le film de propagande Le Führer donne un village aux Juifs, tourné sous la direction de Kurt Gerron (partenaire de Marlene Dietrich dans L’Ange Bleu)…
Enfin, il nous parle de sa rencontre avec Alexandre Waechter qui à force de passer devant la pancarte Terezin, réalise que c’est là que son grand oncle dont tout le monde lui parlait quand il était petit, est mort, commence des recherches et découvre stupéfait les poèmes, chansons et textes écrits par les prisonniers de Terezin.
Sergeï, nous dit comment lui et Waechter ont monté, en hommage à tous ces artistes tués par les Nazis, un cabaret constitué de leurs textes et chansons. Catherine la Grande est très loin, c’est décidé !
Boris adapte les premières chansons, Sergeï les joue au piano, je les chante, nous les faisons écouter à Josette Milgram, auteur et créatrice du Festival Ciné-jazz de Seignosse… L’équipe de base est constituée.

Reste à trouver deux autres interprètes et une première occasion. Un coup de téléphone à Stéphane Ly Cuong. « Nous cherchons un garçon avec un fort potentiel comique… » « Olivier Ruidavet ! »
Josette et Sergeï entendent une interprétation formidable de « Au suivant » par un certain David Krüger. Nos deux interprètes sont trouvés!

C’est alors que Cathy Sabroux, à qui j’avais parlé du projet, propose de présenter Cabaret Terezin à la manifestation DIVA. Nous acceptons, car même si nous ne sommes en mesure de présenter qu’une lecture améliorée, nous sommes convaincus que cette histoire incroyable et la force des chansons suffiront! Voilà comment le 18 à 16h et le 19 mai à 21h, nous ferons découvrir aux spectateurs de DIVA de vrais trésors tant par le style que par le contenu. Les auteurs ne sont pas revenus des camps… mais leurs chansons ont survécu. »

Alexandre Bonstein sera un des piliers de DIVA puisqu’il jouera dans Le cabaret des hommes perdus (21 au 24 mai) et Créatures (1 et 2 juin). De plus,il présentera son nouveau spectacle (en lecture), Chienne (28 et 29 mai) dont il a écrit les paroles et la musique.

« C’est un hommage à la race canine. J’aime beaucoup les chiens. Je les salue quand j’en croise dans la rue. En fait je me sens souvent « chien »… un gros bâtard qui a besoin de caresses et de faire la fête.
Et puis avoir un personnage de chien sur scène, ça permet de parler de plein de choses avec décalage. On peut aller dans l’absurde et le délire tout en faisant du drame, puisque le personnage n’a pas de logique humaine.
Et puis c’est l’occasion de travailler avec Isabelle Ferron avant que je ne puisse plus me la payer. »

Fabienne Guyon proposera au public de l’accompagner le 7 juin à travers Les voyages de Fabienne Guyon
« Pour résumer mon propos, quelques paroles du titre phare de ce spectacle : « Je ne partirai pas, je vais rester assise, là sur ma valise la tête dans les bras, les nuages me glacent, le ciel peut attendre »… Quand on est très mal en l’air et que l’on a le mal de mer alors on voyage autrement.
Entourée de quatre musiciens, valise à la main, je vous propose de partager mes rencontres inattendues : la fille du chef de gare toquée des trains, les retrouvailles avec Peter Pan, les hommes de mes voyages, une lecture chez Jean de la Fontaine, les saveurs et les accents des gens d’ailleurs… »

Louis Dunoyer de Segonzac nous parle de cet Hypocondriac 1er, roi de Neurasthénie, qu’il a mis en musique, sur un livret de Jean-Marie Lecoq. Deux dates pour cette cure : les 28 et 29 mai.

« – C’est quoi, Hypocondriac 1er, roi de Neurasthénie ?
– C’est un autoportrait.
– Comment ça?
– Un autoportrait musical, théâtral et chanté… plutôt joyeux, comme son titre l’indique!
– Ah bon?
– Oui. Objectivement, il fait plutôt bon vivre dans notre doulce France en ce début de XXIe siècle.
Pourtant, notre exercice favori est de nous plaindre, de nous dire que rien n’est jamais allé aussi mal. Tous, autant que nous sommes, vivons dans le refus de cette chose totalement ringarde qu’est le bonheur et nous complaisons dans l’obsession de nos petits malheurs. Nous nous en nourrissons, nous nous en délectons. Et si nos propres malheurs ne nous suffisent pas, il nous suffit de lire notre quotidien préféré ou de regarder le journal télévisé…
– Pour y apprendre quoi?
– Des tas de choses passionnantes! Un exemple: quand mon fils avait dix mois, nous sommes partis en vacances en Languedoc au mois d’Août. Pour l’emmener avec nous en balade, j’avais acheté un « sac à dos porte-bébé ». Mais, heureusement, ma belle-maman chérie veillait: elle avait vu à la télé qu’à l’issue de fatales promenades, il n’était pas rare de retrouver dans le sac à dos son bébé chéri mort gelé!
– En Languedoc, au mois d’Août?
– Ah!… ILS l’ont dit!… »

Cabarets et cartes blanches

Balamama ©DR

Balamama ©DR

Cathy Sabroux, directrice artistique de DIVA, nous proposera son Balamama, un festif cabaret d’ouverture le 16 mai.

« Balamama, ça sonne comme une chanson de Kurt Weill et Bertold Brecht,ça a un petit coté mazeltov de mama rieuse qui me va bien au teint …
Pour ce premier « balamama » honneur à quelques créateurs et artistes cher(e)s à mon coeur pour une valse de duos et de retrouvailles …
Je l’ai rêvé comme une soirée au grand cirque des mots et de la musique.
Autour de Pascal Mary, magicien et Laurent Couson, prestidigitateur, il y aura :
Les acrobates : Christine Bonnard, Alexandre Bonstein, Isabelle Ferron, Michel Lerousseau, Caroline Roëlands, les Love Canailles cascadeurs, David Lewis et Belle du Berry jongleurs poètes évadés du groupe Paris Combo…
Les équilibristes : Clémence, Agnès Host, Laure Balon, Michel Hermon, Marie Ruggeri, Jocelyne Sand …
Dompteurs de pianos, charmeurs de trompette : Raphael Bancou, Christophe Brillaud, Laurent Couson, Pascal Mary,
Patrick Laviosa, David Lewis…
Et quelques fauves encore ? chuuut ….
Roulez tambours, battez les cils, voici la troupe éphémère du Balamama ! »

Magali Bonfils nous proposera Entre Jazz et Java, Cabaret en Nougarorama.

« Lorsque Cathy Sabroux et Jacky Azencott m’ont proposé cette carte Blanche pour DIVA, j’ai été très heureuse et j’ai bien évidemment sauté sur l’occasion ! Le spectacle que je chante autour des chansons de Claude Nougaro existe depuis deux ans et j’ai très souvent eu envie de partager ce magnifique répertoire avec des artistes qui me font vibrer tout au long de l’année. Ces chansons se prêtent tout à fait à l’exercice des genres et j’ai voulu m’entourer de personnes capables de véritables propositions musico-théâtrales tout en étant aussi à même de se retrouver sur un terrain commun : celui du jazz alliant les grands textes de Claude Nougaro et les arrangements de Dominique Fillon.
Cathy Sabroux, Florence Pelly, Olivier Ruidavet, Christophe Cerino, Mathilde Febrer, et Tony Bonfils joindront donc leurs innombrables qualités artistiques et humaines, à celles de l’équipe d’origine de mon spectacle, Dominique Fillon au piano, Fred Jacquemin à la batterie, Diego Imbert à la contrebasse, pour nous faire vivre un moment inoubliable. »

Florence Pelly déballera son Gyfoutou le 4 juin.

« Je conçois que la notion de Gyfoutou paraisse un peu hermétique… Un fourre-tout du style vide poche ? Un amalgame de tas de choses diverses et variées ? Un bidule dans lequel on trouve tout et n’importe quoi ?

Que non pas : mon Gyfoutou, ce sera une soirée de chansons, certaines extraites de spectacles comme Les bouchons, Souingue, J’en ai marre de l’amour ou encore Souingue, Souingue. Mais attention, des inédits avec des chansons que jamais je n’aurais pu chanter hors d’une soirée Gyfoutou, celles que je n’ai encore jamais chantées. Seront avec moi Jacques Verzier, Gilles Vajou, Magali Bonfils et Vincent Heden. Que ferais-je sans eux ?

Et vous pourrez dire que vous êtes vernis puisque mon Gyfoutou sera interactif et non segmentant, histoire de parler moderne. En effet, c’est vous qui, au travers d’une loterie spéciale Gyfoutou, déciderez de l’ordre des chansons ce qui rendra cette soirée absolument et irrévocablement unique et éphémère ! »

Liza Michael nous présentera son groupe, Hot Couture, le 7 juin.

« Tout a commencé en Suisse, un long soir d’hiver sous la neige de Davos, par… accident. Nous avions été engagés pour faire un récital de chansons françaises, revisitées façon bossa et on nous avait assigné un DJ qui envoyait des loops latinisantes, histoire de faire moderne.
Le soirée était très people : Sharon Stone, Peter Gabriel, Angelina Jolie, Bill Gates, etc… ainsi que Carole Bouquet et son Gégé Depardieu qui en profitaient pour faire goûter le fruit de leur vignoble.
Au bout de deux heures, l’organisateur nous remercie et nous dit qu’il allait continuer la soirée avec le DJ.
On allait enfin pouvoir se jeter sur les buffets !
Mais soudain, j’entends: « Euh… Mes platines sont bloquées… Impossible de changer de CD, je ne peux que changer le tempo… Et là, j’suis censé foutre le feu et remplir la piste de danse… Faut que vous m’aidiez, please… ! »
Comme Depardieu venait d’enfourner les derniers petits fours au fois gras que je lorgnais depuis une dizaine de chansons, plus rien n’avait d’importance. Et même si je déteste par dessus tout improviser, comment dire non aux yeux de chien battu de l’homme aux platines bloquées qui semblait me donner soudain plus d’importance qu’à la pulpeuse Angelina Jolie… Sous le coup de l’émotion, je me suis entendue dire, abasourdie : « Zizou [NDLR : Zizou Sadki, bassiste], vas-y, lance une ligne de basse bien groove, et toi Damien [NDLR : Damien Roche, claviers], brode-nous un habillage musical, et ne vous occupez pas de moi, je me débrouillerai pour essayer de placer des bouts de morceaux qu’on a fait avant ». Zizou a lancé la ligne de basse de Queen : « Another One Bites the Dust », Damien a nappé le tout, et moi, ben, j’ai ouvert un gros classeur dont j’ai tourné hystériquement les pages et je suis tombée sur… « Pigalle ». Non, non, pas le « Pigalle » des Garçons Bouchers, mais bel et bien « Pigalle », le « tube » de Colette Renard.
Au bout de 1 minute 30, un mal de crâne… Argh, l’horreur !
Ben faut dire que j’avais fait le tour du classeur et j’en étais à citer les 2 Be 3, la Danse des Canards et l’Ile aux Enfants. La honte totale…
C’était affreux : mal à la tête, ridiculisés, crevés… Ca nous tapait carrément à l’estomac.
Au bout de deux heures, on a fini notre opération sauvetage, la-mi-nés avec une seule envie : disparaître.
Et là, tout le monde nous tombe dessus, en nous disant des trucs du style : « Wow, comment vous avez pris le public ! Trop fort ! Énorme… ».
Ben, allez-y, foutez-vous de nous !
Et c’est penauds, contrits et un peu sonnés que nous sommes rentrés sur Paris le lendemain…
Au moment de nous quitter, Damien qui habitait non loin, nous dit : « Vous ne voulez pas qu’on plugge les instruments, qu’on enregistre et qu’on s’écoute ça? »
Bon, ben, allez… Après s’être tapé la honte, ça ne pouvait pas être pire…
Au bout de moins de 30 secondes, le mal de crâne… again !
Par contre, à l’écoute : incroyable… C’était tellement facile, joyeux, étonnant…
Ensuite, on a décidé de pervertir un ultra doué touche-à-tout de la musique, Marco, saxophoniste de son état, et de le pousser à s’intéresser au DJ-ing et à utiliser ses ordis comme un musicien qui pourrait commenter à tout moment ce que je chantais en me répondant avec d’illustres samples d’Yves Montand à Liza Minnelli en passant par Annie Cordy, Michael Jackson ou la Callas.
Petit à petit on s’est adonné au découpage et ré-assemblage musical : Hot Couture était né.
Voilà, vous savez presque tout !
Pour la suite, rendez-vous samedi 7 juin 2008.
Et comme DIVA et Hot Couture font bon ménage, on espère vous y voir défiler très nombreux ! »

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