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Edges (Critique)

Le samedi 15 juin 2013 à 10 h 27 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Auguste Théâtre - 6 Impasse Lamier - 75011 Paris - Métro Philippe Auguste
Dates : Du 13 juin au 3 juillet 2013
Horaires : 13, 14, 15 juin à 21 h - 26 juin, 3 juillet à 19 h
Tarifs : 20 €, 16 €
Informations supplémentaires : 01 48 78 06 68

American Musical Theatre Live! Paris présente en collaboration avec Paris Broadway Saigon et MTI
EDGES de Benj Pasek & Justin Paul

Avec
Wassila Benaïssa
Adam Benghiat
Clara Benioff
Lauren Berkman
Eddy de Pretto
Xavier Ecary (swing)
Vincent Gilliéron
Clara Pettmann (swing)

Direction vocale : Miranda Crispin
Direction musicale : John Florencio
Mise en scène : Stéphane Ly-Cuong

Assistante mise en scène : Marine Julien
Assistante de production : Clara Pettmann

Résumé :
A tout juste 27 ans, les jeunes auteurs-compositeurs américains Benj Pasek et Justin Paul ont déjà vu leurs œuvres jouées off-Broadway (
Dogfight), à Broadway (A Christmas Story, en novembre 2012) et à la télévision (ils ont écrit des chansons pour la série à succès Smash et ont inspiré deux des personnages). Le magazine Vanity Fair les a récemment baptisés « les nouveaux Rodgers et Hammerstein ».
Edges
est leur tout premier spectacle, qu’ils écrivent à l’université alors qu’ils n’ont que 19 ans. Ce « song cycle » (une série de chansons autour d’un thème commun) évoque avec humour et émotion le passage à l’âge adulte, les choix que l’on fait, les rêves que l’on poursuit.
Edges
a été joué dans des dizaines de pays à travers le monde, de la Chine à l’Afrique du Sud, en passant par l’Australie et le Danemark. C’est à l’Auguste Théâtre que Edges sera créé pour la première fois en France, interprété en anglais par une jeune troupe (la benjamine a seize ans) prometteuse.

Notre avis :

Il est des risques que l’on prend, juste pour avoir le plaisir de les réussir.
Faire traverser l’Atlantique à Edges et le proposer au public français en était un. L’œuvre est récente, peu connue, et chantée en anglais ! Autant dire que l’on partait de loin. Oui mais voilà, à l’arrivée, l’atterrissage de Edges est impeccable. Il se fait en douceur et c’est un vrai bonheur. Ce « song cycle », composé par les deux américains Benj Pasek et Justin Paul n’est pas une comédie musicale au sens strict, c’est un récital de chansons autour d’un même thème, celui du passage à l’âge adulte, de la sortie de l’adolescence, lorsque l’on se trouve à la fois face à la réalité de la vie, à l’avenir, à la peur de l’inconnu.

Monté pour la première fois à Paris, c’est un excellent petit bijou que l’Auguste Théâtre accueille. Avec une mise en scène minimaliste, mais toujours juste, le spectacle proposé au public parisien repose uniquement sur les chansons, les voix et les interprètes, pour la plupart français. Et c’est une vraie merveille que l’on découvre. Les textes résolument contemporains sont furieusement drôles avec juste ce qu’il faut de tendresse, évoquant tour à tour les amitiés, parfois superficielles, les amours et les ruptures, les sentiments, les projets, les risques et les rêves, la vie finalement. Un hilarant « I Hmm you »  et les excellents “Man of my dreams” et « Be my friend » évoquant Facebook, valent à eux-seuls le détour.
Incarnant parfaitement ces adolescents au seuil de leur existence, la troupe n’en fait pas trop ; Ô que cela fait du bien de rencontrer de tout jeunes chanteurs (qui n’ont rien à envier à leurs aînés), d’entendre de nouvelles voix, de découvrir une nouvelle œuvre résolument moderne et de se laisser toucher par les interrogations et les doutes de ces jeunes adultes autour de ce leitmotiv : « Who I am ? Who I want to become ? »

Sur des mélodies interprétées au piano par John Florencio, les chanteurs sans artifices superficiels, offrent des moments touchants, drôles et légers, plein de poésie. Parmi la troupe, il y a d’ailleurs fort à parier qu’Adam Benghiat et Lauren Berkman verront bientôt tous leurs rêves se réaliser, tant leur présence sur scène est impeccable, parfaitement à l’aise dans leur jeu comme dans leurs chants.

Edges à Paris, en plus d’être inédit est un vrai régal. C’est simple, c’est beau, c’est réussi. Et si toute la troupe ne possède pas les mêmes qualités face à l’anglais et que quelques légères faiblesses de justesse se glissent, dûs au trac d’une grande première devant une salle archi-pleine, il n’y a que les ronchons qui le diront, ceux qui ont arrêtés depuis bien longtemps de prendre des risques.

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