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Edmond (Critique)

Le lundi 3 octobre 2016 à 9 h 43 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre du Palais Royal - 38 rue de Montpensier - 75001 Paris - M° Palais Royal, Pyramides, Bourse
Dates : Du 15 septembre 2016 au 8 janvier 2017
Horaires : du mardi au samedi à 21h, dimanche à 16h30
Tarifs : Catégorie Or : 60€ 1ère Catégorie : 52€ 2ème Catégorie : 44€ 3ème Catégorie : 38€ 4ème Catégorie : 17€

edmondD’Alexis Michalik
Mise en scène d’Alexis Michalik
Avec Pierre Bénézit, Christine Bonnard, Stéphanie Caillol, Pierre Forest, Kevin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Jean-Michel Martial, Anna Mihalcea, Christian Mulot, Guillaume Sentou, Régis Vallée, Valérie Vogt

Résumé : Après Le Porteur d’Histoire et Le Cercle des Illusionnistes, l’auteur – metteur en scène aux trois Molières, revient pour raconter la triomphale et mythique première de Cyrano de Bergerac. Edmond, avec ses douze comédiens sur scène, sera « un vrai théâtre de troupe » rappelant les grandes épopées théâtrales du XIXe siècle.

Notre avis : Après le triomphe, tant public que critique, de ses ses deux dernières créations, Alexis Michalik, auteur et metteur en scène, revient avec un nouvel opus – pour le moins attendu – nous plongeant dans les coulisses de la création du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. A la fin du XIXe siècle, le jeune Edmond est un poète, jeune et déjà mari et père, vivotant de ses pièces obscures bien qu’appréciées par certains connaisseurs – dont la grande Sarah Bernhardt -, mais n’ayant pas le succès de ses aînés Feydeau et Labiche. A bout de ressources, Edmond propose au comédien Coquelin une nouvelle pièce. Celui-ci accepte mais le problème est qu’Edmond n’a pas encore écrit une seule ligne. A partir de là, le spectateur est entraîné dans un véritable tourbillon, des affres de la création aux répétitions mouvementées, jusqu’à la première de ce qui deviendra une des œuvres majeures du répertoire français – pour ne pas dire mondial : Cyrano de Bergerac. Pendant près de deux heures, on se laisse emporter par un rythme qui n’accepte aucun temps mort. Dirigés avec bonheur, les comédiens prennent – et donnent – un véritable plaisir, la plupart d’entre eux se glissant dans la peau de multiples personnages tous hauts en couleur. L’esprit de troupe, cher à Michalik – et que l’on retrouvait notamment dans son spectacle musical La mégère à peu près apprivoisée, est bel et bien présent. Avec une mise en scène fluide, pour ne pas dire quasi cinématographique, avec son texte léger, spirituel et efficace, Michalik bluffe, séduit, amuse, offrant une vraie comédie populaire, grand public, dans le sens le plus originel de ces termes. Mais là où Michalik surprend, c’est en distillant, de façon constante et pourtant discrète et pudique, une émotion certaine qui serre souvent le cœur. Car si on rit des bons mots et des situations cocasses, on est aussi souvent touché par un propos juste et sincère sur le théâtre, et plus généralement sur la création et les artistes. Malgré les remises en question permanentes, les exigences insensées des uns ou des autres, les difficultés au quotidien avec les conjoints, Michalik, à travers le personnage d’Edmond (alter ego ?) nous montre qu’in fine, la persévérance, la foi sacrée, l’authenticité et le talent finissent par triompher. Et pour conclure, on pourrait presque reprendre cette citation de Chantecler de Rostand : « Chanter, c’est ma façon de me battre et de croire. »

 

 

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Un commentaire
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  1. Ben finalement, vous en pensez quoi? Cette critique est assez factuelle et neutre pour ne pas savoir ce que le journaliste pense du spectacle, ni ce que nous devrions en penser. Un peu frustrant.

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