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Eins zwei drei (Critique)

Le vendredi 22 février 2019 à 11 h 26 min | Par | Rubrique : En bref

Lorsqu’un musée ultra-moderne se referme comme un piège sur trois visiteurs épinglés dans leurs conflits d’humains trop humains… Un spectacle détonnant, à découvrir au 104.

Lieu : Le CENTQUATRE-PARIS - 5 rue Curial - 75019 Paris
Dates : du 20 au 24 février 2019
Horaires : 20h30 sauf dimanche 20h00
Tarifs : de 25 à 18€
Informations supplémentaires : 01 53 35 50 00

Lorsqu’un musée ultra-moderne se referme comme un piège sur trois visiteurs épinglés dans leurs conflits d’humains trop humains… Avec Eins Zwei Drei, le metteur en scène suisse Martin Zimmermann entend prendre au collet les thèmes de l’autorité, de l’abus de pouvoir, de la soumission et de la liberté. Comment les relations les plus banales dérapent en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire vers des sommets de fureur et de folie ? Entre danse, théâtre et cirque, accompagné live par le pianiste Colin Vallon, un jeu cruel comme un huis-clos qui éclabousse sur les cimaises trop blanches.

Notre avis : Eins, zwei, drei n’est pas une injonction à suivre la mesure, mais plutôt un moyen d’envisager ce spectacle comme une illustration de ce chiffre. Trois personnages, trois couleurs et trois airs musicaux principaux… Le tout dans une intrigue autour d’un musée, de son directeur, sorte de clown blanc volontiers inquiétant, de son subordonné aux oreilles surdimensionnées, clown noir à la gestuelle étonnante et enfin un diablotin rouge et dénudé sorti tout droit de terre… La mise en scène de Martin Zimmerman stimule l’imagination du spectateur en proposant des tableaux souvent étonnants, à l’instar de l’ouverture : la scène étant recouverte de deux immenses tissus noirs qui dévoileront le directeur du musée qui se perdra en mots de bienvenue dans diverses langues, mais aussi le pianiste qui officiera durant tout le spectacle, délaissant parfois cet instrument pour une batterie. S’ensuit une sorte de jeu de massacre où l’art est épinglé, mais aussi les rapports de pouvoir qui s’inversent. La scénographie ingénieuse joue sur diverses notions de murs évolutifs, de piano tournant, le tout pour offrir un maelstrom d’émotions qui passent de moments doux et voluptueux à une folie très orchestrée. Une évocation musicale à « My way » et au répertoire de Piaf intrigue l’auditoire, soit fasciné soit agacé par ces propositions visuelles radicales. Le spectacle a pour lui de mélanger les genres, de bousculer divers codes. Une expérience étonnante, à découvrir.

Pour en savoir plus et pour réserver vos places, voici le lien vers le spectacle : http://www.104.fr/fiche-evenement/martin-zimmermann-eins-zwei-drei.html


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