Fabrice Todaro, un artiste touche-à-tout !
Le Mercredi 4 novembre 2009 à 23 h 39 min | Par Christophe Morenas | Rubrique : Talent à suivre
Fabrice Todaro, avant d'enfiler à nouveau le costume de Doody dans Grease au Palais des Congrès, nous parle de ses différentes expériences scéniques ainsi que de ses projets.

Fabrice Todaro
Vous êtes, comme on dit, un « enfant de la balle ». Vos parents sont des artistes reconnus dans le milieu de l’opérette et de la comédie musicale. Le spectacle musical, vous êtes tombé dedans quand vous étiez petit ?
Effectivement, à l’âge de huit ans, j’ai joué Picolo dans L’Auberge du Cheval Blanc que j’ai interprété pendant huit ans tout en jouant dans d’autres spectacles, comme Nine aux Folies Bergère, où j’étais Guido enfant.
Vous avez joué dans des spectacles pour enfants, des opérettes, en passant par des comédies musicales grand public. Aimez-vous cette polyvalence ? Et quelle est, selon vous, la grande différence entre ces différents types de spectacles ?
J’adore le fait de passer d’un style à un autre ! Pour moi, il n’y pas de différence entre les ouvrages. Si un spectacle est bien monté, que ce soit de l’opérette ou de la comédie musicale, on ne doit pas voir la différence. Beaucoup d’ouvrages ne peuvent plus se jouer à cause du style musical, du livret qui est devenu vieux ou à cause du traitement mais c’est partout pareil. La comédie musicale est la suite logique de l’opérette, et l’opérette, bien montée, est une comédie musicale.
Vous allez reprendre le costume de Doody dans Grease au Palais des Congrès de Paris à partir du 4 décembre 2009. Parlez-nous de cette aventure.
C’est une aventure qui m’a beaucoup appris, tant humainement qu’artistiquement… C’est une pièce mythique, une musique qui donne la banane dès l’ouverture du spectacle. Ca va être génial de reprendre ce spectacle, en plus dans cette immense salle. Que du bonheur !
Quel est votre plus beau souvenir sur scène ?
J’en ai deux. D’abord Titanic joué à l’Opéra de Liège. C’était une aventure incroyable avec une belle ambiance, un spectacle génial. Ensuite c’est Clémenceau et la Tranchée des Baïonnettes de Jacques Duparc. C’est dans ce spectacle que j’ai fait les plus belles rencontres, dont ma chérie ! C’est le spectacle qui m’a donné jusqu’à présent le plus de frissons, le plus d’émotions.
Si demain vous aviez la possibilité de jouer le rôle qui vous tient le plus à cœur, ce serait lequel ?
J’ai deux rôles et un spectacle qui me font rêver. Le spectacle : Les Misérables, un rêve que j’ai depuis l’âge de cinq ans…
Sinon, les deux rôles sont Le Fantôme dans Le Fantôme de L’Opéra et Jekyll et Hyde dans Jekyll & Hyde… Rien que ça, c’est beau de rêver !
Après Grease, quels sont vos projets ?
En avril-mai, je dois participer à une création qui s’appelle La Force du Pardon de Jacques Duparc. Une histoire qui se passe pendant la Révolution Française où un général, avant de mourir, demande à son adjoint de gracier tous les prisonniers. Une histoire vraie, avec des musiques splendides. Je crois que ça va être bien… Ensuite, je pars faire Hello Dolly à Liège.

Fabrice Todaro est plus qu’un enfant de la balle, c’est un artiste à part entière, capable d’enfiler tous les costumes dans un spectacle et d’assurer le spectacle à lui tout seul. Quel plaisir de partager la scène avec lui, en tout cas!