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Fant@smes de demoiselles (Critique)

Le samedi 24 septembre 2011 à 22 h 12 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre 14 - 20 avenue Marc Sangnier - 75014 Paris - M° Porte de Vanves
Dates : Du 6 septembre au 22 octobre 2011
Horaires : Mardi, vendredi, samedi à 20 h 30, mercredi et jeudi à 19 h, samedi à 16 h
Informations supplémentaires : 01 45 45 49 77

De René de Obaldia
Adaptation et Mise en scène : Pierre JACQUEMONT
Avec :
Manon LANDOWSKI, Isabelle FERRON, Pierre JACQUEMONT, Laurent CONOIR

Musique : Lionel PRIVAT
Piano : Raphaël SANCHEZ en alternance avec Thierry BOULANGER
Accordéon, guitare et percussions : Stéphane PUC
Scénographie : Michel LEBOIS

Ce music-hall onirique racontera le voyage nocturne de demoiselles en quête de l’âme sœur et de l’homme idéal …
Un homme in, crac, cult, un bel officier, un beau jeune homme écolo, un mec dans l’cinéma, un beau jeune-homme fiévreux… commence une revue de 36 fantasmes entrevus et aussitôt perdus, autant d’occasion de transformisme
pour des voisins de bureau.
Dans l’espace de la nuit c’est aussi l’histoire moderne des petites annonces qui défile, des annonces matrimoniales lues dans les journaux ou tapées à la machine, aux messages lancés comme des bouteilles à la
mer sur l’océan virtuel du web.
L’action se situe dans un bureau en fin de journée, espace du refoulement et des fantasmes pour deux secrétaires et des cadres qui font
des heures sups.
Commence un voyage dans la nuit en quête de l’homme idéal, passant du quotidien au fantastique.
Au petit matin, il faut se rendre à l’évidence : cet homme rêvé n’existe pas.
Il n’y a pas de prince charmant, l’illusion est perdue, et à partir de ce triste désenchantement le monde est à réinventer : il faut aimer pour faire de l’homme qui passe un prince charmant… ainsi c’est le voisin de bureau qui peut dans un happy end amoureux se transformer en prince charmant !

Notre avis :

Dans ce spectacle musical, deux demoiselles explorent leurs fantasmes au travers des petites annonces, passant en revue différents types d’hommes : le prince charmant, le capitaine au long cours, le mâle dominant ou encore le doux rêveur, tous incarnés par deux comédiens… Et les clichés ont la vie dure : l’une fantasme sur un breton ? Elle met un imperméable et il arrive avec des bottes en caoutchouc. Un gentleman anglais ? Les chapeaux melon arrivent…
Le texte de René de Obaldia est travaillé mais il a parfois du mal à provoquer des rires de l’assistance. Pourtant, vu le sujet retenu, on pouvait s’attendre à plus de réactions de sa part. Il faut dire que ce spectacle d’une heure trente est basé uniquement sur des petites annonces : c’est un peu long ! Et tout ce texte est dit en rime, ce qui peut alourdir l’ensemble.
Les chansons n’en sont pas réellement : ce sont des petites annonces chantées, elles sont donc courtes, et aucune mélodie ne reste en mémoire… Dommage ! Un duo de musiciens a cependant le mérite d’être en direct sur scène.
Cependant, le décor et les lumières sont bien étudiés. Deux blocs forment des bureaux. Ils se tournent pour former des escaliers lumineux. Les panneaux de fond de scène coulissent pour masquer ou découvrir un comédien en fonction des besoins. C’est propre et efficace.
Quant à Isabelle Ferron, elle met sa gouaille et son caractère au service de son personnage. L’ensemble du quatuor de comédiens sur scène est plutôt efficace et volontaire mais il semble lui aussi trouver le temps un peu long.

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