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Fausse moustache, la comédie musicale (Critique)

Le dimanche 29 mai 2016 à 9 h 53 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Trévise - 14 rue Trévise, Paris 9ème, métro Cadet ou Grands Boulevards
Dates : 13 juin 2016
Horaires : 20 h 30
Tarifs : 20 euros / 15 euros (moins de 18 ans, étudiants, chômeurs, rsa, personnes handicapées)
Informations supplémentaires : fmcm2015@gmail.com

fausse-moustacheAuteur et metteur en scène : Raphaël Callandreau
Avec Julie Autissier, Barbara Belletti, Thierry Bilisko, Karim Camara, Emilie Chevrillon, Emmanuelle N’zuzi, Zacharie Saal et en alternance : Cathy Arondel, Alexia Rey

Résumé : Quel est le point commun entre un maire de province accroché à son mandat, un couple d’amoureux à la recherche de faux-papiers, un mariage gay, un adjoint au maire débauché et une opposition politique prête à tout pour faire tomber le pouvoir en place ?
Une troupe de huit comédiens-chanteurs nous emmène dans une histoire abracadabrante, un tourbillon de quiproquos, de chassé-croisés, de coups de théâtre et de coups de sangs, où dialogues acérés et chansons endiablées sont au rendez-vous.
 » Et la fausse moustache, dans tout ça ?  » me direz-vous… hé bien, on ne va pas vous vendre la mèche !

Notre avis (Critique parue lors des représentations de 2015) : Raphaël Callandreau (Naturellement Belle) nous présente son nouveau spectacle « Fausse moustache, la comédie musicale ». Sur scène, huit comédiens-chanteurs (cinq femmes et trois hommes) campent allégrement les personnages d’une petite ville de province de l’an 2000, aux caractères très typés et pittoresques. Nous y retrouvons un maire, très marqué à droite, et son adjoint prêt à toutes les manigances, une opposante bien de gauche, un couple mixte et très amoureux, deux sacrées fêtardes et une enquêtrice très mystérieuse.
Sur fond de campagne politique, le spectacle traite de plusieurs sujets d’actualité. D’une part, la clandestinité d’un jeune migrant qui ne possède pas de papiers en règle (l’amoureux) et d’autre part, le mariage homosexuel dont l’idée paraissait encore ubuesque il y a quinze ans. C’est autour de ces deux problématiques que se construit ce vaudeville haut en couleurs : comment se marier légalement quand on n’a pas de papiers ? En en créant de faux bien sûr. Encore faut-il ne pas tomber sur un adjoint véreux prêt à tout pour conserver son poste et s’en mettre plein les poches. Tel est pris qui croyait prendre…
L’écriture du livret est  fluide et drôle. Les rebondissements viennent sans cesse alimenter l’intrigue. Les scènes sont ponctuées de chansons bien composées dont les airs sont entrainants et variés. Le ton humoristique est donné dès la chanson d’ouverture (« Petite ville de province ») et on le retrouve tout au long des ensembles et solos (« Qu’est-ce que tu ressens vraiment pour moi ? », « On l’appelle Jessica », « Vengeance »…). La mise en scène est bien étudiée, alternant des scènes d’ensemble et d’autres plus intimistes. Les décors minimalistes se déploient pour situer les lieux où se déroule l’action.
Si à cette heure le spectacle n’en est qu’à ses toutes premières représentations (c’est une création) et qu’il lui faut encore un peu de rodage, il n’en reste pas moins une comédie envolée dont les situations absurdes s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

 

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