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Félix Gray – Les lumières de l’Orient

Le dimanche 1 mars 2009 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Félix Gray ©DR

Félix Gray ©DR

Vous allez présenter Sherazade en mars prochain. Comment en êtes-vous arrivé à ce projet ?
Lorsque l’on écrit des oeuvres musicales comme Don Juan, on est à la recherche de personnages qui ont quelque chose d’impressionnant et de différent, et donc une personnalité remarquable. Tout naturellement, le personnage de Sherazade m’a inspiré. C’est une femme pleine de courage et d’intelligence.

Avez-vous personnellement sélectionné les interprètes ?
Evidemment, lorsque je crée une comédie musicale, je choisis le casting. Cela prend beaucoup de temps et on rencontre beaucoup de monde. Mais la première fois que l’on voit les interprètes sélectionnés en répétition, sur scène, on se dit : « Ce sont eux! ». Autrement dit, c’est bien l’équipe que nous recherchions et que nous avons choisie. C’est sûr que l’on a toujours un peu de crainte. Nous hésitons et finalement nous sommes satisfaits.

Vous avez décidé de présenter Sherazade à L’Olympia de Montréal en sachant que c’est une petite salle. Pourquoi ?
C’est un choix très délibéré parce que je voulais absolument avoir un spectacle plus intimiste mais aussi un spectacle récurrent comme on en trouve à Broadway. L’Olympia de Montréal a la taille d’un théâtre de Broadway permettant d’avoir un spectacle qui reste à l’affiche tant que le public le souhaite. De cette façon, nous ne sommes pas obligés, comme dans un grand théâtre, de présenter le spectacle d’une date à une autre, sans avoir la possibilité de prolonger à cause des autres spectacles déjà programmés.

Pourquoi avoir choisi Montréal pour la création de vos spectacles ?
C’est l’endroit où ma première production a été présentée et ça m’a porté chance. Ce serait vraiment dommage ou fou de ma part de changer une formule gagnante.

Souhaitez-vous avoir le même parcours avec Sherazade que celui que vous avez connu avec Don Juan ?
Bien sûr. Je souhaite surtout que Sherazade plaise autant au public que Don Juan. Et avoir le même parcours ? Oui et non. Pour ce nouveau spectacle, j’espère vraiment avoir un spectacle récurrent qui tiendrait l’affiche une dizaine d’années, ou plus, dans ce magnifique théâtre qu’est L’Olympia de Montréal.

En parlant de Don Juan, que se passe-t-il avec ce spectacle ?
Il est actuellement en Corée où il fait un carton. Il a démarré le 6 février dernier. Le spectacle est chanté en coréen par des interprètes coréens que j’ai moi-même choisis. C’était très agréable…

Êtes-vous déçu de la réaction du public lors des représentations de ce spectacle à Paris ?
Non, pas du tout ! La réaction a été magnifique. C’est tout simplement que le travail a été moyennement fait par la production à Paris. Après que la presse a vu la première et que l’engouement s’est propagé autour du spectacle, nous avons eu des difficultés de disponibilité de lieu. On n’avait plus le théâtre et pourtant les derniers jours de représentations affichaient « complet ». Le bouche-à-oreille avait très bien fonctionné mais, malheureusement, nous nous retrouvions sans théâtre. Je ne voudrais pas revivre cette situation ici.

Je sais que Sherazade occupe encore tout votre temps mais pensez-vous déjà à un autre projet ?
Naturellement. Je ne m’arrête jamais. J’ai terminé l’écriture de Sherazade voilà déjà pratiquement deux ans, sans compter les ajustements que je fais encore maintenant et bien sûr, pendant cette période, j’ai recommencé à écrire un autre spectacle qui, je l’espère, sera prêt dans trois ou quatre ans.

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