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Femme femme femme (Critique)

Le mardi 4 octobre 2016 à 23 h 20 min | Par | Rubrique : Critique, Récitals, Concerts

Lieu : Théâtre Trévise - 14 rue de Trévise - 75009 Paris - M° Grands Boulevards.
Dates : Du 19 septembre 2016 au 26 décembre 2016.
Horaires : Les lundis à 19h30.
Tarifs : 24 € / 19 € /16 €

divalalaMise en scène : Freddy Viau.
Avec : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens, Marion Lépine.
Orchestration vocale : Raphaël Callandreau.
Chorégraphies : Cathy Arondel.

Après le succès de leur premier spectacle « Chansons d’amour traficotées », Les Divalala, irrésistible trio de comédiennes-chanteuses-musiciennes, proposent cette saison leur toute dernière création d’humour musical : « Femme Femme Femme ». Le temps d’une parenthèse nocturne pleine de fièvre et d’excès, elles nous invitent à suivre le parcours de femmes qui, après une rupture amoureuse, s’interrogent en chansons sur la vie, le temps qui passe, sondent leurs failles et leurs forces… Avec l’humour kitsch et chic qui les caractérise, leur élégance glam rock et leur sensibilité, Les Divalala ont toutes les audaces musicales et chantent la femme dans tous ses ébats. Plus que jamais accros aux mille facettes de la variété française, elles décalent et décapent avec maestria le répertoire, pour se délecter de reprises de tubes intemporels comme de pépites oubliées : de Souchon à Stromae, d’Ophélie Winter à Dalida, de Régine à Beyoncé… Grâce à des arrangements musicaux exigeants et l’intervention inattendue d’instruments surprenants, ces vibrantes reines de l’a cappella impressionnent par leur inventivité, leur performance vocale et la qualité de leur prestation. Elles dynamitent joyeusement la chanson française entre éclats de rire, tendresse et émotion. C’est tout simplement jubilatoire !

Notre avis :

La recette semble inépuisable, qui consiste à reprendre des tubes (mais pas seulement) – de préférence de l’époque foisonnante du Top 50 (mais pas seulement) – et à les réarranger, de sorte que, même si les rythmes et les harmonies sont très différents de l’original, il y a irrémédiablement une jubilation du public à reconnaître les paroles de ces chansons qui font partie de la mémoire collective et à les redécouvrir dans un contexte décalé. Ces mots prennent en effet un relief particulier dans les bouches des Divalala, résolues à incarner, pour leur deuxième spectacle des femmes amoureuses et meurtries, en puisant dans une palette variée d’intentions toujours sincères, jamais vulgaires.
On passe du rire à l’émotion et inversement, d’un Les bleus glaçant à un hilarant Voyage, voyage sous influence, à un inusable Avec le temps qui fait se dresser les poils, à un Single Ladies déchaîné… Ajouter à cela de drôles d’instruments de musique, d’étonnantes percussions, des répliques bien trempées, des chorégraphies assumées, des coiffures pleines de fantaisie, des robes à paillettes et une pincée d’accessoires désopilants… qui sont autant de gags et de surprises.
Mais le secret de la recette tient avant tout en des arrangements vocaux de très grande qualité signés Raphaël Callandreau (Coups de foudre, Naturellement Belle), qui savent triturer et enrichir sans dénaturer ni moquer. Et, bien entendu, en des interprètes dont les voix et la musicalité sont au même niveau d’exigence, en terme d’étendues et de couleurs vocales, d’expressivité, d’harmonies et de rythmes… si bien que, d’une part, on aimerait parfois une amplification moins encombrante (voire pas d’amplification) et que, d’autre part, on se retrouve parfois plus épaté par la performance que réellement captivé par les mots ou la musique. Deux petits bémols qui n’empêchent en rien ce spectacle de déborder de classe, d’énergie et d’humour.

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