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Frou Frou les Bains

Le mardi 30 novembre 1999 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Daunou - 7 rue Daunou, 75002 Paris (Métro Opéra)
Dates : du 8 juillet au 31 décembre 2005
Horaires : du mardi au samedi à 20 h 30 et le dimanche à 15h30
Informations supplémentaires : 01 42 61 69 14

Une comédie de Patrick Haudecoeur
Mise en scène : Jacques Décombe
Directeur musical : Vincent Prezioso
Chorégraphie : Johan Amselem

Avec Urbain Cancelier, Patrick Haudecoeur, Isabelle Spade, Isabelle Tanakil, Jean-Pierre Lazzerini, Guillaume Laffly, Paola Landolt, Patricia Grégoire, Edouard Prétet et quatre musiciens.

En ces temps de « megamusicals » pompeux, on avait presque fini par oublier que la comédie musicale à la française pouvait être un divertissement léger et rafraîchissant. Aux antipodes des grosses productions actuelles, Frou Frou les Bains est une comédie musicale qui ne néglige pas l’aspect « comédie » du genre. L’intrigue est simple. Dans une station thermale, le jour de l’ouverture de la saison, l’eau vient à manquer. Sur cette toile de fond, histoires d’amour vont se faire et se défaire au rythme des chansons. Tout est prétexte à chanter et Patrick Haudecoeur a inséré dans le spectacle de nombreuses chansons du répertoire français (« Mon homme », « Je cherche un millionnaire », « La route fleurie »…).

L’histoire est truffée de gags à répétitions, c’est « hénaurme » et « kolossal » mais c’est terriblement efficace. Frou Frou les Bains n’a d’autre ambition que de divertir et le pari est gagné haut la main. On appréciera aussi le fait que pas une seule fois ce spectacle musical ne se prend au sérieux… Enfin !

Côté distribution, Patrick Haudecoeur, dans son registre habituel de comique gauche et maladroit, instaure encore une fois une relation privilégiée avec le public. On remarquera aussi la formidable Isabelle Tanakil, en baronne nymphomane et sinologue, aux côtés d’une troupe qui semble s’en donner à coeur joie.

Alors, bien sûr, on pourra toujours trouver à redire : l’ensemble n’est pas toujours parfait vocalement, l’humour potache pourra en lasser plus d’un. Mais saluons tout de même ces interprètes qui chantent sans micro, accompagnés de vrais musiciens (un luxe rare) et n’oublions pas que le mot d’ordre, chanté par la troupe et le public à la fin du spectacle, est « Amusez-vous ! ». L’occasion est bien trop rare de nos jours pour ne pas en profiter.

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