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Gentry de Paris Revue

Le mardi 8 septembre 2009 à 13 h 40 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Casino de Paris
Dates : 7 au 17 septembre 2009
Horaires : du lundi au samedi à 20h30, le dimanche à 20h00

gentryDe Gentry Lane

Avec : Gentry de Paris, Dita Von Teese, Millicent Binks, Alain Buttigier, Julietta La Doll, Warren Speed et la participation de Nathalie Lhermitte

Metteur en scène : Philippe Calvario
Assistante mise en scène : Sophie Tellier

Pour ouvrir sa saison, le Casino de Paris renoue avec un des genres qui a fait ses beaux jours – la grande revue parisienne, dans la tradition de Joséphine Baker et Mistinguett – en y ajoutant l’art de l’effeuillage selon Dita Von Teese et Gentry de Paris (initiatrice du projet et directrice artistique), elles-mêmes inspirées par le burlesque américain des années 40.
De même que cette revue mêle différents genres, elle réunit également des interprètes d’horizons divers : des effeuilleuses (Von Teese, Gentry et deux autres comparses), des artistes de music-hall (danseurs de claquettes) et du théâtre musical (Sinan Bertrand, Vincent Heden, Olivier Breitman formant un impeccable trio dandy, Nathalie Lhermitte, Sophie Tellier…).
Gentry de Paris Revue se veut donc un spectacle iconoclaste, a priori décalé (on a droit par exemple à un numéro de magicien ringard), égrenant des tableaux prenant place dans des univers potentiellement riches visuellement : le cabaret au premier acte, le cirque au second.

Se succèderont donc ces décors des numéros de strip-tease, des chansons, des danses (avec les Gentry Girls) ainsi que deux performances de Dita Von Teese (une par acte) amenées tels des points culminants. Il y a son célèbre numéro du verre géant de Cointreau où la belle finit en s’aspergeant de liquide, ainsi que « The Opium Den » donné pour la première fois en Europe, où la showgirl s’adonne aux plaisirs de l’opium, celui-ci semblant susciter en elle des fantasmes saphiques.
Curieusement, alors que les ingrédients les plus excitants semblaient réunis au départ, la sauce peine à prendre. Manque-t-il un zeste d’impertinence ? Un soupçon de poésie ? Une pincée de magie ? Un peu de spectaculaire ?

On regrettera aussi que malgré une abondance de moyens (un des plus élevés de la saison selon le producteur lui-même), aucun budget n’ait été alloué à un vrai orchestre. Un accordéoniste et une harpiste accompagnent les numéros de chanson française (Nathalie Lhermitte, exceptionnellement remplacée le soir de la première par Jeanne Cherhal, dans le répertoire de Piaf) mais pour le reste, il faudra se contenter d’une bande son, qui, même si elle utilise un répertoire affectionné par les amateurs de Broadway (Gershwin, Porter…) n’a pas le pouvoir enveloppant d’un orchestre.
Au final, on reste étrangement sur sa faim malgré le plaisir de voir le magnifique escalier de Bakélite que Baker utilisa dans les années 30 ou les 300.000 scintillants cristaux Swarovski cousus main sur la robe de Dita Von Teese.

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5 commentaires
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  1. Vu hier soir , c’est très mauvais.
    A part Dita Von Teese c’est le néant . Des chorégraphies affligeantes, une piaf a la voix gondolée comme un disque vynil usagé , un trio de faux play-boy tenant plus de la guimauve sans gout que de la classe . un comédien pathétique , Des attractions de mauvais gout , enfin rien de rien .
    D’ailleurs l’accueil du public fut tres froid et beaucoup de départs à l’éntr’acte .
    C’est un coup d’épée dans l’eau , le metteru een scène ne sait pas ce qu’est une revue et ca se voit . dommage .

  2. Entièrement d’accord avec Luc. Très très mauvais!
    Seule Dita Von Teese était superbe dans ses deux numéros et basta. L’ensemble du spectacle est affligeant. « Gentry » (la « directrice artistique ») était si pathétique tant en danseuse qu’en effeuilleuse que j’étais terriblement gêné pour elle et que j’avais même de la peine à la regarder… Les chorégraphies étaient insipides et pas du tout en place. La mise en scène poussive, sans aucun intérêt voire incohérente. Quelques jolies voix étaient potentiellement présentes mais le son était très très mal balancé et rendait l’écoute particulièrement désagréable.
    J’avais une invitation et j’ai été satisfait des 2 numéros de Dita mais je me suis vraiment demandé ce qu’elle faisait dans cette galère.
    Les artistes ont malheureusement besoin de manger et de cachetonner, donc ils acceptent parfois n’importe quoi, ça peut se comprendre. Mais je crois qu’il faut dire clairement à Gentry qu’elle raccroche les gants (ou les plumes) et au metteur en scène qu’il retourne plancher sur ses fondamentaux.

  3. Spectacle MAUVAIS MAUVAIS !!!

    A part les deux sublimissimes numéros de Dita von Teese, ce spectacle est une honte !!

    Comment peut-on prétendre dans le programme de salle :
     » une somptueuse extravagance théâtrale »,
    « le retour de la Grande Revue traditionnelle que Paris n’a pas connu depuis les années 20 »,
    « somptueux décors »,
    « costumes extravagant »,
    « Effets spéciaux »
    « dans la tradition des Ziegfeld Follies »

    C’est une honte ! 6 pauvres danseuses, chorégraphies dignes de patronage, des baraques de Kermesse, des nuages en coton dignes d’un atelier d’enfants de CM2….

    Monter une revue, c’est un métier… Bobin’o en a déjà fait les frais…..

    à bon entendeur

  4. beurk!!
    Mauvais spectacle de fin d’années minable et trés ennuyeux!numeros d’effeuillage laborieux, choregraphies pathetiques , final a pleurer!!sauf Melle von Teese et le garçon en Josephine Baker…….

  5. Franchement c’est quoi ce bordel??? A part pour Dita tout est à chier!
    Faut qu’elle arrête Gentry, qu’elle se recycle dans la vente de churros sur la plage je sais pas moi, mais elle n’est pas faites pour monter une revue et gaspiller l’argent des honnêtes gens.

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