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Gospel sur la Colline (Critique)

Le jeudi 10 septembre 2015 à 23 h 11 min | Par | Rubrique : Critique, Récitals, Concerts, Théâtre musical

Lieu : Les Folies Bergère - 32 rue Richer - 75009 Paris - M° Cadet OU Grands Boulevards.
Dates : Du 04 septembre 2015 au 18 octobre 2015.
Horaires : Du mardi au samedi à 20h. Le dimanche à 17h.
Tarifs : De 39 à 85 €.

gospel-sur-la-collineDe Benjamin Faleyras.
Mise en scène : Jean-Luc Moreau.
Direction musicale : Patrice Peyriéras.
Avec : Firmine Richard, Dominique Magloire, Myra Maud, Ilan Evans, Carla Estarque, Jean-Michel Vaubien, Marc Thomas, Jean-Luc Guizonne, Manu Vince, Sharon Glory, Olivier Constantin,

Gospel sur la colline c’est le Sud des Etats-Unis dans les années 50 et la vie facétieuse d’une petite église haute en couleur et remplie d’émotion. Dans la plus pure tradition de la musique noire américaine, plus de 40 chanteurs, acteurs, musiciens et danseurs vous feront partager la ferveur, la joie mais aussi les peines, d’une paroisse toujours débordante de vie !

Notre avis:
Si Dieu existe, il doit passer, chaque soir, un merveilleux moment depuis quelques jours, tant il se retrouve célébré à outrance sur la scène des Folies Bergère, depuis la Première de Gospel sur la Colline. L’amour, la paix, la tolérance… et la musique, cette création musicale présentée « en première mondiale » est un festival de louanges passionnées !
Dans cette Louisiane de 1951, où règne encore la ségrégation –nous sommes dix ans avant le discours mémorable de Martin Luther King– la vie des noirs américains s’organise autour de l’église. Lieu de culte, elle est aussi et surtout un lieu social où se retrouve une communauté, unie par sa foi et sa couleur de peau. S’y croisent autant de personnages que de destins: les futurs mariés, dont les familles se chamaillent, le jeune John qui ne vit que pour le rock’n’roll, Suzy, la fille de mauvaise vie, ou le Révérend Gédéon bien décidé à bâtir une nouvelle église sur la colline, où s’assiéraient ensemble noirs et blancs.
Après un démarrage bien lent, où chaque tableau est inutilement ponctué d’une transition parlée de Firmine Richard, le spectacle monte peu à peu en puissance. Des offices religieux aux champs de coton, en passant par le cabaret l’Alcazar, les voix s’élèvent –si ce n’est vers Dieu, du moins vers le public– et les personnages se livrent : rêves, souffrances, remords et espoirs, chaque sentiment est prétexte à louer Dieu, dans l’exubérance, la chaleur, et parfois l’émotion. L’intrigue finit alors enfin par prendre forme et le rythme par s’accélérer. Se déroulant en quasi-totalité dans l’église (les décors sont des images incrustées sur écran), le deuxième acte est, en revanche, beaucoup plus proche du concert, parfois interactif. Après un sermon délirant du pasteur (Ilan Evans), dans une frénésie et une euphorie électrique, ballades et gospels déchainés alternent mais sans réelles intrigues, si ce n’est des rebondissements instantanés à la facilité déconcertante. Le talent vocal des artistes, leur charisme, leur réel enthousiasme, pallient, cependant à cette absence totale d’actions. Car c’est bien sur cette troupe inédite que repose la force de ce musical. Autour de Dominique Magloire, de Jean-Luc Guizonne (inoubliable Mufasa du Roi Lion) ou de Jean-Michel Vaubien (Avenue Q, Swinging Life, D.I.S.C.O.) une trentaine de chanteurs assure le show. Parmi eux, Carla Estarque, Man Vince ou le crooner Marc Thomas sont d’étonnantes surprises. Tous donnent vie aux musiques originales signées Benjamin Faleyras, un gospel moderne très jazzy voire rock’n’roll. Signalons d’ailleurs pour s’en féliciter l’absence totale de bande-son. Neuf musiciens présents sur scène, interprètent en direct tous les titres. C’est rare et appréciable.
En basant leur spectacle sur un genre musical, les équipes de Gospel sur la Colline ont assurément atteint leur but musicalement, mais ils ont négligé, et c’est dommage, dialogues et intrigue. Face à un thème général grave, on aurait aimé un récit plus travaillé, un scénario moins simpliste et des personnages moins caricaturaux. Restent une vraie énergie, largement communicative, une troupe de chanteurs-danseurs aux performances (et aux corps !) impeccables, et une vraie célébration du Gospel, partagée avec toute la salle. Au final, l’amour triomphe et les cuivres explosent. Alléluia ! Dieu existe, je l’ai rencontré aux Folies Bergère.

 

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