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Guilhem Routier – L’aventure continue…

Le jeudi 1 avril 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Guilhem Routier ©DR

Guilhem Routier ©DR

Pourquoi changer le titre de votre projet ?
Bertrand Hubert du gala des Etoiles, rencontré lors d’une présentation des Deux Moniales, nous a suggéré ce changement de titre afin de le rendre plus accessible. Le roi devait s’y trouver. Nous avons cogité jusqu’à trouver Isabelle et le Roi qui plaît à tout le monde. On le retient plus facilement. Ce titre met, en outre, l’accent sur l’aspect médiéval du spectacle.

Quel est l’historique de ce spectacle ?
En 1998, à l’époque où Notre Dame a eu le succès que l’on sait, l’envie que j’avais d’écrire une comédie musicale s’est renforcée. L’abbaye de Saint Félix de Monceau, que restaure mon père depuis 30 ans, m’a inspiré par son histoire très riche qui a bercé mon enfance. L’intrigue est donc originale et se base sur des éléments historiques. Bien entendu, j’ai romancé et synthétisé. Il a fallu condenser 400 ans d’histoire ! Tous les faits marquants, comme la peste ou le passage sanglant des mercenaires routiers, sont abordés, regroupés de manière à pouvoir faire vivre les personnages que j’ai inventés. S’ils ont réellement existé, ils n’ont pas forcément connu tous les avatars que je leur inflige. Par la suite, j’ai écrit les chansons. Depuis 14 ans, je compose, sans lien avec le théâtre musical. Ce fut donc une première. Ecrire les textes, les musiques, les arrangements : tout cela représente deux ans de travail. Avant la fin de l’écriture, j’ai organisé un casting pour trouver les six interprètes principaux. Ces chanteurs m’ont inspiré pour la fin de l’écriture des chansons, ils les ont enrichis car ils viennent soit du monde de la variété, du rock, de la soul : ce mélange des genres apporte un plus.

Avez-vous créé le spectacle sur scène ?
En 2001, sur le site de l’abbaye, nous avons monté le spectacle intégral. Ce fut terrible à organiser puisque nous étions un peu tous néophytes en la matière. Il a fallu tout faire, ce fut une bonne expérience. Aujourd’hui, forts de cette expérience, nous proposons un spectacle abouti. Il a gagné en fluidité, le rôle du roi est davantage en avant. Comme nous avons changé de titre, on nous a demandé un nouveau single qui mette en relation Isabelle et le roi, j’ai donc écrit cet été « Chaque heure compte » qui est devenue notre figure de proue. Il a remplacé « Carpe Diem ».
Nous avons réuni une fine équipe qui s’est agrandie jusqu’à atteindre 20 personnes, artistes et techniciens confondus.

Aujourd’hui l’aventure se poursuit ?
Effectivement, nous croyons tous en ce projet. Nous misons beaucoup sur ce showcase, dans lequel nous avons mis beaucoup de temps, d’argent, de travail. Notre but est de trouver une production séduite par ce projet ambitieux, certes, mais avec un fort potentiel. Dans son intégralité, le spectacle se scinde en deux actes et comporte 35 chansons. Il dure environ deux heures et quart. Le showcase ne présentera que 20 chansons, les artistes seront mis en espace, mais n’auront pas les costumes que nous destinons au spectacle et le pèlerin présentera l’intrigue. Notre nouveau manager s’occupe de nous avec force. Des contacts sont pris au Canada, par exemple.

Quelle est l’intrigue ?
Notre histoire concerne deux religieuses. L’une est désabusée par la vie, son entrée en religion n’est qu’un moyen de fuir les souffrances du monde. La seconde est l’inverse, une épicurienne qui pense qu’en entrant dans les ordres elle pourra s’adonner à toutes les passions humaines et spirituelles auxquelles elle aspire. Des tensions naissent obligatoirement entre ces deux personnages. Viennent ensuite les relations avec le roi, la corruption, l’amour… Mon désir est de toucher les gens avec cette histoire originale.

En tant que spectateur, quelles sont vos attentes ?
Tout d’abord qu’on me raconte une histoire. Qu’elle soit, bien entendu, compréhensible, originale. J’attends d’être ému. Je suis très sensible à la musique, puis au texte. Lorsque c’est vraiment réussi, les deux se mêlent. Le grandiose, en revanche, ne m’attire pas. J’ai une préférence pour les éléments historiques. Arriver à dire des choses profondes de manière simple : voilà ce que je recherche. J’avoue ne pas avoir une très grande culture en comédie musicale, je ne m’y suis intéressé que tard. Je ne suis pas fan des comédies musicales américaines. West Side Story ou Grease ne m’ont pas trop accroché. J’apprécie davantage The Blues Brothers ou The Rocky Horror Picture Show. Actuellement, j’aimerais bien voir différents spectacles parisiens comme Créatures.

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