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Haïm, à la lumière d’un violon (Critique)

Le samedi 18 février 2012 à 12 h 25 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : Au Vingtième Théâtre 7 rue des Platrières, Paris 20e (métro Ménilmontant ou Gambetta)
Dates : Du 29 janvier au 3 juin 2012, les samedis et dimanches
Horaires : Les samedis 28 janvier, 18 février, 3, 10, 31 mars, 7, 14, 21 avril à 15h00 Les dimanches 29 janvier, 5, 12, 19, 26 février, 4, 18, 25 mars, 1er, 8, 15, 29 avril, 13, 20, 27 mai et 3 juin à 20h30 Et en semaine les 2, 3 et 4 mai à 21h30
Tarifs : 25 euros
Informations supplémentaires : Réservations : 01 48 65 97 90

Ecrit et mis en scène par Gérald Garutti
Un spectacle théâtral et musical créé par la compagnie C(h)aracteres
Avec Anouk Grinberg,
et les musiciens Naaman Sluchin (violon), Dana Ciocarlie (piano),
les Mentsh Alexis Kune (accordéon) et Samuel Maquin (clarinette).

Dimanche à 20h30 : tous les dimanches du 29 janvier au 3 juin (sauf les 11 mars, 22 avril et 6 mai).
Samedi à 15h : les 18 février, 3 mars, 10 mars, 17 mars, 31 mars, 7 avril, 14 avril et 21 avril.
En semaine à 21h30 : représentations exceptionnelles les mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 4 mai.

Haïm – à la lumière d’un violon retrace la vie réelle de Haïm Lipsky, violoniste juif né à Lodz en 1922 dans une famille ouvrière pauvre, devenu violoniste à force de volonté, et sauvé de l’enfer concentrationnaire grâce à la musique. Résonance d’une vie à travers un siècle extrême, ce conte musical où alternent mélodies classiques et morceaux klezmer témoigne de la survie par l’art, de l’espoir préservé jusqu’au cœur des ténèbres et du fil de la transmission.

Notre avis :

Cette lecture est un triple défi : historique, littéraire, et musical.
Gérald Garutti signe ici un magnifique récit et une mise en scène osée. L’histoire est tour à tour narrative, musicale, ou jouée, avec beaucoup de pudeur. C’est une savante alchimie de marier les mots à la musique, un exercice périlleux qui est ici tout à fait réussi.
Anouk Grimberg et les musiciens s’accordent parfaitement tout au long de l’histoire.
Côté musique, le public est gâté. Le violoniste qui ouvre le spectacle n’est autre que le petit-fils de Haim Lipsky, Naaman Slushin. Celui-ci retranscrit musicalement avec merveille toutes les étapes de la vie de son grand-père. Son interprétation, comme celle de ses partenaires, est définitivement habitée et d’un très haut niveau.
La musique apporte les couleurs et laisse l’imagination du public courir sur les mots. Le passage sur la Shoah est extrêmement fort, tant par la pudeur des termes employés que par la vérité et la justesse de chaque souvenir. C’est une réelle prouesse que d’arriver à parler de l’enfer avec autant de réalisme et de retenue.
C’est un spectacle poignant qui devrait être conseillé aux professeurs d’histoire et de musique dans les collèges et lycées. Car si Haïm Lipsky a voulu transmettre son amour de la musique à ses enfants, son message d’espoir va bien au delà. Haïm signifie la vie. Ce spectacle est tout simplement une leçon de vie très émouvante.

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