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Harlem Swing – Ain’t Misbehavin’ (Critique)

Le jeudi 20 octobre 2011 à 8 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Sous le Grand Chapiteau - - Cirque en chantier - Ile Seguin - - 92100 Boulogne Billancourt - Métro : Ligne 9, Ligne 10
Dates : Du 04 Novembre au 08 Janvier.
Horaires : Du mardi au samedi à 20h. Les vendredis et samedis à 16h. Les dimanches à 15h00 et à 19h00.
Tarifs : De 34 à 375 € (tarifs enfants, étudiants et personnes âgées disponibles).
Informations supplémentaires : http://www.cirquedusoleil.com/fr/shows/corteo/tickets/paris/maps-infos.aspx

Musique de Fats Waller.

Mise en scène : Richard E. Maltby Jr.
Chorégraphie de Arthur Faria.

Directeur musical : William Foster Mc Daniel et cinq musiciens en live.

Avec Starr Domingue, Patrice Covington, Rebecca Covington, Milton Craig Nealy, Yvette Clark, Wayne Pretlow, Terita Reed, Melvin Tunstall.

Revue musicale basée sur le répertoire de Fats Waller.

« Harlem Swing » se déroule dans un club de jazz mythique au coeur du Harlem des années 20 où deux hommes et trois femmes flirtent, dansent et chantent jusqu’à l’aube sur les rythmes délirants du compositeur Fats Waller.

Notre avis :
Trente ans après sa première apparition parisienne au Théâtre de la Porte Saint-Martin, le spectacle né à Broadway sous le titre Ain’t Misbehavin‘ et surnommé entre temps Harlem Swing retrouve la France et sa capitale pour 11 représentations aux Folies Bergère dans le cadre d’une nouvelle tournée mondiale.
Depuis sa création en 1978, Ain’t Misbehavin’ n’a jamais cessé d’être joué, décliné même par des troupes amateurs dans les universités américaines, changeant de distribution et de scénographie. Ici, c’est une version très proche de l’originale qui nous est proposée.
En effet, cette nouvelle production a été remontée sous la direction de son concepteur d’origine, Richard Maltby (Miss Saigon, Fosse) et du chorégraphe Arthur Faria.

Si la scénographie de cette tournée n’est pas aussi luxueuse de ce que l’on attendrait d’un spectacle from Broadway, c’est dans sa distribution que l’on trouvera son bonheur. Malheureusement desservie par quelques problèmes techniques ce soir là, la troupe dégage une énergie folle et nous transporte deux heures durant, dans le Harlem des années 20 et la personnalité du généreux Fats Waller.

A travers trente-deux chansons, les cinq interprètes incarnent tour à tour l’aspect gros nounours, arnaqueur, musicien, beau parleur et séducteur du jazzman méconnu ; autant de facettes du compositeur qui caractérisent tout aussi bien le Harlem de cette époque. Sans aucun temps mort et efficacement soutenue par un orchestre live de six musiciens, la richesse des chansons de Harlem Swing suffit amplement à combler l’absence de dialogues entres les interprètes.
Le tableau « This Joint Is Jumpin' », traduit les émotions des participants au cours d’une longue nuit endiablée;  le rythme vertigineux de “How Ya Baby” voit un couple s’abandonner à une danse désarticulée dans le style des danses noires de l’époque.
Les paroles et certaines chorégraphies sont pleines de sous-entendus à faire rougir mais il n’est pas indispensable de tout comprendre pour se laisser emporter par la complicité d’une troupe enivrante et chaleureuse.

 

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3 commentaires
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  1. The musical review, Harlem Swing/Ain’t Misbehavin’ gave Paris a very nice helping of great singing of the well known Fats Waller tunes evoking the style and frolic of the 1030’s Harlem speakeasy life.

    Each of the five singers/actors performed convincingly the repertory which has become timeless from Ain’t Misbehavin’ which they shared and revisited effectively at various points in the show __ to other pieces like Black ‘n Blue and the sensually sung Mean To me.

    If the staging was a bit bare, the band with a few too green members showing signs of first run technical problems, the vigorous singing and on-point dancing and movement of the cast made this a great show which moved well and mounting to a high boil of energy before sloping to a thunderously simmering ending__unforgettable. If you love Harlem 1920’s and all that the period evokes, I highly recommend.

    Ammon H. Moore

  2. La machine à remonter le temps existe!

    Harlem Swing est un vrai moment de bonheur musical. Une revue, simple et sans fioritures.

    Même si, au départ, j’ai craint que la quasi absence de décor et l’enchaînement des chansons façon « récital » ne deviennent vite lassant, c’est l’inverse qui se produit. L’ensemble a un côté suranné auquel s’ajoute l’ambiance particulière des Folies Bergères et on se plaît à s’imaginer pour un soir vivre les folles nuits des cabarets de Harlem.

    Courez-y! Ils ne sont pas là pour longtemps et les voyages musicaux de cette qualité sont rares à Paris!

  3. Un blues qui swingue, un humour décapant et des artistes plus que pêchus, quel bonheur!
    Dommage en revanche que l’histoire n’apparaisse pas plus clairement, car même pour les plus aguerris en anglais la compréhension est trop freinée par les accents, le chant et l’absence de décors et de dialogues. Le manque de dialogues donne un côté récital voire démonstration vocale, mais si ce que vous voyez sur scène ne parvient pas toujours à capter votre attention, la musique permet toujours de raccrocher les wagons.
    Bref à voir pour les grands fans de la musique du Harlem des années 20!

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