Recherchez

How to succeed in business without really trying (Critique)

Le mercredi 10 mai 2017 à 15 h 54 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Seconde production de l'année pour Saville 27. Une lecture respectueuse et réussie d'une oeuvre méconnue.

Lieu : Theâtre de Ménilmontant - 15, rue du Retrait - 75020 Paris
Dates : du 9 au 11 mai 2017
Horaires : 20h
Tarifs : 16€
Informations supplémentaires : 01 46 36 98 60

Un grand classique de Broadway pour la première fois à Paris : un univers coloré et joyeux qui met en scène le monde des affaires.

Auteur: Frank Loesser

Mise en scène: Mathieu Ouvrard et Chloé Chevé-Melzer

Distribution: Corentin Boisgard, German Brayer, Guillemette Buffet, Chloé Dalché, David Dax, Tatiana Drolon, Damien Henry, Stéphane Lamberto, Louis Lefebvre, Manon Lorre, Mathieu Ouvrard, Pierre Péchard, Lucile Pouthier, Baptiste Quatreville, Camille Rieu, Stella Roulette, Julia Scoatariu, Sarah Serres, Thomas Taplin

L’action se situe dans l’Amérique des années 50 et met en scène Pierrepont Finch, un jeune laveur de carreaux qui tente de s’immiscer dans le monde de l’entreprise en suivant les préceptes d’un livre appelé « Comment réussir dans les affaires sans vraiment essayer ». Son art de l’esbroufe et ses talents d’improvisation vont lui ouvrir les portes de la World Wide Wicket Company, une entreprise où se côtoient employés dévoués, hommes d’affaires arrivistes et secrétaires désespérées.

 

Notre avis : Se frotter à une œuvre méconnue et assez imposante est un défi complexe. La troupe de 27 Saville, qui a déjà présenté voilà quelques semaines The wild party, aime les paris de taille et se donne les moyens de les relever. En effet cette proposition, faite avec peu de moyens mais avec une énergie et une envie délicieuses, convainc.

Tout comme pour la mise en scène précédente les dialogues sont en français et les chansons en anglais. Mais des sur titres viennent aider les non anglophones, ce qui est une bonne idée. Si tout n’est pas parfait dans cette production, nous ne chipoterons pas et mettrons l’accent sur ce dynamisme et cette envie d’être sur scène pour défendre une comédie musicale au thème quasiment d’actualité. Il y est question en effet d’un Rastignac bien décidé à gravir tous les échelons du pouvoir (dans une compagnie, diriger le pays ce sera sans doute pour plus tard !) et le tout grâce à un livre, sorte de grimoire dont les consignes, appliquées à la lettre, permettront au jeune Finch, ancien laveur de carreau, de diriger en quelques mois la société qui l’employa comme grouillot. Un monde d’hommes d’affaires côtoie celui des secrétaires, les électrons libres apparaissant comme autant de grains de sable dans un rouage qui se veut bien huilé. L’humour est constant, la dénonciation de l’ambition dévorante fine. L’histoire d’amour n’est pas oubliée, bien entendu, mais elle se révèle cocasse et complexe à souhait. Pamphlet sur l’arrivisme et ses conséquences, la comédie musicale est donc servie par une troupe pleine d’allant, accompagnée par cinq musiciens. Pour faire bouger les comédiens/chanteurs, des chorégraphies respectant l’état d’esprit des spectacles des années 50 électrisent l’espace. Toute la troupe a bien assimilé les exigences du genre et lui rend hommage avec une belle sincérité. Certains tableaux d’ensemble ne manquent pas de panache.

Autant dire que cette troupe fournit le fruit d’un réel travail, un bel investissement personnel et collectif, que nous ne pouvons que soutenir.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter

4 commentaires
Laisser un commentaire »

  1. Incroyable!! Un peu de Broadway à Paris!

  2. J’ai adoré! Il y a pas 5 minutes sans que j’ai ri!

  3. Si ma mémoire est bonne, ce spectacle a été créé à Paris dans les années 60 (sans succès) au Théâtre du Gymnase avec Jacques Duby.

  4. JeanB, d’ailleurs, il existe même un album en français.

Laisser un commentaire