How To Succeed In Business Without Really Trying (Critique)
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How To Succeed In Business Without Really Trying (Critique)

Le mercredi 9 mai 2018 à 8 h 02 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Theâtre de Ménilmontant - 15, rue du Retrait - 75020 Paris
Dates : 1, 2 et 3 mai
Horaires : 19h45
Tarifs : de 11 à 22€
Informations supplémentaires : https://www.facebook.com/selmacompagnie

de Franck Loesser
Livret de Abe Burrows, Jack Weinstock et Willie Gilbert

Mise en scène: Mathieu Ouvrard et Chloé Chevé-Melzer
Direction musicale: Grégoire Bette

Avec: Corentin Boisgard, Chloé Dalché, Pierre Delage, Mathilde Eulalie, Maëlle Guy, Damien Henry, Marie-Clémence Jobart, Mathieu Kaep, Stéphane Lamberto, Louis Lefèbvre, Brice Mureau, Neima Naouri, Mathieu Ouvrard, Lucile Pouthier, Clément Ropers, Julia Scoatariu, Sarah Serres, Stella Siecinska Roulette et Coline Thuissard

Résumé: Dans l’Amérique des années 50, Finch, un jeune laveur de carreaux tente de s’immiscer dans le monde de l’entreprise en suivant les préceptes d’un livre appelé “How to succeed in business without really trying”. Son art de l’esbroufe et ses talents d’improvisation vont lui ouvrir les portes de la World Wide Wicket Company, une entreprise où se côtoient employés dévoués, homme d’affaires arrivistes et secrétaires désespérées. L’ascension de Finch vers les hautes sphères du monde de l’entreprise sera évidemment parsemée d’embûches, attisant la jalousie de ses nombreux concurrents et attirant les charmes d’une secrétaire déterminée à rencontrer l’amour.

Notre avis: Selma compagnie, une troupe pleine d’avenir ! La reprise du spectacle monté la saison dernière avec la compagnie 27 Saville (lire la critique) tient toutes ses promesses. Avec une équipe en partie renouvelée, des chorégraphies inédites et quelques moyens obtenus grâce à un financement participatif, Selma compagnie a pu présenter un spectacle très abouti qui n’a rien à envier aux grosses productions.
D’un point de vue esthétique, rien n’est laissé au hasard. Les costumes, les coiffures et les décors sont remarquables. Simples et efficaces, ils nous plongent immédiatement dans l’Amérique des années 50. Les éléments de décor modulables et évolutifs permettent des changements de plateau originaux et variés sans jamais ralentir le rythme du spectacle.
Les comédiens sont très bien distribués et chacun colle parfaitement à son personnage. Tous sont à l’aise en théâtre autant qu’en chant ou en danse, ce qui nous a permis d’apprécier des chorégraphies d’ensemble fort bien réglées et très bien exécutées.
Un orchestre de cinq musiciens très talentueux est présent sur scène. La formation flûte, saxophone, trompette, piano, basse et batterie apporte beaucoup de dynamisme et soutient avec énergie les chanteurs. Le style de chant est un peu trop formaté à l’américaine. S’il est irréprochable d’un point de vue technique, il manque légèrement d’émotion et de personnalité dans l’interprétation. Il n’en reste pas moins de très beaux airs chantés par de très belles voix. On retiendra tout particulièrement le trio Finch-Smitty-Rosemary dans l’air où Smitty fait l’entremetteuse entre Finch et Rosemary et dans lequel l’harmonie vocale est absolument parfaite.
Le seul vrai défaut de cette production est la longueur du livret. L’histoire s’essouffle à la fin de la première partie et peine à reprendre de l’intérêt après l’entracte. On aurait certainement gagné à faire quelques coupes et à ne garder des trois heures initiales que les deux heures les plus efficaces. Le passage à vide prend heureusement fin dans la deuxième partie quand tout le bureau s’anime sur l’air de Miss Jones. Ce tableau plein d’entrain et de joie réveille littéralement le spectateur et conduit le spectacle vers un final flamboyant.

 

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