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I do ! I do ! Une vie en chanté

Le Mardi 17 décembre 2002 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers, Théâtre musical

Lieu : Amphithéâtre du Palais des Congrès - 2, place de la Porte Maillot 75017 Paris - Métro Porte Maillot
Dates : du 17 décembre 2002 au 2 février 2003
Horaires : du lundi au samedi 21 h 00, matinées samedi 17 h 00 et dimanche 15 h 30
Tarifs : 1 ère catégorie : 49.50 ? - 2 ème catégorie : 43.50 ? - 3 ème catégorie : 36.50 ?
Informations supplémentaires : sur la billetterie en ligne du Palais des Congrès de Paris

Paroles & livret : Tom Jones
Musique : Harvey Schmidt
Adaptation française : Stéphane Laporte
Mise en scène : Jean-Luc Tardieu
Chorégraphie : Bruno Agati
Direction musicale : Thierry Boulanger
Deuxième pianiste : Stan Cramer
Décors : Dominique Arel
Costumes : Bernadette Villard
Lumière : Jacques Rouveyrollis
Avec : Manon Landowski et Jean-Paul Bordes

Critique parue en décembre 2001

Oui, oui et encore oui !

Il y a longtemps que les amateurs de comédies musicales attendaient un spectacle d’une telle qualité à Paris. Créée en 1966 à Broadway, cette comédie musicale de Tom Jones et Harvey Schmidt raconte cinquante ans de la vie d’un couple, Agnès et Michel. Stéphane Laporte a eu la bonne idée d’adapter ce petit joyau musical en français. C’est un enchantement permanent. Dans un joli décor modulable tout en bois représentant la chambre à coucher, Manon Landowski (Agnès) et Jean-Paul Bordes (Michel) nous régalent de leur talent. Irrésistibles et touchants, ils jouent, chantent et dansent des instantanés de leur vie de couple avec un vrai plaisir et une totale complicité. Vieillir de cinquante ans en moins de deux heures tout en restant crédible constitue une véritable performance d’acteur. Jean-Luc Tardieu signe une mise en scène parfaite, toute en nuances et inventive, qui contribue grandement à la réussite du spectacle. Intelligent et plein d’esprit, le texte français de Stéphane Laporte se savoure avec jubilation. Toutes les répliques font mouche, certaines font même penser à Feydeau et Oscar Wilde. Les chansons s’intègrent parfaitement aux dialogues. La ravissante musique d’Harvey Schmidt brillamment interprétée par deux pianistes (et véritables partenaires des comédiens), Thierry Boulanger et Stan Cramer, varie entre burlesque et nostalgie et donne au spectacle une belle couleur poétique. Tout au long de la représentation, on se surprend à reconnaître en Agnès et Michel un peu de soi, de ses parents ou de ses grands-parents. On s’attache tellement à ce couple qu’on ressent un pincement au coeur quand on le voit partir à la fin. C’est bien le signe d’un spectacle fort. Un grand bravo à toute cette équipe qui nous fait passer un formidable moment plein de rires, d’émotion et de tendresse. Une telle bouffée de bonheur et d’optimisme est trop rare pour la laisser passer.

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