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Il était une fois complètement à l’ouest (Critique)

Le dimanche 4 janvier 2015 à 10 h 15 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Déjazet - 41 boulevard du Temple - 75003 Paris - M° République.
Dates : Du 22 janvier 2015 au 14 février 2015.
Horaires : Les jeudis, vendredis et samedis à 20h30.
Tarifs : De 24 € à 52 €.
Informations supplémentaires : 01 48 87 52 55.

il-etait-une-foisLivret : Antony Puiraveaud.
Mise en scène & scénographie : Alma de Villalobos & Nicolas Kern.
Direction musicale : Nicolas Kern.
Chorégraphie : Alma de Villalobos.
Costumes : Guillaume Attwood.
Avec : Laury André, Vincent Baillet, Gaël Cesbron, Jérôme Cuvilliez, Julien Dalex, Arnaud Dugué, Thierry Durot, François Dussilol-Godar, Jérôme Guérin, Laurent Giordanengo, Alexis Haouadeg, Laurent Lapeyre, Sébastien Ledoux, Jérôme Lhommeau, Federico Morisot, Miko Pouradier, Laurent Plessi, Franck Quelen, Thierry Quessada, Frédéric Renaud, Jacques Rosé & Xavier Sibuet.

Résumé :

Un village perdu du Middle West Américain en 1890.

Dans le saloon, tenu par une charmante famille, des cow-boys viennent dépenser le soir venu leur maigre salaire au bar.

Sur scène, des danseuses lèvent la jambe et s’esqui-vent parfois avec un de ces messieurs en fin de soirée.

Un quotidien apparemment sans histoire…

Mais l’arrivée d’un jeune homme de la ville en quête de ses origines va complètement bouleverser la vie de la bourgade et, de rebondissements en rebondisse-ments, va faire éclater la vérité et les non-dits de cette petite communauté un peu trop tranquille.

Un croque-mort protecteur, une jeune fille en mal de romance, un cow-boy qui rêve de devenir danseuse, une danseuse qui rêve de partir avec un cow-boy solitaire, une me-neuse de revue qui cache bien son jeu, un barbier qui n’a pas peur de jouer du rasoir, une indienne qui n’a pas peur de jouer du fusil, un shérif manchot et corrompu, un bandit re-cherché depuis 20 ans, un chercheur d’or dépité, et même Ma Dalton : ils vont tous vous emmener complètement à l’Ouest !

D’Offenbach à Michael Jackson, de Rossini à Amy Winehouse, d’Aretha Franklin aux Pet Shop Boys, de Michel Legrand à Philippe Katerine, de Jacques Brel à Queen, l’univers musical des Caramels fous est toujours aussi débridé, alternant de vrais moments d’émotion avec les délires musicaux et chorégraphiques les plus hilarants, pour le plaisir de tous !

Notre avis :

Depuis le 22 janvier dernier, le nouvel opus des Caramels fous se joue au Théâtre Déjazet devant des salles combles. Faut-il vous présenter les Caramels fous ? C’est une joyeuse bande créée en 1982, à l’origine pour s’exercer au chant mais qui nous a offert depuis plus d’une quinzaine de shows entièrement « faits maison ». Car cette troupe d’amateurs, dans le plus beau sens du terme, construit également ses décors et fabrique ses costumes. La caractéristique de la troupe ? Elle est uniquement composée d’hommes quels que soient les rôles interprétés. Dire qu’elle est gay-friendly est pourtant trop réducteur. Leurs spectacles s’adressent à tous ceux qui souhaite passer une soirée haute en couleurs.

Cette fois-ci, les Caramels revisitent le Far west pour la première fois sous la plume d’Anthony Puiraveaud et dans une mise en scène et chorégraphies d’Alma de Villalobos et de Nicolas Kern. Et ça fonctionne !
Passé le premier quart d’heure qui pose les bases de l’intrigue sur la musique d’Ennio Moriconne, l’ambiance s’échauffe dans ce cabaret du west américain tenu par un croque-mort (Xavier Subet), sa femme indienne (Alexis Haoudeg) et leur ingénue de fille en mal d’amour (Vincent Baillet). C’est là qu’exercent les filles de joie qui donnent le ton en chantant « Ah les hommes » et auquel répondent les cowboys sur « Des filles de l’alcool ».

Tout semble bien se passer dans cet univers jusqu’à ce qu’un jeune barbier (Jérôme Cuvilliez) arrive en ville et bouleverse le train-train et les préjugés des habitués.

De nombreux thèmes sont abordés, comme toujours dans les spectacles des Caramels, à commencer par ce qui tient le plus à cœur des Caramels et de ses fous : s’accepter soi-même et être accepté. Le spectacle fait la part belle à tous les comédiens, sans exception. C’est cela qu’on aime aussi dans chez les Caramels. Quel que soit son niveau, chacun tient le haut de la scène et contribue largement au déroulement de l’histoire au travers des chœurs, duos ou solos et des dialogues où les jeux de mots s’enchainent (Julien Daleh avec Jacques Rosé, plus Ma Dalton que nature).
Nous retrouvons ainsi, avec joie, de nombreux comédiens, tels que Laury André en cocotte éperdue, Miko Pouradier très attendrissant cowboy en quête d’identité, Thierry Quessada qui veille sur ses filles, pour n’en citer que quelques uns.
A noter plusieurs coups de cœur vraiment poilants adaptés de tubes planétaires ou de comédies musicales non moins connues : « Poney poney poney »,  « M.Y.T.H.O. », « American Rhapsody », « On veut un mari » ; « Mademoiselle sent la bouse », « On ne fait pas pipi debout », « Femme d’un mètre quatre-vingt » avec mention spéciale pour « Bling bling » et « Billy je t’implore » (nous voulons laissons le soin de retrouver les œuvres d’origine, avec ces seuls titres pour indices).

Bref, un nouvel opus de cette troupe complètement décalée qui ravira votre soirée et fera fonctionner à plein vos zygomatiques.

 

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