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Jean-Claude Bramly – Un créateur au service du jeune public

Le lundi 1 décembre 2008 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Rencontre

Jean-Claude Bramly ©DR

Jean-Claude Bramly ©DR

Quel est le parcours qui vous a conduit vers la comédie musicale ?
Mon parcours ? Et bien, j’ai commencé par faire le chanteur. En réalité, je voulais être les Beatles à moi tout seul. Au bout de quelques années, je me suis rendu compte que c’était un programme pour le moins ambitieux ! Cela ne m’a pas empêché de commettre quelques enregistrements, des collectors que doivent s’arracher aujourd’hui quelques amateurs éclairés. Il n’empêche que j’ai réussi à vivre de ce métier un peu grâce à la musique de pub, à l’habillage antenne pour radios, à mon travail d’arrangeur musical, et aussi en tant qu’intervenant pour aider des ados d’EDF ou d’Air France à monter des « vrais spectacles pros » dans le cadre de leurs colonies de vacances. Il s’agissait de petites comédies musicales, créées dans l’urgence. Quelque part, je réalisais un fantasme puisque j’ai toujours été un amoureux du genre.

Pourquoi avez-vous décidé de créer des spectacles à destination du jeune public ?
Nous n’avons pas décidé. C’est un genre qui s’est imposé. Cela fait des années que nous donnons le change. Malgré nos tailles d’adultes, nous sommes plus que jamais des enfants, alors nous savons parler ce langage. En vérité, je ne suis pas bien sûr que l’on ne s’adresse qu’au jeune public, quand on voit le nombre de personnes qui reviennent voir le spectacle… sans leurs enfants !

Quelles sont les contraintes des spectacles jeune public ?
La contrainte serait justement de penser que c’est plus facile. C’est loin d’être le cas. Nous n’avons pas la volonté d’infantiliser, pas plus que celle d’intellectualiser plus qu’il ne faudrait. Si nous délivrons quelques messages, nous ne les voulons pas larmoyants. On raconte des histoires aux enfants comme pour les grands. Même si tout ça reste très ludique, nous prenons cet enjeu – celui de les toucher – très au sérieux.

Vous travaillez en binôme. Comment s’organise cette création en duo ?
Cela commence souvent par une promenade en bord de Marne avec Marie, ma fidèle complice. On se lance des sujets, on élabore, on creuse… Puis vient le temps des devoirs à la maison, alors on zoome, on écrit des chansons, on commence à noircir des pages. A deux au début, ce n’est pas toujours facile. La récompense est au bout de nos efforts quand on réalise que 1 + 1 = 3.

Depuis deux ans, Amnésia rencontre un beau succès. Pouvez-vous nous présenter cette oeuvre et la manière dont le public la perçoit au fil des représentations ?
Amnésia est une magnifique aventure humaine et artistique. Nous voyons aujourd’hui le public fondre vers le Studio des Champs Elysées à l’heure des représentations, mais ça n’a pas toujours été comme ça. Cette histoire a démarré de rien et a été construite avec quelques bouts de ficelle. Nous avons connu nos périodes de vaches maigres avec moins de 30 personnes dans la salle. Aujourd’hui c’est différent et Amnésia commence à résonner d’un bel écho dans le panorama des musicals. La presse ainsi que le public sont derrière nous. Ce n’est pas pour dire mais… ça fait du bien ! Mais comme on l’explique aux Oscars, c’est le résultat du travail de toute une équipe. Je profite de cette tribune que vous m’accordez pour remercier tous ceux qui ont accepté de défendre ce spectacle. Amnésia est une vraie comédie musicale pluridisciplinaire : les artistes chantent, dansent, jouent la comédie et surtout de la musique live. C’est vous dire combien on s’amuse quand il s’agit de monter le casting ! Mais nous avons toujours eu la chance de trouver des équipes valeureuses et talentueuses. Impossible d’évoquer Amnésia sans dire un mot de la merveilleuse mise en scène que nous a offerte Pierre Barayre.

Les Contes de la Marne représente un voyage tout à fait différent. Pouvez-vous nous en parler ?
Vous avez raison de parler de voyage. Il s’agit presque d’une odyssée. Les Contes de la Marne se veulent des contes musicaux racontés par la rivière. Nous habitons à proximité de la Marne, à Saint-Maur, alors forcément elle nous cause. On ne fait jamais que mettre en paroles et en musique tous les secrets qu’elle nous confie. Notre nouveau conte, « la Fée aux larmes roses », nous emmène jusqu’à la source de la rivière. Comme chacun sait, les larmes roses de la fée se transforment en rivière et vont ainsi rejoindre l’océan. Le bug, c’est que les larmes de notre Fée sont devenues noires. On soupçonne fortement une certaine « Pollutia » d’avoir contribué à ce maléfice… mais je ne vais quand même pas tout vous raconter… !

Des projets pour la suite ?
Plein les cartons, mais c’est vrai qu’on n’aime pas trop en causer tant qu’on n’est pas certains de les voir exister. Ce qui est sûr, c’est qu’Amnésia va continuer son petit bonhomme de chemin. Quant à nous, nous ne sommes pas au bout de nos contes… comme la rivière d’ailleurs, nous sommes loin d’être taris.

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4 commentaires
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  1. Bonjour,
    Nous avons été enchantées par la comédie musicale AMNESIA
    Serait-il possible d’avoir le nom de l’instrument joué par Amnésia, son qui a marqué ma fille et qui souhaiterait apprendre cet instrument
    En vos remerciant

  2. Mais c’est une clarinette… tout simplement !

  3. c’est super bravo à bientot au mois de mai 2OI4

  4. COUCOU ,

    C’EST UN PROJET GRANDIOSE

    NOUS AIMONS BEAUCOUP ET COMPTONS PARTICIPER

    BISES

    A BIENTOT
    DOMI -GILOU

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