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Jérôme Collet – Il s’appelle Spartacus

Le mercredi 6 octobre 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Jérôme Collet ©DR

Jérôme Collet ©DR

Jérôme Collet, à dix jours de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je me sens bien. Je pense que tout le monde a hâte de commencer après ces trois mois de répétitions. On a envie que les portes s’ouvrent, que le public entre et puisse s’exprimer.

Vous avez déjà connu ça avec Notre Dame de Paris
J’ai eu la chance d’intégrer la troupe de Notre Dame de Paris en 1998 et j’y suis resté quatre ans et demi dans les rôles de Quasimodo et de Frollo, en tant que doublure, alternant ou titulaire. J’ai beaucoup appris, en particulier travailler en collectivité au quotidien, gérer les relations humaines, ce qui n’est pas facile quand on est ensemble six jours sur sept.

Comment êtes-vous arrivé sur Spartacus, le gladiateur ?
Je connaissais quelqu’un chez Universal qui m’a informé des auditions. J’y suis allé, j’en ai passé quatre ou cinq, après j’ai fait des essais en studio. Ce fut un long parcours. Mais quand on m’a appelé pour me dire que j’avais le rôle de Spartacus, j’ai ressenti une joie immense, une grande fierté mais aussi beaucoup de responsabilités qui arrivaient d’un seul coup.

Que représente Spartacus pour vous ?
Spartacus, c’est un mythe, un personnage qui a existé mais qui est devenu une légende. C’est une histoire que je ne connaissais pas très bien. Jusqu’à ce qu’on me dise que j’avais le rôle je ne me suis pas documenté, je ne voulais pas être déçu au cas où ! En revanche dès que j’ai eu la réponse positive, là je m’y suis vraiment intéressé. J’ai appris des choses incroyables sur lui, sur la vie à l’époque. C’est une icône de liberté, révolutionnaire au même titre que le Che plus récemment. Je ne sais pas si en remontant encore plus loin dans l’histoire on peut trouver un personnage qui ait été capable de fédérer autour de lui un groupe aussi important d’hommes, de femmes et d’enfants pour combattre l’oppression et se soulever contre le pouvoir tout puissant.

Avez-vous revu le film Spartacus avec Kirk Douglas pour vous préparer ?
Je l’ai vu il y a très longtemps mais je n’ai pas voulu le revoir pour ne pas être influencé par la gestuelle et les intentions de jeu de Kirk Douglas. J’ai préféré privilégier mon imaginaire grâce aux livres que j’ai lus.

Avez-vous suivi un entraînement physique particulier ?
On a d’abord tous suivi une préparation physique intense, beaucoup de cardio, de musculation. Puis quand on a commencé les répétitions, on a travaillé sur les combats avec des armes en bois pour se familiariser avec les mouvements chorégraphiés. Je vous garantis que c’est très physique !

Quels sont les points forts de ce spectacle ?
C’est un spectacle très riche. Il se passe beaucoup de choses sur scène : beaucoup de spectaculaire, des combats, de la machinerie, des images. Les musiques et des textes collent parfaitement à l’histoire, très forte.

Justement parlez-nous des chansons de Maxime Le Forestier…
Je suis venu sur le spectacle en signant un chèque en blanc parce que je n’avais encore rien entendu. Et j’ai vraiment été surpris en découvrant la musique de Maxime. Quand on a enregistré l’album voilà déjà un an, c’était un peu abstrait parce qu’il fallait qu’on interprète des personnages sans les avoir encore incarnés sur scène. Maintenant qu’on les a travaillés, la musique prend son ampleur de façon incroyable. L’osmose entre la musique et l’action est impressionnante. D’autre part chaque personnage a son instrument de prédilection, sa couleur musicale qui correspond à ce qu’il représente. Par exemple pour Spartacus, c’est la guitare électrique, la guitare de la révolte.

Comment se passe le travail de mise en scène avec Elie Chouraqui ?
C’est un régal. Je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir dans la façon dont Elie nous a amenés dans son histoire, dans ce qu’il voulait dire et ce qu’il voulait montrer. Je vais regretter la période des répétitions !

En quoi selon vous, Spartacus, le gladiateur se différencie-t-il des autres grands spectacles musicaux que nous avons pu voir depuis Notre Dame de Paris ?
Personnellement, la musique et les textes de Maxime Le Forestier m’attirent plus. Le sujet de Spartacus est très fort, il amène de l’émotion mais aussi de la dureté que l’on ne trouve pas forcément dans d’autres spectacles plus légers comme Les demoiselles de Rochefort par exemple. Je dirai peut-être que c’est un spectacle plus dur, plus adulte.

Ne craignez-vous pas que le public commence un peu à se lasser de ces grosses productions ?
Après tout, il n’y en a qu’une ou deux par an, ce n’est pas tant que ça comparativement au théâtre ou au cinéma. C’est un apport de culture supplémentaire. Le spectacle musical est un genre un peu à part qui mérite d’être tiré un peu plus vers le haut.

Avez-vous déjà d’autres projets ?
C’est un peu prématuré. Je veux d’abord m’investir à fond dans ce spectacle et le défendre. Après on verra, peut-être un disque, j’ai des chansons mises en stand-by pour l’instant.

Aimeriez-vous continuer dans la comédie musicale ?
J’aime ce genre de spectacle, je n’ai pas envie de me dire que je n’en referai plus, tout dépendra de ce qu’on pourra éventuellement me proposer.

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