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Jérôme Rouzier – Coeur de rocker

Le jeudi 1 avril 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Jérôme Rouzier ©DR

Jérôme Rouzier ©DR

Jérôme Rouzier, Chance c’est votre première comédie musicale ?
Non, j’ai été Louis XVI dans La Révolution Française, la comédie musicale de Boublil et Schönberg alors que je n’avais que dix ans ! C’était en 1989, mon institutrice nous a fait jouer ce spectacle à l’occasion du Bicentenaire. J’étais un petit garçon un peu introverti, elle a révélé quelque chose qui était enfoui en moi. C’est la première fois que je me sentais vraiment bien. Tout en poursuivant un cursus scolaire et universitaire, j’ai travaillé sur des chansons avec mon meilleur ami Maxime Richelme (qui a d’ailleurs signé les arrangements de Chance). On a fait beaucoup de séances de studio, très peu de scène à part au lycée.

Il paraît que vous avez été pressenti pour jouer Phoebus dans Notre Dame de Paris
En 1997, j’ai envoyé ma première maquette pour le casting. Et incroyable, Luc Plamondon a pris la peine de m’appeler lui-même pour me dire « je te veux pour Phoebus , tu as la voix qu’il faut, tu me fais penser à Balavoine, quand tu chantes il y a vraiment quelque chose » ! A ce moment là, comme à mon habitude, je me suis mis à réfléchir beaucoup trop, je me suis posé plein de questions si bien qu’à l’audition, je n’ai pas réussi à donner le maximum. Luc Plamondon a été très sympathique et compréhensif, il voulait que je revienne le lendemain mais j’ai préféré rentrer chez moi à Marseille ! C’était hallucinant de passer à côté d’une telle opportunité, j’avais les portes ouvertes, mais je n’étais tellement pas prêt humainement que je ne regrette pas.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans Chance ?
J’ai été mis en relation avec Hervé Devolder quand il préparait Chance. Je lui ai donné une maquette. A l’époque, Hervé avait juste fait une version piano-voix avec tout son art et toute la fougue qu’on lui connaît. Ca a été un véritable travail de composition au niveau du personnage du coursier. Avec Maxime Richelme, dans notre petit garage de Marseille, on a travaillé sur les arrangements des chansons « Libre » et « Tout autour du monde ». On a proposé le résultat à Hervé et de là tout est parti. Ce qui est bien sur ce spectacle c’est que nous avons tous participé à sa conception, Hervé nous a laissés vraiment libres. Là où j’ai eu à fournir le plus de travail, c’est au niveau comédie, on peut dire que j’ai fait mes armes sur le terrain. Tomber sur un metteur en scène comme Hervé, c’est génial. C’est un amour, il prend le temps. Comme je collais au personnage, ça ne s’est pas trop mal passé. Artistiquement, c’est une très belle aventure, ça m’a beaucoup appris.

On vous sent très attaché à ce spectacle…
J’adore les gens qui y travaillent, ça fait tellement longtemps qu’on se connaît maintenant. C’est devenu une famille. J’aime bien le côté frais, sympathique et déjanté du spectacle, pas prise de tête du tout. Jouer dans Chance, c’est passer du bon temps avec des potes, il y a toujours une bêtise à faire ! C’est un petit moment de folie dans la journée.

En quoi cette version acoustique va-t-elle être différente de la précédente ?
Le fait que ce soit joué dans une petite salle va ajouter forcément un côté intimiste. Chanter sans micro c’est très différent, il faut faire attention au débit. Pour moi, ça va être une première. L’aspect théâtre va aussi être mis plus en avant. Pour le coup, ça va être davantage du théâtre chanté qu’une comédie musicale. Tout l’enjeu et la difficulté va être de conserver le comique de la version initiale.

Cette fois vous n’allez pas pouvoir assurer toutes les représentations…
C’est vrai que je vais être pris les fins de semaine par la tournée de Autant en emporte le vent, mais je devrais pouvoir faire plus des trois quarts des dates. De toute façon, j’ai deux bons alternants ! Cédric Pelzman a déjà eu l’occasion de jouer le rôle. Quant à Laurent Ban, j’ai vraiment hâte de le voir en coursier, ça doit valoir le détour !

Vous avez évoqué Autant en emporte le vent. Pouvez-vous nous parler de votre expérience de doublure sur ce spectacle ?
C’est énorme ! Je suis arrivé très tard sur le spectacle, quinze jours avant la première. Ca s’est passé très vite, j’ai auditionné un vendredi, trois heures après j’étais pris. J’ai du assimiler en peu de temps les deux principaux rôles masculins. Pour l’instant, j’ai joué deux fois Rhett Butler et dix fois Ashley. Comme ce sont deux personnages complètement différents, ce n’est pas évident de passer de l’un à l’autre. Il m’est arrivé de jouer les deux rôles à quelques jours d’intervalle, c’était assez déroutant, à des moments je ne savais plus qui j’étais. Etre doublure, c’est rock’n roll ! Mais c’est vraiment plaisant aussi car il n’y a pas la routine qui s’installe. A chaque fois, c’est une première. J’aime bien ce côté stressant. Et puis même lorsque je ne joue pas l’un des deux rôles, je suis toujours intégré au spectacle comme les autres doublures d’ailleurs. En plus en ce moment, comme il y a moins de danseurs figurants sur la tournée, je suis présent sur scène les trois quarts du temps. C’est vrai que j’aimerais jouer Ashley ou Rhett plus souvent, mais c’est le jeu. Je suis très content d’être sur une grosse production comme celle-là, c’est une très bonne expérience.

On est loin de Chance !
Ce sont deux spectacles, deux univers très différents. C’est ça qui est intéressant. Je vais certainement me servir de cette expérience supplémentaire acquise sur Autant en emporte le vent pour la mettre au service du coursier. Rassurez-vous, ce ne sera pas Rhett Butler avec un casque !

Avez-vous envie de continuer dans la comédie musicale ?
Ca dépendra du projet mais ce n’est pas mon objectif premier. J’ai vraiment très envie de faire de la scène en tant que chanteur. Avec Maxime Richelme, nous venons de terminer une maquette de douze titres qui pourrait devenir un album. Mon désir, c’est vraiment de faire valoir le répertoire qu’on a mis en place depuis dix ans. Je veux défendre de beaux textes fidèles à ma vision des choses. Je vais démarcher avec cette maquette en France mais aussi en Italie où je me suis déjà produit devant des auditoires étrangement réceptifs !

Un dernier mot ?
Venez voir Chance !

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Gaétan Borg

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3 commentaires
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  1. Salut Jérôme ,je suis un copain et collègue de jeunesse de ton pere (18 ans) à St Maur des fossés, je viens de l’avoir au tel et t’´ai rechercher sur le net …sur son conseil…pas mal ton parcours , y doit être fier de son fiston le jp , on a vécu de bons moments avec Guy d’Afrique du sud ( il a du t’en parler ) ! Bon courage. Et bonne chance à toi Jérôme ! Embrasse ta maman Annie de la part de LOIC Et CHANTAL , elle se souviendra …nos coordonnées 06 89 51 66 27 /02 99 19 53 23 st Malo ! Tchao !

  2. appelle moi merci

  3. toujours très fane

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