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Jo et Joséphine

Le lundi 12 novembre 2007 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre du Concept Créatif Pierre Cardin - 33 Boulevard Victor Hugo - 93400 Saint-Ouen
Dates : du 7 novembre au 31 décembre 2007
Horaires : du mercredi au vendredi à 20h30, le samedi à 17h00 et 20h30

Un spectacle musical de Jacques Pessis
Mis en scène par Rubia Matignon
Arrangements et direction d’orchestre de Aurélien Noël
et Félix Sabbal-Lecco Chorégraphie : Glyslen Lefever
Décor: Stéphanie Jarre
Avec Aurélie Konaté et Grégori Baquet

Nous sommes à la veille des années cinquante. Dans un cabaret, un chef d’orchestre, Jo aperçoit dans la salle Joséphine Baker. Il la fait monter sur scène, où elle est ovationnée. Cette « Joséphine » n’a plus rien à voir avec celle de « La Revue Nègre ». Si sa gloire, sa réputation dans le monde entier demeurent intactes, elle a beaucoup changé, au fond d’elle-même. Elle a connu la guerre où elle a fait preuve d’une conduite héroïque en profitant de ses tournées pour jouer les agents de renseignements au service de la Résistance…

Le pari de Jacques Pessis était osé : aborder Joséphine Baker non pas au sommet de sa gloire mais à un moment beaucoup plus critique de sa vie, l’après-guerre. Pari osé mais intéressant car c’est bien là que réside tout l’intérêt du spectacle.

Une voix de crooner, un jeu dynamique sensible et drôle, Gregori Baquet campe un Jo Bouillon, homme de l’ombre, très touchant. C’est incomparablement sur lui que tient tout le début du spectacle, peut-être un peu lent à démarrer. Il est vite rejoint par une Aurélie Konaté étonnante. Dès le départ, la belle adopte l’accent et les intonations de Joséphine Baker, l’effet est troublant… Plus l’action avance et plus le public est impressionné par sa performance très juste au niveau comédie, excellente en chant et littéralement envoûtante en danse… Gregori Baquet et Aurélie Konaté forment un charmant duo où les répliques et les pas de danse fusent et s’enchaînent avec talent. Côté scénographie, la décoratrice Stéphanie Jarre a conçu une machine modulable permettant de passer à vue, d’un lieu à un autre. Et ça fonctionne ! C’est avec plaisir que l’on suit comme un feuilleton l’évolution des relations entre Jo et Joséphine, dans l’intimité des loges, et de l’autre côté du rideau, la féerie du show, les paillettes du cabaret… Musicalement, on reconnaîtra quelques standards de l’époque, les tubes de Joséphine, et on découvrira avec plaisir quelques airs savamment interprétés qui lient parfaitement l’action. En résumé, Jo et Joséphine est une excellente surprise en cette fin d’année et mérite le détour par Saint Ouen…

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