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Journal d’un chat assassin (Critique)

Le lundi 11 octobre 2010 à 20 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Jeune public

Lieu : Théâtre Essaïon, 6 rue pierre au lard, 75004 Paris Accès : Hotel de ville-Rambuteau
Dates : jusqu'au 8 décembre 2010
Horaires : 14h30 le mercredi, samedi et dimanche
Tarifs : 12 euros
Informations supplémentaires : à partir de 6 ans

chatassassinAuteur : Anne Fine
Artistes : Carl Hallak
Metteur en scène : Alix Crambert

Durée 60 mn

« J’ai tué un oiseau, c’est vrai. Ellie, ma maîtresse, a sangloté si fort que j’ai cru que j’allais me noyer… mais qu’est-ce que je suis censé faire ?
Je suis un chat, tout de même ! Quelques jours plus tard, j’ai rapporté une souris morte ; je ne l’avais même pas tuée ! Ellie et ses parents étaient encore très contrariés. Et après, il y a eu cette regrettable histoire de lapin…  »
Tuffy ne mâche pas ses mots et nous raconte ses mésaventures dans cette famille qui ne comprend décidément pas sa vie de chat.

Adapter un livre en pièce de théâtre est un exercice difficile. Le journal d’un chat assassin ne manque pas d’humour, mais reste néanmoins un long monologue, ce qui rend la tâche encore plus ardue. Car si l’auteur a su trouver les mots pour nous faire rire, il s’agit de les mettre en scène et de leur donner vie. Carl Hallak, unique comédien en scène est bluffant par son travail de mémorisation, son énergie et sa présence féline ! Il campe un chat d’une mauvaise foi totalement assumée, grinçant et plein d’ironie. Ainsi certains passages comme celui du tableau captivent et font bien rire le jeune comme le moins jeune public. Les personnages secondaires sont représentés par des poupées doudou et c’est là que le bât blesse un peu. On se lasse au fil de l’eau de ce chat qui interprète tous les personnages. La mise en scène, un peu trop monotone, finit par ennuyer le spectateur. Côté costume et décors, la créativité est de très bon goût. Le masque du chat laisse parfaitement discerner les expressions du comédien et son costume est rigolo. Le système de tiroir sur lequel repose le décor fonctionne tout à fait, même si on aimerait être davantage surpris.
En résumé, un texte croustillant servi par un comédien de talent, mais un poil ennuyeux… A réserver aux amateurs d’Ann Fine et de chats polissons !

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