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Julien Husser, alias Link

Le vendredi 17 juin 2011 à 21 h 02 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Julien Husser dans Hairspray©Jeanmichel-G

Comment avez-vous découvert la comédie musicale ?
J’ai abordé la scène au sein d’une troupe de danse hip hop.  Pour être honnête, je ne savais même qu’il existait des écoles de comédie musicale. Tout a commencé dans un club de vacances. J’ai rencontré un coach vocal qui m’a inscrit aux auditions de l’AICOM (l’Académie Internationale de Comédie Musicale). Cette audition a été une révélation sur le métier que je voulais faire. Jusque-là, je chantais dans les karaokés. La rencontre avec Pierre-Yves Duchesne et d’autres professeurs ont changé ma vision des choses. Dès la deuxième année, j’ai intégré la troupe d’Aladin, de Merlin, et d’Anne Frank.

Tout s’est enchaîné très vite ?
Oui, j’ai fini l’AICOM en  2009 et j’ai enchaîné en 2010 avec Un violon sur le toit et Sauna au Vingtième Théâtre.  Ce fut un véritable virage artistique. Nous avons réalisé un travail vocal et corporel très intense. C’est là que le chorégraphe d’Hairspray m’a vu sur scène, et qu’il m’a contacté pour passer les auditions.

Comment voyez-vous le rôle de Link ?
Je n’ai pas eu à chercher très loin : le personnage me ressemble énormément à la base. J’ai toujours eu le sentiment de devoir être constamment dans le « paraître ». Link ne prend pas parti, mais, au fond de lui, il a des valeurs et n’aime pas l’injustice. Je l’ai abordé très instinctivement et j’ai peaufiné le relationnel avec les autres personnages. Corny Collins est son mentor par exemple.

Que retirez-vous de cette expérience ?
J’aime particulièrement les spectacles qui sont à fond dans l’énergie. Ça me fait vibrer. Cela a été l’occasion de faire des rencontres humaines et artistiques formidables. Personnellement, j’ai gagné en confiance.

Est-ce que vous recommanderiez l’AICOM comme formation de comédie musicale ?
Oui, mais il faut être conscient que ce métier demande un véritable investissement. Les profs sont très compétents. Parmi mes camarades de classe, j’ai remarqué que les garçons arrivent mieux à en vivre car ils sont moins nombreux que les filles dans ce milieu.  Personnellement, je considère que je suis loin d’avoir fini ma formation. C’est une ouverture. Je continue mon apprentissage à chaque nouvelle expérience.

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