Recherchez

Kirikou et Karaba

Le mercredi 7 octobre 2009 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Jeune public

Lieu : Palais des Congrès - 2 Place de la Porte Maillot - 75017 Paris - M° Porte Maillot.
Dates : Du 28 au 30 octobre 2009.
Horaires : Tous les jours à 14h et à 17h30.
Tarifs : De 37 à 53 €.

kirikou-et-karabaOn aurait pu craindre que Kirikou, en sortant de l’écran pour prendre vie sur scène, perdrait sa poésie et sa singularité. On aurait pu croire qu’il serait impossible de recréer de façon théâtrale la substance africaine et cinématographique de l’oeuvre originelle. On aurait eu tort. Michel Ocelot et Wayne McGregor ont relevé tous les défis imposés par l’adaptation scénique de Kirikou et la sorcière avec brio, en contournant chaque obstacle ingénieusement.

De prime abord, les personnages du film gardent leur essence symbolique et sont parfaitement incarnés. Les fétiches et leurs chorégraphies musclées ponctuent le récit et annoncent chaque apparition de la sorcière de manière tout à fait pertinente. La troupe sert parfaitement le récit grâce à des chants et des ballets de groupe entraînants. On saluera notamment Fatoumata Diawara qui campe une Karaba charismatique et humaine. Quid du légendaire Kirikou ? Les créateurs ont su trouver la solution idéale pour figurer le héros. Ainsi, une marionnette, manipulée par trois danseurs, personnifie le personnage tout en lui laissant, de fait, son côté magique et surhumain. Au-delà de tous ces éléments, de subtils jeux d’ombres et de lumières sur des décors simples mais imagés permettent de restituer l’ambiance du film. De nombreux éléments du récit reposent, sur scène, sur la suggestion et la symbolique. Et ça fonctionne admirablement, surtout avec le jeune public ! Certes, quelques musiques composées exclusivement pour le spectacle ne cadrent pas parfaitement avec l’homogénéité de l’oeuvre mais les tableaux qui se succèdent sont si jolis qu’on oubliera ce détail. En revanche, on regrettera que divers objets lumineux ? et parfois sonores ? soient vendus dès le début du spectacle aux enfants et que, partout dans la salle, ces lumières gadgets viennent polluer la douce atmosphère du spectacle.

On aurait pu craindre que Kirikou et Karaba soit un malheureux challenger face au Roi Lion qui débute en même temps à Paris. On aurait eu tort. Parfaitement « familial », ce fabuleux conte initiatique constitue une première approche du ballet pour les plus jeunes, ravis de retrouver leur vaillant héros, ainsi qu’un moment fort agréable pour les adultes qui les accompagnent.

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : ,

Laisser un commentaire