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L’équipe des 7 Péchés Capitaux – 7 / 7 !

Le jeudi 1 avril 2004 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Frédéric Strouck ©DR

Frédéric Strouck ©DR

Le 1, 3 et 16 mai prochains, le Théâtre du Gymnase accueillera Les 7 Péchés Capitaux, une comédie musicale pas comme les autres, parodiant de célèbres chansons pour servir son histoire. Pour interpréter ces sept personnages représentant les sept péchés, la distribution est de choix puisqu’elle comprend notamment Franck Vincent (Tintin), Andy Cocq (Starmania, Emilie Jolie), Magali Bonfils (Chance) ou encore Christine Bonnard (Parce que je vous aime). A un mois des premières représentations, Frédéric Strouck (co-auteur et interprète), Grégory Blot-Rudoplh (co-auteur) et Frédérique Orquera (metteur en scène) nous parlent de leur spectacle.

Comment est né ce projet ?
Frédéric Strouck : Au départ, Grégory m’a proposé d’écrire un spectacle ensemble, sur la base de parodies de chansons. J’ai accepté à condition qu’il y ait une dramaturgie, que l’on suive le parcours de certains personnages, que ce ne soit pas juste une succession de tableaux et de parodies. Nous avons choisi le thème des 7 Péchés Capitaux . Nous avons alors décidé de baser toute la pièce sur le chiffre 7 : 7 personnages caricaturaux représentant chacun des 7 péchés, 7 actes…

Pouvez-vous nous parler de l’histoire ?
Frédéric Strouck : L’action se passe au Lafayette Gourmet, lors d’une soirée célibataires. A la suite d’une manif d’intermittents, nos sept personnages sont enfermés pour une durée indéterminée à l’intérieur du magasin. C’est dans cette situation de tension qu’ils vont communiquer entre eux. Durant le spectacle, ils vont expier leurs péchés, à travers des chansons célèbres dont nous avons réécrit les textes.

Comment avez-vous choisi les chansons en question ?
Grégory Blot-Rudolph : Nous avons choisi des chansons très connues, celles dont on a facilement l’air dans la tête. Nous avons également pris certaines chansons qui avaient une corrélation avec le chiffre 7 (dans leur rythme, dans leur nombre de vers dans le refrain) comme « Musique », « All the things she said » ou « Asereje ». Même si elle ne s’entend pas à la première écoute, la symbolique du chiffre 7 est présente tout au long de la pièce.

Frédéric Strouck : Il fallait aussi trouver un équilibre entre les chansons lentes et celles qui bougent, entre les chansons françaises et les internationales. Il fallait aussi que ce soit drôle et que notamment, l’humour repose sur le comique textuel, sur la différence qu’il y a avec le texte original par exemple. Mais il n’y a pas que ça, l’humour de la pièce repose également sur des choses très différentes.

Quel est le parti pris de la mise en scène ?
Frédérique Orquera : La première chose que je me suis dite à la lecture de cette pièce, c’est que c’est un univers qui parle à tous. Dans cette société où la télé-réalité est très présente, on juge les gens d’emblée, les personnages répondent à certaines attentes, le public fait son choix immédiatement. La mise en scène s’axe dessus. Il faut qu’on ait tout de suite envie de s’identifier à certains personnages, qu’on veuille savoir ce qui leur arrive. Et on va demander beaucoup à nos comédiens-chanteurs… Tout repose sur eux !

Pouvez-vous nous justement des personnages et du casting…
Frédéric Strouck : En tant que co-auteur et directeur artistique, je ne pouvais pas me distribuer dans un autre rôle que celui de Paul-Bernard qui représente l’orgueil ! C’est un petit con de la pub, ignoble, égocentrique et sans talent !
L’avarice est représentée par Ruth, une juive du Sentier vulgaire embourgeoisée et nymphomane, interprétée par Magali Bonfils.
Comme on n’était pas à une caricature près, la paresse est incarnée par Armistice, une black bimbo marseillaise qu’interprète Maud R., qui a joué récemment le rôle de Nala dans Le Roi Lion à Hambourg.
Spencer, qui représente la luxure, est l’archétype de la tapiole du Marais, un shampouineur méchant et médisant, obsédé par l’apparence. Bref, une tapette qu’on a envie de gifler et qui est interprétée par Andy Cocq.
Jean-Michel Vaubien est Mokhtar, la colère, une racaille de banlieue qui en veut au monde entier et ne réagit que par l’agressivité.

Grégory Blot-Rudolph : La gourmandise est représentée par une corpulente catho coincée et intello, interprétée par Christine Bonnard.
John, interprété par Franck Vincent, est un facteur alcoolique qui compense son complexe d’infériorité lié à son statut social par un complexe de supériorité en rapport avec la longueur de son sexe. Il représente l’envie.
Et il y a une huitième personnage, uniquement oral, interprété par Maïté !

Frédérique Orquera : On rejoint un peu le concept de télé-réalité dont je parlais. La voix off de Maïté dicte en quelque sorte les règles du jeu.

Vous n’avez pas peur de tomber dans la caricature ?
Frédéric Strouck : Nous avons pris le parti d’en faire trop ! Cependant, si les personnages sont caricaturaux au départ, ils évoluent au cours de la pièce grâce à la communication. Ils vont échanger leurs péchés, se rencontrer, se mélanger, devenir plus humains… et se réaliser dans la luxure !

Grégory Blot-Rudoplh : Et même si le spectacle est un divertissement à la base, il y a une lecture plus tragique qui met le doigt sur des problèmes de société : le manque de communication, la banlieue et même la situation des intermittents.

Comment vous situez-vous par rapport aux comédies musicales actuelles ?
Frédéric Strouck : A l’inverse ! Notre objectif est de raconter une histoire que personne ne connaît alors que les comédies musicales actuelles suggèrent une dramaturgie par rapport à une histoire que tout le monde connaît. Les 7 Péchés capitaux est une pièce de théâtre, mise en musique par des chansons de variétés. D’autre part, à l’inverse des comédies musicales actuelles qui privilégient les solos et duos, et peu les numéros d’ensemble, dans notre spectacle, il n’y a pratiquement que des morceaux d’ensemble.
Et puis, on a quatre musiciens live !

A quelques semaines des répétitions, comment-vous sentez-vous ?
Gérgory Blot-Rudolph : C’est la dernière ligne droite, le stress monte, mais c’est un bon stress !

Frédéric Strouck : C’est une aventure magique et excitante qui représente beaucoup de travail, d’investissement et aussi de danger.

Frédérique Orquera : Et c’est notre purgatoire !

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