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L’équipe des Nouveaux Romantiques – « Actuels et nostalgiques »

Le vendredi 1 avril 2005 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Talent à suivre

Christine Kandel, Mark Marian, Anandha Seethanen, Olivier Ruidavet dans Les nouveaux romantiques © Mathias Bord

Christine Kandel, Mark Marian, Anandha Seethanen, Olivier Ruidavet dans Les nouveaux romantiques © Mathias Bord

Actuellement à l’affiche de l’Essaïon, Les nouveaux romantiques nous replongent dans l’univers des années 80, celles de l’âge d’or du Top 50 où les stars s’appelaient Steph de Monac’, Partenaire Particulier ou Jakie Quartz… « J’ai toujours eu envie d’exploiter ce répertoire, confie Stéphane Ly-Cuong, concepteur et metteur en scène du spectacle. Si beaucoup de ces chansons peuvent avoir un côté kitsch, dépouillées de leurs arrangements eighties et réinterprétées – parfois détournées – elles peuvent révéler une autre facette ! »

L’idée de ce projet naît à l’automne dernier. « Nous avons commencé à nous voir ponctuellement, pour écouter des chansons, les tester, nous les approprier, explique Stéphane. Ensuite, tout est allé très vite. Nous avons présenté quelques extraits à Marie Fabry, la directrice de l’Essaïon, le 1er mars. Elle nous a appelés le lendemain pour nous proposer de jouer à partir du 30 mars. Même si les délais étaient courts, nous ne pouvions pas refuser cette opportunité. Nous avons travaillé dans l’urgence mais ce fut très stimulant ! Dès que nous avons envisagé ce projet, nous nous sommes dits que l’Essaïon serait une salle parfaite pour ce type de spectacle. Nous sommes donc ravis d’y jouer. Marie est une des rares personnes à donner une chance à des artistes peu ou pas connus de s’exprimer sur une scène. »

Pour ce spectacle, Stéphane retrouve quatre comédiens-chanteurs, déjà présents sur Paradisco, son court-métrage précédent, rejoints par Pascal Bolantin. Tous incarnent des archétypes précis. Christine Kandel sera la romantique irrécupérable. « Mon personnage est toujours un peu à côté de la plaque, avoue-t-elle. Au fil des répétitions, il est passé de ‘romantique’ à ‘romantique-gaffeuse-provinciale-endimanchée-musicienne-auteur-compositrice’. En bref, je suis servie ! ».
Mark Marian interprète un gay décomplexé : « J’incarne ‘une pétasse candide’ (dixit le metteur en scène), une espèce de coiffeuse de banlieue, qui n’a pas forcément inventé l’eau tiède, mais qui peut se révéler attachant. »
Olivier Ruidavet est, quant à lui, un coincé psycho-rigide. « Mais méfiez-vous de l’eau qui dort, précise-t-il. Dès que mon personnage commence à goûter aux joies de l’amour… Il ne peut plus s’en passer ! »
Ananda Seethanen interprète une jeune femme libérée : « Disons-le, mon personnage est une chaudasse qui aime séduire et dominer. Evidemment, elle est aux antipodes de ma personnalité mais je m’amuse beaucoup à l’interpréter ! » Quant à Pascal Bolantin, il est « le rabat-joie de service, le désabusé cynique qui ne croit pas du tout en l’amour et regarde d’un oeil distant ces célibataires qui se démènent comme des insectes ! »

Malgré l’humour et la dérision, le spectacle flirte ouvertement avec la mélancolie, comme si les moyens de communication actuels, entre internet et téléphone portable, censés simplifier les rapports entre les gens, les compliquaient. « J’assume complètement cet aspect là, confie Stéphane. J’essaye de maintenir un certain équilibre entre le rire et la tristesse… Après, c’est à chacun – selon son humeur du moment – de prendre ce qu’il envie de prendre ! »

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