Recherchez

La Belle et la Bête (Critique)

Le lundi 28 octobre 2013 à 10 h 35 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Mogador - 25 rue Mogador - 75009 Paris - M° Trinité.
Dates : Du 25 octobre 2013 au 27 juillet 2014.
Horaires : Du mardi au samedi à 20h. Le samedi et dimanche à 15h.
Tarifs : De 25 à 105 €.

de Linda Woolverton (livret)
Alan Menken (musiques)
Howard Ashman et Tim Rice (paroles)

Adaptation du livret : Ludovic-Alexandre Vidal
Adaptation des paroles : Claude Rigal-Ansous (chansons du film)
Nicolas Nebot (nouvelles chansons)

Mise en scène : Glenn Casale, Véronique Bandelier
Chorégraphe : Jeroen Luiten.

Avec Manon Taris (Belle)
Yoni Amar (La Bête)
Dan Menasche (Lumière)
David Eguren (Big Ben)
Alexandre Faitrouni (Lefou)
Alexis Loizon (Gaston)
Léovanie Raud (Mme Samovar)
Alix Briseis (Plumette)
Didier Clusel (Maurice)
Gabriella Zanchi (Mme Grande Bouche)

Ensemble et swings : Yves Adang, Alex Arce, Ludivine Bigéni, Cerise Calixte, Dalia Constantin, Jérémy Deglise, Angelo Difiglia, Joseph Dockree, Paula Ferreira, Marie Glorieux, Gregory Gonel, Kirill, Camille Mesnard, Julien Mior, Sofia Nait, Olivier Podesta, Virginie Ramis, Lucas Raziejewski, Alain Tournay, Céline Vogt, Stoyan Zmarzlik.

Après Le Roi Lion et ses 1,3 million de spectateurs, Stage Entertainment France a le plaisir de collaborer une nouvelle fois avec Disney Theatrical pour La Belle et la Bête qui investira le théâtre Mogador à partir de l’automne prochain. Ce mythe français universel, issu d’un conte publié en 1756, puis du long-métrage d’animation Disney sorti en salle en 1991, est mis en scène pour la première fois en 1994 à Broadway au Palace Theatre. Il reprend les chansons intemporelles d’Alan Menken (qui signe ici son troisième musical à Paris) et de Howard Ashman, ainsi que de nouveaux titres issus de la collaboration d’Alan Menken et Tim Rice.
La Belle et la Bête raconte l’histoire d’une jeune fille sensible et naïve nommée Belle. Pour sauver son père, prisonnier dans un château dont le maître des lieux est une Bête gigantesque et terrifiante, Belle va sacrifier sa liberté et consentir à rester auprès de la créature. Peu à peu la peur laisse place à l’amour… Une histoire éternelle qui vit encore dans le cœur du public du monde entier et qui ne manquera pas de faire rêver le public français.

Notre avis :

Le rideau s’est levé il y a quelques jours sur la dernière production de Stage Entertainment : La Belle et la Bête. Une fois de plus, nous avons droit à du grand spectacle : décors magnifiques, costumes somptueux, prestations de haut niveau… Difficile de chroniquer un tel show tant il est parfaitement orchestré – au sens propre comme au figuré. En outre, la distribution, même si elle est exempte de surprises et réunit une majorité d’artistes estampillés Stage qu’on a déjà vus (et parfois revus) dans les productions précédentes, est tout à fait pertinente. Ce sont surtout les seconds rôles qui sont bien servis en termes de dialogues ou de morceaux musicaux, notamment le trio Dan Menasche, David Eguren, Léovanie Raud – respectivement Lumière, Big Ben et Madame Samovar. Ils parviennent même à faire de l’ombre à la Belle et la Bête, bien que Yoni Amar et Manon Taris ne déméritent absolument pas dans leur interprétation. Toute l’équipe sert donc un show fort bien huilé mais convenu. En effet, on est chez Disney et on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du film : protagonistes, histoire, chansons, enchaînements. Néanmoins, contrairement au Roi Lion qui avait su, en passant sur scène, se réinventer et proposer une relecture dramatique subtile et originale, la magie opère moins dans La Belle et la Bête. On est dans le classique et l’adaptation basique du conte soumis à l’imagerie Disney, à destination des seuls enfants. Une scène pourtant pourra (r)éveiller l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Il s’agit du ballet époustouflant « C’est la fête ! », véritable point d’orgue de ce spectacle. Magique, celui-ci peut justifier à lui seul le déplacement !

 

Articles liés :

Broadway : Chicago tient un nouveau record !
Sierra Boggess et Ramin Karimloo confirmés pour Love Never Dies
Après Spring Awakening, la comédie musicale Punk Rock investit le Lyric Hammersmith Theatre de Londr...
La Baba Yaga
Canada - The Apprenticeship of Duddy Kravitz : The Musical !
Gagnez des places pour l'avant-première de Cats

Partager cet article

  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • RSS
  • Twitter
Tags : , , , , ,

2 commentaires
Laisser un commentaire »

  1. Je suis allé voir aujourd’hui la Belle et la Bête. Bien sûr j’ai aimé…Comme tout le monde, les décors, les costumes, les dialogues français plein d’humour, les prouesses de l’orchestre…m’ont enchanté, mais…musicalement je trouve qu’on est vraiment très loin des mélodies envoutantes de Lord Andrew lloyd Weber, des français Boublil et Schönberg dont j’ai vu toutes les oeuvres plusieurs fois à Londres et New York et hélas de très rares fois à Paris…
    Dans la Belle et la Bête, je défie quiconque de retenir, de façon durable, un morceau, un « highlight » comme on en trouve chez les auteurs compositeurs que je viens de citer. Aucune chanson ne peut , malheureusement être chantée en dehors du contexte de la pièce.
    Don’t cry for me Argentina, The phantom of the opera,Memory, Sunset boulevard, I dreamed a dream, mais aussi let the sun shine in sont de véritables hymnes indémodables et tellement représentatifs de la comédie musicale et de l’Opéra moderne.
    En résumé, je trouve que Stage entertainement devrait se « risquer « à produire ces chefs d’oeuvre. L’initiative de Stage est géniale d’avoir investi Mogador et de nous faire partager, à nous Français , pas franchement connaisseurs dans ce domaine, toutes les très réussies productions anglo saxones de ces dernières années depuis leur rachat de Mogador, mais je reste frustré d’être obligé d’aller à Londres pour voir Billy Elliot par exemple…
    S’il vous plait « Stage entertainement », osez aller plus loin avec des oeuvres majeures comme celles que j’ai citées.
    Si seulement , cela pouvait permettre aux Français d’aimer autre chose que nos « spectacles musicaux » qui ne sont qu’une succession de chansons souvent mièvres et la plupart du temps mal chantées parce que ne nécessitant aucune prouesse vocale…

  2. (Et Kirill il a pas le droit d’avoir son nom de famille ici ? Zolygin, c’est pourtant moins dur à écrire que Radziejewski – auquel vous avez d’ailleurs oublié le d :P)

    Sinon, merci pour cet article, c’est vrai qu’il est difficile de critiquer un tel spectacle, à la fois magique, bien joué, merveilleusement bien chanté, avec des comédiens qui ont l’air d’avoir être créés sur mesure pour les rôles distribués… La présentation a d’ailleurs énormément évolué, un spectacle qui était, en effet, particulièrement pour les enfants quand j’ai vu l’avant-première est devenu beaucoup plus subtile à force de répétitions.

Laisser un commentaire