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La Bonne Ame du Se-Tchouan (Critique)

Le samedi 22 février 2014 à 13 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre de la Croix-Rousse - Place Joannès-Ambre - 69004 Lyon
Dates : Du mercredi 19 février au dimanche 2 mars 2014
Horaires : Du mercredi 19 au vendredi 21 février et du mardi 25 au vendredi 28 février 2014 à 20h. Samedi 22 février et samedi 1er mars 2014 à 19h30. Dimanche 2 mars 2014 à 15h.
Tarifs : De 5 à 30 €
La Bonne Ame du Se-Tchouan

© Polo Garat-Odessa

Texte : Bertolt Brecht
Traduction : Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini
Mise en scène : Jean Bellorini
Scénographie et lumières : Jean Bellorini
Costumes : Macha Makeïeff, assistée de Claudine Crauland
Création musicale : Jean Bellorini, Hugo Sablic, Michalis Boliakis
Avec Danielle Ajoret, Michalis Boliakis, Jules Carrère, François Deblock, Karyll Elgrichi, Claude Evrard, Jules Garreau, Camille de la Guillonnière, Jacques Hadjaje, Med Hondo, Théo Lafont Trévisan, Blanche Leleu, Clara Mayer, Teddy Melis, Marie Perrin, Marc Plas, Geoffroy Rondeau, Hugo Sablic, Damien Zanoly

Notre avis :

Après avoir fait voyager les spectateurs Lyonnais avec Pantagruel dans Les Paroles Gelées, Jean Bellorini les transporte en Chine avec La Bonne Ame du Se-Tchouan. Un dieu en quête d’une bonne âme sur Terre est hébergé par Shen Tsé, une jeune prostituée. Il lui offre une récompense qui permettra à la jeune femme de s’acheter un débit de tabac. Dès lors, Shen Tsé devra faire face aux sollicitations incessantes de son entourage au point de se mettre régulièrement en difficulté…

Avec un spectacle de 3h15 avec entracte, un décor unique et un thème peu joyeux, ce voyage en Chine aurait pu s’avérer pesant mais il n’en est rien. Jean Bellorini utilise à bon escient un plateau sur deux niveaux et de beaux jeux de lumière. Il n’hésite pas à inviter les éléments naturels à se déchaîner sur scène pour des tableaux d’une grande poésie. Des touches d’humour viennent par ailleurs agrémenter l’histoire de Shen Tsé. La troupe nombreuse excelle dans ce registre notamment grâce à de bons seconds rôles. Le jeu de certains comédiens est quelque peu en retrait par rapport à celui de leurs partenaires mais la galerie de personnages présentée est suffisamment riche et belle pour compenser ce point.

Plusieurs chansons sont intégrées dans La Bonne Ame du Se-Tchouan. On saluera particulièrement les orchestrations retenues faisant la part belle au piano et à une forme de « harpe électrique » au son rock. On pourra éventuellement regretter que l’Asie ne soit guère apparente dans ce spectacle mais cette fable sur les différentes facettes de l’âme humaine – les plus belles comme les moins reluisantes – a bel et bien une portée universelle. On ne peut que souhaiter que Jean Bellorini revienne présenter d’autres créations à Lyon les saisons prochaines.

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