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La boutique au coin de la rue

Le mardi 4 septembre 2001 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre Montparnasse - 31, rue de la Gaité, 75014 Paris (M° Gaité, Edgar Quinet ou Montparnasse)
Dates : du 4 septembre 2001 au 30 mai 2002
Horaires : du mardi au samedi à 21 h, matinées samedi à 17 h 30 et dimanche à 15 h 30.
Tarifs : 40 Euros (262,38 F), 25 Euros (163,99 F), 14 Euros (91,86 F)
Informations supplémentaires : 01 43 22 77 74

de Miklos Laszlo
Mise en scène de Jean-Jacques Zilbermann

Avec Samuel Labarthe, Florence Pernel, Jean-François Derec, Wotjek Pszoniak, Bernard Charnacé, Laurent d’Aumale, Anthony Decadi, Sylvie Huguel, Annie Savarin, Bogdan Stanoevitch

Parfumerie, la pièce du hongrois Miklos Laszlo, fait partie de ces classiques qui ont connu de nombreuses incarnations. Ce fut d’abord un film de Lubitsch, The shop around the corner, en 1940, puis neuf ans plus tard, un autre film intitulé In the good old summertime, avec Judy Garland. Cette pièce fut aussi musicalisée en 1963 par le tandem Bock et Harnick qui la rebaptisa She Loves Me. Enfin, plus récemment, c’est un film intitulé You’ve Got Mail (1998), avec Meg Ryan, qui utilise la même trame. Aujourd’hui, c’est une adaptation du film de Lubitsch qui voit le jour au Théâtre Montparnasse.

Dans le Budapest de l’entre deux guerres, une petite librairie est le théâtre de quiproquos amoureux entre Kralik (Samuel Labarthe) et Klara (Florence Pernel). Dans la journée, ces collègues se détestent, mais le soir, sans le savoir, ils entretiennent une correspondance amoureuse anonyme. Jusqu’au jour où…
L’intrique est classique et peine un peu à se mettre en place, mais dès que la machine est enclenchée, les comédiens semblent s’en donner à coeur joie. Le jeune couple central se complète parfaitement tandis que les personnages secondaires auraient peut-être gagné à être étoffés. Le spectacle n’en est pas moins charmant et délicat et les ingénieux décors de Stéfanie Jarre évoquent parfaitement cette atmosphère surannée.

A voir cette romance joliment ficelée, on ne peut s’empêcher d’espérer que She Loves Me trouve aussi son chemin sur une scène parisienne. Ce petit bijou de comédie musicale avait été « redécouvert » en 93 et 94 à Broadway puis à Londres dans une mise en scène de Scott Ellis. La ritournelle slave qui traverse cette Boutique au coin de la rue vous donnera peut-être envie d’écouter la magnifique partition de She Loves Me… ou de tomber amoureux.

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