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La Dame de chez Maxim (Critique)

Le mercredi 8 novembre 2017 à 13 h 19 min | Par | Rubrique : A l'affiche, Actuellement, Critique, Théâtre musical

Lieu : Théâtre Rive Gauche - 6 rue de la Gaîté - 75014 Paris - M° Edgar Quinet ou Gaîté
Dates : du 19 octobre au 31 décembre 2017
Horaires : les jeudis, vendredis et samedis à 19h - 16, 23 et 30 décembre à 16h - 31 décembre à 19h
Tarifs : de 19€ à 50€
Informations supplémentaires : www.theatre-rive-gauche.com - 01 43 35 32 31

de Georges Feydeau
Adaptation de Johanna Boye et Pamela Ravassard
Mise en scène: Johanna Boye

avec : Vanessa Cailhol, Florian Choquart ou Laurent Paolini, Arnaud Dupont, Lauri Lupi, Garlan Le Martelot, Pamela Ravassard, Vincent Viotti et Mehdi Bourayou

Résumé: Que fait la Môme Crevette, danseuse au Moulin-Rouge, dans le lit du respectable Docteur Petypon, au lendemain d’une soirée bien arrosée chez Maxim ? Les propos surprenants et les manières singulières de la Môme n’empêchent pas ceux et celles qui la croisent de la prendre pour Madame Petypon. Gabrielle, la véritable épouse, finira-t-elle par découvrir les infidélités de son mari ?
Quand le demi-monde se frotte au grand monde, la rencontre ne peut être qu’explosive…

Notre avis: Après une ouverture un peu déroutante, la troupe de La Dame de chez Maxim nous offre un spectacle très bien mené, original, dynamique et divertissant. Dès son arrivée, le spectateur est accueilli par les comédiens dans une ambiance de cabaret moderne un peu trash. Les hommes sont en talons aiguilles et corsets, les femmes en bas résille… une chanson débute le spectacle, on est chez Maxim ! Si cette mise en abîme laisse présager un traitement décalé – pas forcément de très bon goût – de la pièce on est très vite rassuré, car aussitôt cette introduction passée, nous nous retrouvons chez le docteur Petypon, embarqués dans une folle succession de quiproquos et de situations invraisemblables, dans la plus pure tradition du vaudeville. La mise en scène de Johanna Boye joue très habilement d’une troupe réduite de sept comédiens et un musicien pour donner vie à douze personnages. Elle s’appuie sur des décors simples et modulables pour créer les différents lieux dans un enchaînement de scènes très fluide.
Les comédiens sont excellents, ils soutiennent tout au long de la pièce un rythme qui ne faiblit jamais. Vanessa Cailhol qui interprète la môme Crevette est aussi à l’aise en comédie qu’en chant et en danse et donne à son personnage une allure de meneuse de revue parisienne très naturelle rappelant Zizi Jeanmaire. Avec Florian Choquart (Petypon) et Arnaud Dupont (Mongicourt), ils portent l’intrigue et semblent insuffler à toute la troupe une énergie incroyable. On saluera les performances d’Arnaud Dupont et Garlan Le Martelot qui dans des rôles travestis ont su trouver une simplicité de jeu remarquable évitant toute caricature.
Dans une mise en scène moderne et efficace, et portée par une troupe talentueuse, cette Dame de chez Maxim offre au public une vraie pièce de boulevard dans ce que ce genre peut avoir de plus séduisant.

 

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