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La fille de Madame Angot – La première grande opérette historique

Le vendredi 1 février 2002 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

La fille de Madame Angot©DR

La fille de Madame Angot ©DR

Opéra-comique en trois actes de Charles Lecocq (musique), librettistes : Clairville, Siraudin et Koning

Création en décembre 1872 – création parisienne le 21 février 1873

Airs principaux
Bras dessus, bras dessous – Certainement, j’aimais Clairette – Non, personne ne voudrait croire – Quand on conspire – Tournez, tournez…

Synopsis
A Paris dans le quartier des Halles, la fleuriste Clairette aime Ange Pitou, chansonnier et refuse d’épouser son promis le perruquier Pomponnet. Rusée, elle chante des airs révolutionnaires afin de se faire emprisonner et ainsi repousser son mariage. Elle ridiculise particulièrement dans une chanson Mlle Lange qui se révèle être une ancienne amie de pension. Jalouse de l’amour que Clairette a pour Pitou, Mlle Lange décide de comploter pour rompre cette union. Clairette n’est pas en reste et veut punir l’inconstance de Pitou par une manigance qui implique Mlle Lange. Les deux femmes finissent par « s’engueuler » copieusement. Clairette cède devant la beauté de sa rivale qui lui ravit Pitou. Elle consent à épouser Pomponnet.

Le thème
Considéré comme un chef d’oeuvre de l’opérette, le livret fait référence à une célèbre poissarde : Madame Angot, personnage de parvenue qui a inspiré plus d’un auteur. L’intrigue se situe dans le Paris du Directoire et met en présence des personnages fictifs et historiques.

L’histoire derrière l’histoire
Atteint par une maladie congénitale, Charles Lecocq portera des béquilles toute sa vie. Malgré son talent, il reste dans l’ombre de Bizet et d’autres grands compositeurs, même si ses oeuvres rencontrent le succès. Un de ses grands talents est d’avoir toujours écrit une musique subtile, riche et exigeante.

L’un des airs que chante Clairette pour se faire emprisonner est devenu l’emblème de l’oeuvre : « Barras est roi / Lange est sa reine / C’était pas la peine / C’était pas la peine / Non pas la peine assurément / De changer de gouvernement ». Notons que cet air s’inspire des chansons populaires de l’époque mais, comme à son habitude, Lecocq ne laisse rien au hasard et polit avec art sa partition faisant preuve d’une grande habileté musicale.

Le spectacle sera représenté sur la scène des Folies Dramatiques plus de 500 fois alors que le directeur de l’époque avait prédit un fiasco La fille de Madame Angot lance la mode du tableau historique.

Comme la plupart des autres oeuvres de l’époque, cette Fille s’exporte sans problème, c’est un succès en Angleterre et en Amérique. Après cette création, Lecocq est considéré comme le successeur d’Offenbach.

Version de référence
EMI – 1973 – Mady Mesplé, Bernard Sinclair, Charles Burles, Christiane Stutzman. Orchestre du théâtre national de l’Opéra Comique dirigé par Jean Doussard

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Un commentaire
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  1. Après avoir écouté les dernières nouvelles à la radio, au lieu d’en pleurer j’ai préféré chanter : C’était pas la peine, c’était pas la peine » que ma mère alors chantait – c’est toujours pas la peine…..

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