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La flûte enchantée – Le triomphe de l’amour

Le lundi 1 octobre 2001 à 0 h 00 min | Par | Rubrique : Grandes oeuvres

La Flûte Enchantée ©DR

La Flûte Enchantée ©DR

Titre original : Die Zauberflöte
Un opéra de W.A. Mozart – Livret d’Emanuel Schikaneder

Création le 30 septembre 1791 au Theater auf der Wieden de Vienne, sous la direction de Mozart.

Principaux airs
Zu Hilfe ! Zu Hilfe ! – Der Vogelfänger Bin Ich Ja – O Zittre Nicht, mein Liebe Sohn – Schnelle Fusse, Rasche Mut – Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen – O Isis und Osiris – Papagena ! Papagena ! Papagena ! – Die Strahlen Der Sonne –
Synopsis
La Reine de la Nuit confie une mission au jeune prince Tamino et à Papageno, l’homme-oiseau : il sont chargés de délivrer la princesse Pamina qui a été enlevée par le diabolique Sarastro, grand-prêtre d’Isis et d’Osiris. En échange, la Reine offrira au prince la main de la jeune fille. Pour être aidés dans leur quête, Tamino et Papageno se voient remettre des objets magiques qui les protégeront : une flûte enchantée pour le premier, des clochettes magiques pour le second.
Dans le deuxième acte, les deux héros s’aperçoivent que Sarastro n’a enlevé Pamina que pour la soustraire à l’emprise néfaste de sa mère. Le prêtre souhaite que Tamino entre dans le « cercle des initiés ». Au terme de multiples épreuves où il doit faire montre de sagesse, de courage ou de force, le prince triomphe et trouve l’amour. Papageno, quant à lui, échoue dès la première épreuve mais découvre sa Papagena.

Le thème
La flûte enchantée possède les divers éléments du conte de fées traditionnel : le jeune héros, après une suite d’obstacles, retrouve – et délivre – sa bien-aimée. C’est aussi et surtout le récit d’un voyage initiatique au terme duquel, après de nombreuses épreuves, les héros triomphent du mal. En outre, la quête des héros est aussi celle de l’amour puisque Tamino et Papageno trouveront, à la fin de leur aventure, leur idéal féminin. Amour et recherche de la sagesse sont donc deux des points essentiels présents dans La flûte enchantée. Pour traiter ces thèmes, l’oeuvre opère un incessant va et vient entre gravité et comique (interventions de Papageno). On doit également rappeler que La flûte enchantée peut être analysée à la lumière des symboles maçonniques, omniprésents.

L’histoire derrière l’histoire
La flûte enchantée est le dernier opéra joué du vivant de Mozart. Lorsque il compose cette oeuvre, cela fait plusieurs années qu’il a cessé d’être « à la mode » et réussit alors laborieusement à vivre de sa musique. Pourtant, il crée là l’une de ses oeuvres majeures. Pour rédiger le livret singspiel (opéra allemand où passages parlés et passages chantés sont alternés), Mozart s’adresse à Emanuel Schikaneder, comédien, metteur en scène et directeur du Theater auf der Wieden de Vienne. Grâce à cette association naît une histoire qui se situe à mi-chemin entre le conte de fées et la fable symbolique. La flûte enchantée représente d’ailleurs l’opéra maçonnique par excellence, que seuls les initiés parviendraient à décrypter. En effet, Mozart aurait été initié en 1784. C’est pourquoi les épreuves que doit relever Tamino rappellent sans conteste l’initiation du futur franc-maçon, de même que les oppositions Lumière / Nuit – Bien / Mal…

Mozart meurt le 5 décembre 1791, sans avoir pu jouir du succès de son opéra. En quelques mois, La flûte enchantée est représentée près de 100 fois. Dix ans plus tard, plus de 100 villes l’ont déjà accueillie. Aujourd’hui, l’air de la Reine de la Nuit et ses vocalises impressionnantes, « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen », est l’un des plus célèbres de tout le répertoire lyrique.

L’opéra lui-même est l’un des plus représentés au monde. Il a même connu une adaptation cinématographique très remarquée. En effet, en 1974, le réalisateur suédois Ingmar Bergman réalise un film (Trollflöjten). La direction musicale est confiée à Eric Ericson. La distribution est la suivante : Josef KOSTLINGER (Tamino), Irma URRILA (Pamina), Häkan HAGEGARD (Papageno), Elisabeth ERIKSSON (Papagena), Ulrik COLD (Sarastro), Birgit NORDIN (la Reine de la Nuit). Présentée au Festival de Cannes en 1975, hors-compétition, cette Flûte enchantée est, selon les puristes, la plus remarquable des représentations filmées de l’oeuvre.

Versions de référence

Il existe une multitude d’enregistrements de La flûte enchantée parmi lesquels :
Die Zauberflöte, dirigée par Herbert Von Karajan – Avec Francisco Araiza, Agnes Baltsa, …
Die Zauberflöte, dirigée par Sir Neville Marriner – Avec Cheryl Studer, Kiri Te Kanawa, José Van Dam…

Côté films, hormis le classique de Bergman cité précédemment, plusieurs versions ont été tournées, avec plus ou moins de bonheur:

La flûte enchantée, de Thomas Oloffson – Direction de Arnold Östman –

En DVD, on peut trouver :
Die Zauberflöte, réalisée par Brian Large, dirigée par James Levine (Universal Music)

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Un commentaire
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  1. Bonjour,
    Je me permets de faire quelques commentaires, ayant moi-même fait un certain travail sur cet opéra de Mozart.
    1) Au niveau du synopsis, il serait plus juste de dire que Sarastro est, au début, présenté à Tamino par la Reine de la Nuit et ses 3 Dames, comme étant diabolique. On s’apercevra en effet, par nous-même qu’il n’en est rien et que c’est la Reine de la Nuit qui est néfaste. Mais tout ce tient, il n’y a pas revirement de la situation.
    2) Toujours au niveau du synopsis, il me semble important aussi de souligner que si Tamino est initié à la fin, Pamina accède, elle-aussi, à l’initiation. Cela est suffisamment novateur pour l’époque pour être souligné.
    3) Enfin, à propos de l’histoire derrière l’histoire.
    a) Il est totalement absurde d’affirmer que lorsqu’il compose La Flûte Enchantée, Mozart a cessé d’être à la mode et qu’il vit laborieusement de sa musique. En effet, en plus de son salaire à la cour qui était proche du compositeur officiel de la cour (Salieri), Mozart a perçu, en 1791, plus de 6 000 florins. Mais Mozart avait des dettes (sans doute de jeu).
    b) On peut aussi ajouter que le librettiste officiel Schikaneder a lui même été maçon (ne dépassant pas le grade de compagnon) et qu’il s’en est fait exclure et que Mozart le retrouvait après l’avoir rencontré, il a longtemps à Salzbourg.
    Pour conclure, mon site pourra vous faire découvrir que cet opéra n’est pas une fable maçonnique ou qu’il ne présente pas seulement de nombreux symbole maçonnique mais qu’il est une initiation maçonnique.

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