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Critique : La leçon

Le samedi 6 mars 2010 à 9 h 22 min | Par | Rubrique : Critique, Spectacles divers

Lieu : Théâtre Mouffetard - 73 rue Mouffetard - PARIS 5eme
Dates : Du 3 février au 20 mars 2010
Horaires : Du mardi au samedi à 18h30
Tarifs : 22 € plein tarif / 15€ tarif réduit
Informations supplémentaires : Résa. : 01 43 31 11 99

la leçonUn texte d’ Eugène Ionesco

Mise en scène : Samuel Sené
Avec : Christian Bujeau (le professeur), Claire Baradat (l’élève), Cathy Sabroux (la bonne)
Décor et costumes Isabelle Huchet
Lumières : Franck Seigneuric
Assistant : David Eguren

Samuel Sené, que l’on connaît principalement comme directeur musical (Fame, notamment), met aujourd’hui en scène une pièce de Ionesco avec une distribution tout à fait musical-friendly : Christian Bujeau (fondateur de l’Ecole des 3 Arts), Claire Baradat (Anne, le musical et Cathy Sabroux (réseau DIVA). En dehors de ça, cette Leçon de Ionesco n’a rien à voir avec le théâtre musical, même si l’ambiance sombre à la limite de l’esthétique grand guignol n’est pas sans rappeler parfois l’univers de Sweeney Todd, par exemple. Dans cette pièce, un professeur donne des cours particuliers à une jeune fille. petit à petit, leurs rapports se densifient, se complexifient, faisant intervenir le sadisme et l’humiliation.

La direction d’acteurs, très précise, ne se contente pas de se reposer les effets comiques du style absurde de Ionesco (effets qui par ailleurs ne concernent qu’une partie du spectacle) mais dissèque l’ambiguïté de cette relation maître-élève. Christian Bujeau est particulièrement inquiétant en professeur autoritaire.
Une pièce du répertoire à redécouvrir.

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Un commentaire
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  1. Avec tous mes respects pour la qualité des critiques de Stéphane Ly-Cuong, avec son éternel regard impartial, juste, technique, objectif…

    Je trouve néanmois que l’équipe de la Leçon mérite des critiques beaucoup plus détaillées et élogieuses, car nous sommes devant un exemple parfait d’une oeuvre réalisée avec peu de moyens et énormement de talent. Malgré le manque de décors et de lumières (et encore moins de la musique), on vit un moment de suspense et de choque inoubliable. La richesse des mouvemets et des expressions des comédiens est époustouflante (je ne sais pas si tout ça vient de l’imagination de Samuel, ou d’un travail coordonné de l’équipe entière). Christian est tellement englouti dans son rôle, qu’il est bizarre de l’entendre parler « normalement » à la sortie des coulisses. De même pour Claire.

    Le théâtre de l’absurde elevé à sa plus grande valeur par une équipe qui a tout compris de ce genre. Une maîtrise impeccable du style, du fil-conducteur, de la gestion du choque.

    Je suis au bout de mon vocabulaire pour expimer mon admiration, j’espère que des journalistes professionnels reprendront le flambeau.

    Bravo à toute l’équipe,

    Vic.

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